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Alexis Lafrenière forge sa propre identité

Le jeune attaquant de l'Océanic commence à laisser sa propre marque dans la LHJMQ

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Le meilleur joueur québécois depuis Vincent Lecavalier? Le prochain Sidney Crosby? La copie conforme de Nathan MacKinnon? Non, rien de tout ça.

Lentement mais sûrement, Alexis Lafrenière forge sa propre identité. Alexis devient Alexis.

Ce n'est pas une mince tâche, admettons-le. Aussi hâtives et exagérées qu'elles puissent paraître, les comparaisons étaient et sont toujours difficiles à éviter.

Lafrenière est devenu le premier joueur à être sélectionné au premier échelon par l'Océanic de Rimouski depuis Sidney Crosby en 2003 et a connu l'une des saisons les plus productives de l'histoire de la ligue Midget AAA (33 buts, 50 aides en 36 matchs), l'an dernier.

Inutile de dire à quel point il y a de la pression sur les épaules du jeune attaquant d'à peine 16 ans, qui est identifié par plusieurs comme le joueur le plus prometteur en vue du repêchage de... 2020.

« J'ai souvent discuté de ça avec lui, a expliqué le directeur général et entraîneur de l'Océanic, Serge Beausoleil. Il n'y a qu'un Sidney Crosby. Alexis Lafrenière ne sera pas Sidney Crosby, mais il peut être Alexis Lafrenière. Il va être un joueur électrisant, il va tracer sa propre voie et c'est pourquoi il fallait qu'il se détache de toute cette attention au départ. »

Même s'il commence à laisser sa propre carte de visite grâce à sa vitesse, ses mains et son tir des poignets « dévastateur », il est clair que Lafrenière devra apprendre à composer avec les comparaisons jusqu'à ce qu'il soit réclamé dans la LNH. Peut-être même jusqu'à la fin de sa carrière.

On peut d'ailleurs déjà vous informer qu'avec neuf buts et 11 mentions d'aide, Lafrenière n'a qu'un but et une aide de moins que Lecavalier après ses 17 premiers matchs dans la LHJMQ.

« Ce sont des comparaisons viables, on ne peut pas empêcher un cœur d'aimer, a lancé Beausoleil en riant. En fin de compte, c'est très bon pour lui, c'est très formateur de devoir composer avec ça. Il le fait bien. Il va y avoir d'autres obstacles à gérer en temps et lieu, mais en ce moment il progresse bien dans cet environnement. »

Si Lafrenière serrait davantage le bâton en début de saison et qu'il tentait souvent des « jeux est-ouest que les entraîneurs aiment tant », comme le dit Beausoleil avec sarcasme, il semble désormais avoir trouvé son rythme.

Après avoir dû patienter jusqu'à son quatrième match pour trouver le fond du filet - à deux reprises quand même - le gaucher de 6 pieds et 179 livres a récolté au moins un point dans 10 des 13 rencontres suivantes (sept buts, 10 aides).

Déjà opposé aux meilleurs

Même s'il n'a que 17 matchs d'expérience dans la LHJMQ, Lafrenière doit faire face aux meilleures paires défensives des équipes adverses, qui l'identifient visiblement déjà comme l'une des principales menaces offensives de l'Océanic.

« Le fait d'affronter les meilleurs défenseurs, je vois ça plus comme un défi qu'autre chose, a déclaré le principal intéressé. C'est vraiment le fun de pouvoir jouer contre les meilleurs, c'est comme ça que je peux m'améliorer le plus. »

S'améliorer. C'est probablement le mot qui revient le plus souvent au fil de la conversation. Lafrenière a beau être identifié comme l'un des joueurs les plus talentueux de son âge, il veut tout de même repousser ses limites. Voir jusqu'où il peut se rendre.

Beausoleil doit d'ailleurs souvent intervenir pour empêcher son jeune poulain de passer ses journées entières sur la patinoire.

« Il faut que j'améliore pas mal tout, a lancé Lafrenière sans détour. À la fin des entraînements, je travaille sur mon lancer, mon coup de patin, mes mains... J'essaie de tout améliorer pour être un joueur plus complet. »

Tout ce travail lui a permis de gagner la confiance de Beausoleil, qui n'hésite pas à l'utiliser - lui et les autres jeunes pousses de l'organisation - dans toutes sortes de situations.

« Nous voulons développer son jeu défensif, a expliqué le pilote de l'équipe. Des gars de talent comme ça qui ont tellement dominé ont moins d'acuité dans leur zone sans la rondelle. On ne veut pas attendre qu'il devienne un professionnel pour développer ça, on veut qu'il arrive prêt à l'autre niveau. 

« Sur son radar, Alexis a la possibilité d'être un très bon joueur de hockey, mais il a aussi la possibilité d'être un joueur exceptionnel. C'est lui qui va déterminer où il veut aller. »

 

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