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Andrei Markov tente de profiter de l'instant présent

Le vétéran défenseur des Canadiens se prépare pour la Coupe du monde et pour une 16e saison dans la LNH

par Dave Stubbs @Dave_Stubbs / Chroniqueur NHL.com

MONTRÉAL -- Parmi les nombreuses statistiques impressionnantes affichées par Andrei Markov, voici l'une qui est d'abord venue à l'esprit du défenseur des Canadiens de Montréal samedi matin:

« Il me fallait 45 minutes pour me déplacer un demi-mille en ville hier », a-t-il raconté avec un soupir alors qu'il buvait un café à 7h du matin avant d'embarquer dans un avion pour aller de Montréal à sa maison estivale à Fort Lauderdale, en Floride. « J'adore Montréal, mais les rues continuent d'empirer. Je suis allé en ville une fois en voiture pendant cette visite, et j'en ai eu marre. C'est ridicule. Quelqu'un doit régler ces problèmes. »

En puis, en riant, il répète le refrain de tous les conducteurs montréalais: « Si tu commences à discuter des rues, ce sera une longue conversation. Dès que je ressens les bosses dans la rue, je me dis, "Bienvenue à nouveau à Montréal!" »

Markov a dépassé de très loin les incidents de parcours et les déviations créés par son genou; son ligament croisé antérieur droit a été déchiré et reconstruit deux fois pendant une période de sept mois en 2010. Aujourd'hui, le joueur actif ayant passé le plus de temps chez les Canadiens se prépare pour sa 16e saison dans la LNH. Il a disputé tous ses 928 matchs de la saison régulière et ses 83 matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley avec le Tricolore.

Markov sourit à nouveau quand on mentionne d'autres chiffres: depuis son début avec Montréal deux mois avant son 22e anniversaire, il a eu 189 coéquipiers (selon les Canadiens), dont trois capitaines, et il a joué sous les ordres de trois propriétaires, quatre directeurs généraux et sept entraîneurs -- neuf, si vous comptez Bob Gainey et l'actuel entraîneur Michel Therrien deux fois chacun.

« Est-ce que ces chiffres me surprennent? Oui et non, a répliqué Markov. Je ne regarde jamais les statistiques. Tout ce que je sais, c'est j'ai passé toute ma carrière ici, j'ai vu beaucoup de modifications dans l'équipe, dans la direction et dans le personnel d'entraîneurs.

« Chaque entraîneur a un style de jeu différent et de différentes façons de faire des choses. En tant que joueur, je suis un soldat, je dois m'adapter au système. Tu dois être toi-même et faire de ton mieux pour tes coéquipiers. »

Après avoir subi deux blessures inattendues au genou en 2010, le natif de Voskresensk, en Russie, était étiqueté comme un joueur fragile. Aujourd'hui, cinq moins avant qu'il aura 39 ans, Markov est plutôt considéré comme étant un homme de fer. Au cours des quatre dernières saisons, il n'a raté que deux matchs, chacun pour des raisons de repos avant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

« Je touche du bois, a dit Markov au sujet de sa durabilité. Je tente simplement de suivre ma routine quotidienne. Pour être honnête, ce n'est pas facile. Mais je comprends que je n'ai pas de choix -- je dois prendre soin de moi, être bien reposé et être bien préparé. C'est ce que je tente de faire et je profite de chaque jour. »

C'est un long été, a-t-il suggéré à propos du fait que les Canadiens ont raté les séries éliminatoires en 2016. Cela dit, il travaille dur pour être en pleine forme afin qu'il puisse représenter la Russie à la Coupe du monde de hockey 2016 en septembre.

« Je tente d'ajouter quelque chose de nouveau à mon entraînement chaque été pour m'améliorer, a affirmé Markov. Peu importe mon âge, c'est toujours plaisant de me mettre au défi pour m'améliorer. Avec la Coupe du monde, il me semble que la saison n'est pas trop loin ...

« C'est parfois plus difficile de gérer les aspects mentaux du hockey que les moments quand tu te sens fatigué. Tu t'habitues à la fatigue physique, tu sais comment la gérer.

« Ce n'est pas toujours facile mentalement. Mais c'est notre boulot et je ne suis jamais à la recherche d'excuses. J'attends la prochaine saison avec impatience. Ce sera beaucoup de fun, et ce sera différent. »

Video: Markov donne l'avance en fin de deuxième

En effet, la composition des Canadiens a été beaucoup modifiée pendant le mois dernier, la modification la plus significative étant la transaction du 29 juin qui a envoyé P.K. Subban aux Predators de Nashville en retour du défenseur Shea Weber. L'échange a secoué Montréal au point où Markov a ressenti les tremblements en Floride.

