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Aperçu de la série St. Louis-Chicago

Les champions en titre de la Coupe Stanley amorcent les séries sur la route à St. Louis

par Louie Korac et Brian Hedger / Journalistes NHL.com

Les Blues de St. Louis croient posséder le talent et la cohésion pour être une menace sérieuse au cours des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Une menace pourrait cependant avoir son mot à dire dès le début de la danse du printemps.

Les Blues (49-24-9, 107 points), qui ont lutté jusqu'au tout dernier jour du calendrier régulier avec les Stars de Dallas pour le premier rang de la section Centrale et pour le titre de l'Association de l'Ouest, devront faire face aux Blackhawks de Chicago (47-26-9, 103 points), champions en titre de la Coupe Stanley, avant même d'espérer se rendre loin en séries.
Les Blues ont vécu la même situation en 2014 et ils pensaient bien faire dans la série après avoir remporté les deux premiers matchs, tous deux en prolongation. Les Blackhawks ont cependant remporté les quatre parties suivantes, dont deux en prolongation, pour poursuivre leur route en séries avant de s'incliner lors du septième match de la finale de l'Association de l'Ouest face aux Kings de Los Angeles.
La série s'est avérée une bataille féroce, qui a parfois mal tourné. Cet affrontement a marqué le début d'une des meilleures rivalités au cours des trois dernières saisons.
Les principaux acteurs de cette rivalité sont toujours présents. Les attaquants Jonathan Toews et Patrick Kane ainsi que les défenseurs Duncan Keith et Brent Seabrook des Blackhawks ont été les quatre premiers marqueurs de la série 2014 totalisant 20 points. Ils sont tous de retour cette année, mais Keith sera absent du match numéro un en raison d'une suspension. Du côté des Blues, le défenseur Kevin Shattenkirk a été le meilleur compteur de cette série face aux Blackhawks avec cinq points tandis que l'attaquant Vladimir Tarasenko avait inscrit quatre buts.
La présente saison n'a pas été différente pour ces deux Goliath de l'Association de l'Ouest. Ils se sont affrontés cinq fois et trois de ces matchs se sont terminés au-delà du temps réglementaire et un autre match n'avait qu'un écart d'un but avant un filet dans une cage déserte. Les Blues ont gagné la série de cinq matchs 3-2. 
Tout peut survenir quand ils s'affronteront lors de la premiềre ronde. Une chose est certaine, cette série sera certainement intéressante.


ATTAQUANTS
Blues: Quand tout le monde est en santé, les Blues possèdent autant de profondeur en attaque que n'importe quelle équipe qui prend part aux séries éliminatoires depuis que l'entraîneur-chef Ken Hitchcock utilise ses neuf premiers attaquants dans la majorité des situations.
Le succès des attaquants survient quand ils peuvent lancer la rondelle derrière les défenseurs et utiliser un échec avant efficace.
L'état de santé de certains joueurs est cependant une préoccupation. Le capitaine David Backes, blessé au bas du corps, a raté les trois derniers matchs du calendrier régulier et ne sera pas complètement rétabli au début de la série. Backes est un gros attaquant qui peut jouer à l'aile ou au centre, prendre des mises en jeu, se placer dans l'enclave lors des attaques à cinq et même évoluer en désavantage numérique.
Hitchcock se fie beaucoup sur l'ailier gauche Alexander Steen, parmi les meneurs chez les attaquants dans la LNH pour le nombre de présences au cours d'un match et pour le nombre de minutes jouées.
La ligne du centre Paul Stastny, de l'ailier gauche Robby Fabbri et de l'ailier droit Troy Brouwer est la plus efficace depuis quelques semaines.
La "STL Line", avec le centre Jori Lehtera, l'ailier gauche Jaden Schwartz et l'ailier droit Vladimir Tarasenk, domine, mais quand les Blues peuvent compter sur l'unité de Backes, du centre Patrik Berglund et de Steen, ils deviennent totalement imprévisibles.
« C'est ce qui nous aide, nous n'avons pas vraiment de ligne qui domine, mais plusieurs contribuent, a indiqué Hitchcock. Nous avons du bon travail de trois unités offensives, ce qui est vraiment un bon signe. Nous ne nous sommes pas fiés sur une seule ligne pour faire tout le travail. Tout le monde fait sa part et si ça se poursuit, tout ira bien. »


Blackhawks: Toute discussion ayant trait aux attaquants des Blackhawks doit commencer par le deuxième trio, qui est composé de l'ailier gauche recrue Artemi Panarin, du joueur de centre Artem Anisimov et de l'ailier droit Patrick Kane. 

