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Anxiété, fébrilité, curiosité animaient les anciens joueurs du CH

LNH.com @NHL

MONTREAL - Ils ont laissé beaucoup de sueur sur la glace, et peut-être même un peu de sang. Certains traînent encore des traces de leurs batailles, livrées il y a deux, trois, quatre et même cinq décennies. Mais il n'était pas question que les plus grands héros de l'histoire du Canadien de Montréal ratent ce qui devrait être le plus grand moment de la glorieuse histoire de cette organisation, et ce pendant longtemps.

Tous les joueurs rencontrés en milieu d'après-midi vendredi, que ce soit Guy Lafleur, Yvan Cournoyer, Guy Lapointe, Stéphane Richer, Larry Robinson, Dickie Moore ou Ken Dryden, tous attendaient avec une certaine fébrilité les célébrations du Centenaire du Canadien. Ils étaient à la fois anxieux, impatients et curieux car on ne leur avait presque rien dit. On leur avait seulement demandé de se préparer à revêtir l'uniforme, une fois de plus.

Ainsi, Pierre Bouchard s'est présenté avec les patins de l'ancien défenseur Lyle Odelein. Dryden, lui, a remis l'équipement de gardien - celui de Carey Price pensait-il - pour la première fois depuis son dernier match dans la LNH en mai 1979, en début de journée vendredi.

"Non, je ne tenterai pas d'utiliser le style papillon! Je n'étais pas capable durant les années 70; je n'y arriverai certainement pas aujourd'hui", a lancé l'ancien grand gardien du Tricolore.

Yvan Cournoyer ressentait les mêmes émotions qui l'animaient lorsqu'il terrorisait les défenseurs et gardiens adverses grâce à sa grande vitesse, durant les années 60 et 70.

"Je suis presque nerveux. Ce matin, j'avais les mains toutes humides, comme lorsque je me préparais pour un match. C'était comme dans le bon vieux temps", a lancé l'ancien "Roadrunner" à son arrivée au Centre Bell, peu avant 16 h 30.

Cournoyer était tout simplement emballé de vivre pareil événement.

"Je suis privilégié de pouvoir participer à cette fête, d'avoir passé toute ma carrière avec le Canadien et d'avoir été le capitaine de l'équipe après Jean Béliveau et Henri Richard."

Chacun des joueurs interrogés a été capable de piger dans ses nombreux souvenirs, et d'identifier un événement inoubliable, ou un être humain qu'il a côtoyé.

Lafleur n'oubliera jamais la première coupe Stanley de sa carrière, en 1973.

"Ce triomphe m'a fait réaliser à quel point la dynastie du Canadien était importante", a précisé l'ancien numéro 10 du Tricolore.

Robinson, lui, se souvenait du triomphe du Canadien en quatre matchs face aux Flyers de Philadelphie en finale de 1976.

"Ce championnat sera toujours très spécial, à cause de ce que représentaient les Flyers à l'époque : une équipe qui tentait toujours de gagner par l'intimidation."

Pour Dickie Moore, les festivités du Centenaire représentaient le moment idéal pour rendre hommage à Toe Blake, l'homme qui a mené le Canadien à cinq coupes Stanley d'affilée à la fin des années 1950.

"Il est le plus grand entraîneur en chef de l'histoire du hockey. Je lui dois beaucoup. Il m'a aidé dans les moments difficiles et m'a permis de jouer même si je portais un plâtre au bras. Blake traitait ses joueurs comme il aurait voulu être traité lui-même", a-t-il relaté.

Quant à Dryden, il se considérait chanceux d'avoir été "au bon endroit, au bon moment".

"Notre équipe était la meilleure, a rappelé Dryden au sujet de la dynastie de la fin des années 70. Nous avions le meilleur directeur général (Sam Pollock), le meilleur entraîneur en chef (Scotty Bowman), les meilleurs joueurs, les meilleurs partisans et le meilleur édifice dans lequel évoluer. Vous ne pouvez en demander davantage."

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