Les éloges que Subban a faits envers Markov dans de récents entretiens ont flatté le Russe. Subban a appelé Markov le joueur le plus respecté dans le vestiaire des Canadiens en faisant remarquer l'influence que le vétéran a eue sur sa carrière tant sur la glace qu'en dehors.

« Je ne souhaite que la meilleure des chances à P.K. avec sa nouvelle équipe », a déclaré Markov, qui rejetait des rumeurs que la vedette Subban était une distraction chez les Canadiens. « P.K. est un homme exceptionnel, un joueur de hockey magnifique. Il apprécie sa vie, il s'amuse. Il faut savoir le genre de personne et joueur qu'il est.

« Ce n'est pas toujours facile de jouer avec lui, mais je me suis beaucoup amusé. Et j'ai probablement appris de nouvelles choses de lui. »

Au sujet du nouveau venu Weber et des autres modifications apportées à l'alignement par le directeur général Marc Bergevin, plus notablement l'acquisition de l'attaquant Andrew Shaw, l'entente avec le joueur autonome Alexander Radulov et le départ de Lars Eller:

« Je ne connais pas [Weber], mais ses statistiques et la façon dont il joue prouvent qu'il est un des meilleurs défenseurs dans la ligue, tout le monde le sait, a commenté Markov. Il était capitaine dans la LNH pendant plusieurs saisons et il nous apporter un style de jeu différent et du leadership. J'ai hâte de jouer avec lui.

« Les modifications? Qui se préoccupe de mon opinion? Je vais la garder [pour moi], a-t-il dit en souriant. Les directeurs savent quoi faire. Je suis sûr, à 100 pour cent, qu'ils n'effectuent pas de transactions pour faire mal à notre équipe. Ils ne veulent que nous améliorer. »

Video: MTL@PHI: Markov fait mouche sur le jeu de puissance

Si Markov ne veut pas révéler ses pensées dans le vestiaire, il est heureux de partager la satisfaction dans sa vie personnelle. Considéré depuis longtemps comme étant un homme privé et réservé, il célèbre sa vie avec sa chérie Sonya Sonechka et leur fille âgée de trois mois Vasilisa sur son compte Instagram.

Avec un très grand sourire, Markov a indiqué que la vie avec un bébé « signifie quelque chose de nouveau chaque jour. Tu peux voir le visage heureux du bébé. J'apprécie chaque moment de chaque jour. »

Il a un compte Twitter, mais il dit à la blague que son premier gazouillis viendra « seulement quand j'apprendrai à l'utiliser, c'est la prochaine étape.

« Je ne suis pas du tout un homme réservé, comme certaines personnes le disent. Je suis très ouvert. J'apprécie la vie. J'aime m'amuser et les médias sociaux me permettent de le montrer. Il s'agit de deux choses: je n'ai rien à cacher, et je suis très content. J'ai une femme à mes côtés qui me fait plaisir. C'est important que la personne à tes côtés te fasse plaisir, te fasse rire et prenne soin de toi. »

Une fois de retour en Floride, Markov se concentrera sur son entraînement avant de prendre de petites vacances avec sa famille à New York. Il prendra un vol en Russie pour participer à un mini-camp de la Coupe de monde au début du mois en septembre et quelques matchs amicaux avant de revenir au Canada pour le tournoi, passant par la suite au camp des Canadiens et une saison de 82 matchs, ou peut-être encore plus longue, dans la LNH.

Si Markov ne rate aucun match cette saison, il jouera son 1000e match de la saison régulière dans la LNH à domicile contre les Sénateurs d'Ottawa le 19 mars, quand il se rapprochera de la fin du contrat de trois ans qu'il a signé en 2014.

« Ça me vient à l'esprit », a-t-il dit au sujet de la marque personnelle et d'un autre contrat. « Je sais que le 1000e match s'approche, mais ce n'est pas sage d'y penser trop. Et je ne veux pas penser à mon contrat non plus. Tout cela va s'arranger.

« J'ai encore beaucoup d'énergie et j'aime encore le hockey. Ce que je veux faire maintenant est prendre un jour à la fois, apprécier mon jeu et ma famille et vivre au jour le jour sans me préoccuper de l'avenir. »

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