Cette unité met de l'avant une des combinaisons les plus dangereuses dans la LNH. Kane a été couronné meilleur pointeur dans la Ligue et il a dépassé le cap des 100 points pour la première fois de sa carrière dans la Ligue. Panarin a été le meneur chez les recrues pour les buts, les mentions d'aide et les points. Anisimov a atteint le plateau des 20 buts pour la deuxième fois seulement depuis des débuts dans la LNH.
Le problème, c'est qu'une discussion tournant autour des attaquants de Chicago peut aussi se terminer là-dessus. Les Blackhawks n'ont pas complètement comblé le vide créé par le départ des joueurs qui ont quitté après la conquête de la Coupe Stanley du printemps dernier. L'ajout de l'ailier gauche Andrew Ladd, du vétéran attaquant Tomas Fleischmann et de l'attaquant Dale Weise au moyen de transactions complétées avant la date limite des échanges de la LNH a aidé, mais reste à voir si ce sera suffisant.
Les statistiques de Chicago en matière de possession de la rondelle ont décliné cette saison, tout comme la production de buts venant des trios autres que celui de Kane.
Ladd a fourni une étincelle au premier trio qui est complété par Jonathan Toews et Marian Hossa, mais ces deux-là et cette unité ont connu de longues disettes. Toews et Hossa ont tous deux connu la pire saison de leur carrière dans la LNH et jusqu'à l'arrivée de Ladd, on n'avait pas trouvé de solution de rechange fiable à la suite du départ de l'ailier gauche Brandon Saad, qui a quitté à la suite d'une transaction réalisée durant la saison morte.
Les trios défensifs ont eu de la difficulté à contribuer à l'attaque. Le retour au jeu du joueur de centre Marcus Kruger à la suite d'une blessure qui l'a longuement gardé à l'écart du jeu a aidé, mais il n'est qu'une pièce du casse-tête. La saison dernière, par exemple, le troisième trio avait regroupé des joueurs tels que Patrick Sharp, Antoine Vermette et Teuvo Teravainen durant la majorité des séries. Seul Teravainen est encore avec l'équipe, et il a affiché des statistiques à l'offensive qui étaient en deçà des attentes. 


DÉFENSEURS
Blues: Une défensive solide a toujours été la marque de commerce des Blues depuis l'arrivée de Hitchcock en 2011. 
Les Blues ont toujours été reconnus pour ne pas accorder beaucoup de buts par match. Ils sont organisés, ne commettent pas beaucoup de revirements et tentent de conserver la rondelle le plus longtemps possible.
Les Blues ont fait confiance aux recrues Colton Parayko et Joel Edmundson, deux joueurs qui n'étaient pas assurés de se retrouver parmi les six premiers défenseurs de l'équipe en début de saison. 
« On compte sur Parayko pour faire le travail des deux côtés de la patinoire. Il est difficile de jouer contre lui, a révélé Hitchcock. Ces deux joueurs nous donnent un avantage certain pour gagner des matchs.»
« Ce ne sont pas vraiment des recrues. C'est probablement le plus beau compliment qu'on peut leur faire. Ils disputent un bon nombre de minutes par match. Nous avons confiance en eux. Ils sont en position pour jouer beaucoup, ce que plusieurs jeunes joueurs ne désirent pas toujours. Nous comptons énormément sur eux, car ce ne sont pas des joueurs de quatrième trio ou pas vraiment des défenseurs cinq et six. Ils jouent contre plusieurs bons joueurs. Nous comptons sur eux et c'est tout à leur honneur d'avoir montré autant de maturité.»
Alex Pietrangelo et Jay Bouwmeester ont mené les Blues pour le nombre de minutes jouées et forment la première paire de défenseurs. Kevin Shattenkirk s'occupe de l'attaque et passe pas mal de temps sur la glace en compagnie de Carl Gunnarsson, qui est plus axé sur la défensive. 


Blackhawks : La bonne nouvelle, c'est que trois des quatre vétérans à qui on s'est énormément fié durant les séries 2015 sont encore là. La mauvaise nouvelle, c'est que Johnny Oduya ne l'est plus.

Oduya, qui a conclu une entente avec les Stars de Dallas, a formé un duo défensif important avec Niklas Hjalmarsson durant la majorité de son séjour à Chicago (2012-15). On ne l'a pas remplacé de façon satisfaisante en tant que défenseur évoluant à la pointe gauche au sein du deuxième duo d'arrières.

Les Blackhawks ont utilisé plusieurs joueurs à ce poste aux côtés de Brent Seabrook, mais aucun d'entre eux n'a su saisir l'opportunité avec panache. Trevor Van Riemsdyk, qui en est à sa première saison complète dans la LNH après avoir été affecté par les blessures lorsqu'il était une recrue, semble être l'option no 1 dans ce rôle en vue des séries. On a aussi donné la chance aux recrues Erik Gustafsson et Viktor Svedberg, ainsi qu'au vétéran Christian Ehrhoff.  

Les Blackhawks ont par ailleurs jonglé avec les vétérans Trevor Daley et Rob Scuderi au sein du troisième duo, avant de les échanger tous les deux.

Hjalmarsson s'est retrouvé aux côtés de Duncan Keith au sein du premier duo pendant la majorité de la saison, mais Keith ratera le premier match éliminatoire en raison de sa suspension de six rencontres. Keith, qui s'est absenté pour une période d'un mois plus tôt cette saison parce qu'il a subi une chirurgie mineure au genou, a connu une autre solide saison à l'attaque. Défensivement, le double lauréat du trophée Norris et le gagnant du Conn-Smythe en 2015 a vu ses statistiques en terme de possession de rondelle prendre un coup, alors qu'il s'est retrouvé plus souvent sur la glace pour des mises en jeu en zone défensive étant donné que Hjalmarsson excelle en défensive.

Les Blackhawks pourraient toujours remettre Keith avec son partenaire de longue date, Seabrook, mais l'entraîneur Joel Quenneville ne l'a pas fait du tout cette saison et il semble réticent à apporter un tel changement. Mais peu importe quelle allure prendront les duos, Oduya n'est plus là et cela pourrait poser problème pour les champions en titre.

GARDIENS
Blues: La décision de donner le poste de partant à Brian Elliott ou Jake Allen a été facilitée quand Allen a raté les trois dernières parties du calendrier régulier en raison d'une blessure au bas du dos.
Allen a aussi raté 17 rencontres entre le 8 janvier et le 22 février en raison d'une blessure à un genou.
Les gardiens ont donné plusieurs gros matchs aux Blues cette saison.
« De la façon que ces deux gardiens jouent et travaillent, nous sommes à l'aise d'y aller avec n'importe lequel des deux, a mentionné Stastny. Il y a une compétition qui peut parfois être bonne pour vous ou fort mauvaise. Ces deux gardiens ont trouvé un moyen de se livrer une saine compétition qui aide vraiement l'équipe. »


Blackhawks : Au moment d'entreprendre le dernier droit, le poste de gardien représentait peut-être la plus grande force des Blackhawks. Corey Crawford connaissait la meilleure saison de sa carrière et s'imposait comme un élément encore plus important de l'équipe par rapport aux saisons passées.

Le déclin des Blackhawks en terme de possession de la rondelle a fait en sorte qu'ils se sont retrouvés en zone défensive plus souvent, ce qui a placé davantage de pression sur les épaules de Crawford. Le plus souvent il a été à la hauteur du défi, même s'il a eu droit à la grande majorité du temps de jeu. Crawford a ensuite dû s'absenter pour une période de plus de trois semaines en raison d'une blessure au haut du corps.

Il faudra surveiller dans quelle mesure Crawford réussira à retrouver son niveau d'avant, surtout en ce qui concerne son synchronisme et sa capacité à bien suivre la rondelle. S'il n'est pas trop rouillé, Crawford pourrait avoir un impact important sur les chances de Chicago de remporter non seulement la série, mais aussi sur celles de conserver son titre de champion. Et s'il ne réussit pas à retrouver rapidement son niveau d'avant, cela risque de mettre Chicago en position difficile.

L'envers de la médaille, c'est que l'absence de Crawford a permis au gardien réserviste Scott Darling de retrouver ses réflexes au cours du dernier mois de la saison régulière. Darling n'a joué que sporadiquement avant que Crawford se blesse, ce qui affectait son niveau de jeu et sa confiance devant le filet.

Darling sera donc maintenant mieux préparé si on a besoin de lui en séries.

ENTRAÎNEURS
Blues: Hitchcock termine un contrat d'un an et s'est retrouvé sur la sellette en raison de son incapacité à mener les Blues plus loin que la première ronde au cours des trois dernières saisons. Hitchcock n'a remporté qu'une série avec les Blues et montre une fiche de 10-17.

Il s'agit sans doute de la saison la plus difficile de Hitchcock et aussi la plus satisfaisante en raison des nombreuses blessures à des joueurs clés. Les Blues ont concédé le championnat de la section Centrale et le premier rang de l'Association de l'Ouest aux Stars de Dallas lors du tout dernier match de la saison. St. Louis a complété la campagne avec 107 points, le troisième plus fort total de la LNH.

« La saison a été un véritable combat. Sans un personnel d'entraîneurs expérimenté, nous aurions peut-être connu des ennuis. Vous le voyez souvent avec d'autres équipes, a révélé Hitchcock. Quand vous savez que deux buts ou même un seul peut vous procurer des points au classement et que vous connaisssez comment diriger un match et les joueurs, cela aide énormément. Nous avons gagné des matchs sans marquer trop de buts. Nous avons obtenu des points alors que nous n'étions pas la meilleure équipe sur la patinoire. Nous avons frustré les équipes adverses, et cela provient de l'expérience.
« Je suis vraiment fier de cela. Je suis fier de mes joueurs, mais je suis aussi très fier du personnel d'entraîneurs, car nous avons dirigé dans des circonstances très difficiles avec beaucoup de joueurs blessés, mais nous avons obtenu des points alors que les autres équipes n'en récoltaient pas. »


Blackhawks : À chaque saison morte, la formation des Blackhawks subitdes transformations qui démantèlent de plus en plus le groupe de joueurs qui a remporté trois championnats en six saisons.

La métamorphose de l'été dernier a été la plus mouvementée depuis que Chicago a remporté la Coupe en 2010, et a sans doute représenté le plus grand défi à date pour les entraîneurs de l'équipe. Malgré les départs de Saad, Sharp, Oduya, Vermette et Brad Richards, l'entraîneur Joel Quenneville et ses adjoints ont réussi à maintenir Chicago parmi les équipes de premier plan dans la LNH. Ils ont réussi le coup avec une formation qui comprenait des recrues et plusieurs nouveaux visages s'étant greffésau noyau de joueurs vedettes.

Quenneville, qui a dépassé Al Arbour au deuxième rang dans l'histoire de la LNH au chapitre des victoires obtenues par un entraîneur et qui a atteint le cap des 800 gains cette saison, entreprendra les présentes séries en visant de décrocher une quatrième Coupe Stanley. Le contexte des séries est celui où Quenneville brille le plus.

Sa capacité à bien jumeler ses trios d'attaquants et ses duos de défenseurs à ceux de l'adversaire donnent aux Blackhawks un avantage important et il n'y a aucune raison de croire que ce sera différent ce printemps.
UNITÉS SPÉCIALES
Blues
: Si un match dépend de l'avantage ou du désavantage numérique, les Blues pensent qu'ils sont en bonne position.
Le jeu de puissance peut marquer à tout moment. Tarasenko, le meilleur pointeur de l'équipe, pivote la première unité avec Lehtera et Backes, quand il est en santé.
Steen et Shattenkirk se retrouvent à la pointe. Stastny, Pietrangelo, Parayko, Schwartz et Brouwer composent la deuxième ligne d'attaque en avantage numérique et ils peuvent également contribuer. 
L'addition de Brodziak et Upshall lors de l'entre saison a grandement aidé le désavantage numérique. Pietrangelo et Bouwmeester sont les deux premiers défenseurs à court d'un homme.
Blackhawks : On avait l'habitude de lancer à la blague, à Chicago, que le jeu de puissance des Blackhawks était la meilleure façon de dynamiser l'adversaire. Aucune des trois équipes championnes des Blackhawks n'a été dominante en supériorité numérique, malgré la présence de plusieurs joueurs offensifs talentueux.

Les choses ont toutefois changé cette saison quand l'entraîneur adjoint Kevin Dineen a mis en place une nouvelle structure de jeu en zone offensive. Les Blackhawks sont passés d'une formation standard avec deux joueurs de pointe à la ligne bleue à une formation davantage axées sur le 1-3-1, où les joueurs doués pour la passe se placent au milieu de l'enclave. Jumelé au fait qu'on a gardé Panarin, Anisimov et Kane ensemble sur la première vague du jeu de puissance, ç'a permis de débloquer les choses. Chicago s'est hissé au sommet des équipes les plus efficaces dans la LNH dans cet aspect du jeu et est resté au premier rang pendant la majorité de la saison, en dépit d'une disette de 0-en-26 survenue en mars.

Toews, Hossa, Ladd, Teravainen et un défenseur au choix de Dineen composent la deuxième vague, qui peut être tout aussi efficace.

Le désavantage numérique de Chicago a glissé au classement à la mi-saison après que Kruger et Hossa eurent subi des blessures, mais ils sont tous deux revenus au jeu et les Blackhawks ont mis la main sur des bons joueurs dans cet aspect du jeu enfaisant l'acquisition de Ladd et Tomas Fleischmann juste avant la date limite des transactions dans la LNH. Chicago a terminé la saison en force à court d'un homme, écoulant avec succès 21 pénalités d'affilée avant de disputer un dernier match en saison régulière.

JOUEUR D'IMPACT
Blues

Paul Stastny - Les Blues croient que Stastny peut devenir le producteur de point qui a tant manqué à l'équipe au cours des séries.

«Paul joue de façon impressionnante présentement, a avoué Hitchcock. Son jeu sur la glace et celui de sa ligne d'attaque a été impressionnant. Ils ont été efficaces en attaque et en défense. Il a vraiment élevé son jeu à un autre niveau, ce qui est fantastique.»
Les Blues espèrent revoir le Stastny de 2014, qui avait obtenu dix points en sept matchs alors qu'il portait les couleurs de l'Avalanche du Colorado qui avait affronté le Wild du Minnesota. La saison dernière lors de la défaite en première ronde face aux Wild, il n'avait obtenu qu'un but en six parties.


 

Blackhawks
Marian Hossa - S'il y a quelqu'un chez les Blackhawks qui est le plus susceptible de revenir au naturel en matière de production à l'offensive, c'est Hossa. Son impact en défensive est indéniable, mais ce joueur qui a atteint le cap des 40 buts trois fois et des 30 filets à sept reprises en 18 saisons dans la LNH est en léthargie depuis deux ans.

Hossa, qui a marqué 30 buts en 2013-14, en a enfilé 13 cette saison (en 64 matchs) et 22 en 82 rencontres la saison dernière. Le problème ne se situe pas au niveau des occasions de marquer puisque Hossa est le meneur des Blackhawks à ce chapitre. Il s'agit plutôt de son pourcentage de réussite, qui ne cesse de décliner.

Hossa a affiché un pourcentage de réussite de 6,8 pour cent cette saison, son pire en carrière, et il entreprendra les séries bloqué à 499 buts depuis ses débuts dans la LNH. Il a maintenu un pourcentage de réussite de 8,9 pour cent en 2014-15, et ses chiffres à ses deux derniers parcours en séries ont davantage laissé à désirer (5,8 pour cent en 2015 et 2,7 pour cent en 2014). 

Hossa a montré qu'il est capable de marquer des buts par séquences, ce qui est attribuable à sa capacité de créer des occasions de but pour lui-même et aussi pour ses compagnons de trio. Si la rondelle commence à entrer dans le filet plus souvent pour lui ce printemps, cela rendra les Blackhawks plus difficiles à affronter et pourrait faire la différence dans la série.
St. Louis l'emportera si… S'Ils peuvent marquer les gros buts en temps opportuns. Ce fut le maillon faible lors des trois dernières campagnes. Ils n'ont compté que dix buts en six matchs face aux Kings de Los Angeles en 2013 (1.66 but pat match), 14 en six rencontres face aux Blackhawks de Chicago en 2014 (2.33 buts par match) et 14 en six parties face au Wild la saison dernière.

Les gardiens ont été solides, mais les joueurs clés devront faire le travail. Tarasenko a marqué six des 14 buts des siens face au Wild l'an dernier, mais Schwartz, Steen, Backes et Stastny n'en ont compté qu'un seul chacun. De plus, aucun défenseur n'avait réussi à marquer. 
Chicago l'emportera si… Crawford peut retrouver son niveau optimal rapidement.

On a l'impression que Chicago peut tout simplement « allumer l'interrupteur » quand les séries commencent et relever son niveau de jeu d'un cran, mais il est difficile de croire que ce sera encore possible cette année. Les Blackhawks ont connu des difficultés en matière de possession de rondelle tout au long de la saison, et il est peu probable qu'ils réussiront à corriger cet aspect du jeu en séries.

Il est fort probable que la rondelle va rester dans la zone des Blackhawks pendant de longues séquences de jeu, et Crawford devra réaliser des arrêts importants pour garder le disque en dehors de son filet. Il a réussi à le faire pendant une bonne partie de la saison, avant sa blessure, et cela a permis à un groupe de vedettes de moins en moins étoffé de marquer des buts-clés en contre-attaque.

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