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Alexandre Burrows doit beaucoup à Alain Vigneault

L'attaquant des Sénateurs et l'entraîneur des Rangers ont passé de bons moments ensemble à Vancouver

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

OTTAWA -- Bien que l'attaquant des Sénateurs d'Ottawa Alexandre Burrows considère l'entraîneur des Rangers de New York Alain Vigneault comme étant son adversaire, le pilote de l'équipe dont il doit disposer afin de s'approcher d'une conquête de la Coupe Stanley, il se remémore toujours les paroles de Vigneault, qui lui a appris tout ce qu'il fallait faire pour avoir du succès dans la LNH.

Ces réunions ont eu lieu au bureau de l'entraîneur des Canucks de Vancouver à la suite de la saison 2006-07, après que Burrows eut déjà disputé 124 matchs dans la LNH, amassant un total de 21 points. À la suite de la première saison d'un mandat de sept ans à la barre des Canucks, Vigneault a vu en Burrows un joueur plein de potentiel, un joueur qui allait se défoncer et mériter son temps de glace.

« Je me souviens que AV m'a convoqué au bureau à la fin de la saison et il m'a dit: "Ti-gars, ton jeu n'est pas suffisamment bon en ce moment " », a raconté Burrows.

Les deux Québécois ont toujours parlé français lors de leurs rencontres en personne.

« Il m'a toujours appelé "Ti-gars" », a dit Burrows.

Vigneault a mis cartes sur table pour « Ti-gars » lors de cette réunion après que les Canucks eurent été éliminés en demi-finale de l'Association de l'Ouest face aux Ducks d'Anaheim.

« Il m'a rencontré pendant 15 à 20 minutes et il m'a expliqué à quel point ma saison morte allait être importante, a dit Burrows. Il n'avait pas à le faire. Il aurait pu simplement me dire, "Bonne saison, on se voit en septembre", mais il a pris 15 à 20 minutes de son temps pour s'assurer que j'avais compris que je devais élever mon jeu à un autre niveau. J'ai reçu le message. J'ai consulté une nutritionniste pendant l'été. Je me suis entraîné avec acharnement. Je suis arrivé au camp d'entraînement plus lourd, mais plus découpé et prêt à jouer une saison complète dans la LNH. Et c'est à ce moment que ma carrière a pris son envol. »

Burrows a récolté 31 points lors de la saison 2007-08. Puis il a amassé 28 buts et 51 points la saison suivante. Et puis 35 buts et 67 points lors de la suivante, tous des sommets en carrière. Il a côtoyé Ryan Kesler au sein du trio défensif avant que Vigneault ne le place en compagnie des jumeaux Henrik Sedin et Daniel Sedin au sein du premier trio.

Maintenant, après 920 matchs dans la LNH, dont 78 dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, Burrows se trouve de l'autre côté, tentant de tirer profit de toutes ces leçons qu'il a apprises de Vigneault en affrontant son ancien entraîneur en deuxième ronde dans l'Association de l'Est.

Les Sénateurs mènent la série quatre de sept 2-0 grâce en partie au jeu de Burrows, qui s'est étiré pour propulser la rondelle vers l'avant, permettant à Jean-Gabriel Pageau de marquer le but gagnant en deuxième prolongation samedi.

Le match no 3 aura lieu au Madison Square Garden mardi (19h H.E.; TVA Sports, CBC, NBCSN).

« Il est un exemple que n'importe quel entraîneur pourrait prendre, je n'ai jamais eu à le pousser, a déclaré Vigneault avant le match no 2. Il se défonçait. »

Il est clair que Vigneault affectionne encore beaucoup Burrows. Lorsqu'il a été questionné à propos de lui, l'entraîneur des Rangers semblait heureux à l'idée de pouvoir raconter à nouveau l'histoire de persévérance de Burrows. 

Il a parlé du jeune de 19 ans qui est retourné jouer à Shawinigan à 19 ans après avoir complété une carrière prolifique de joueur de hockey-balle. Il a parlé de ses deux saisons dans la ECHL, en Caroline du Sud et en Louisiane. Il a mentionné son passage dans la Ligue américaine avec le Manitoba. 

Burrows, qui n'a jamais été repêché, n'a pas joué dans la LNH avant d'avoir 24 ans.

« Je crois que c'est une très bonne histoire d'un joueur qui a compris ce qu'était le hockey, a dit Vigneault. Il l'a fait avec détermination. 

« Probablement que tout le monde lui disait qu'il ne pourrait pas se rendre à la LNH. Il l'a fait. C'est une belle histoire de persévérance. »

Burrows a déclaré qu'il n'aurait pas pu persévérer sans la présence de Vigneault.

« Il a toujours été bon pour moi, a dit Burrows. Il m'a permis de devenir un meilleur joueur, à comprendre le jeu, comment je devais jouer.

« J'étais seulement un jeune qui croyait que la Ligue était plus facile qu'en réalité. J'ai marqué quelques buts à ma première saison et j'ai peut-être pensé que ce n'était pas aussi difficile que ce que j'avais entendu. Après quelques années, j'ai réalisé que ce n'était pas facile. Il faut se préparer de la bonne manière. Tu dois t'entraîner de la bonne manière. Tu dois mettre tous les efforts. La communication, les hauts et les bas, il savait comment gérer tout ça. »

Vigneault est bien au courant des dommages que Burrows peut causer, qu'il continuera à se dresser devant les joueurs des Rangers et le gardien Henrik Lundqvist alors que la série se transporte à New York.

Vigneault sait à quel point Burrows est important pour une équipe en séries.

Burrows a amassé 32 points en 67 matchs de séries sous les ordres de Vigneault à Vancouver. Il a aidé les Canucks à atteindre la Finale de la Coupe Stanley en 2011, alors qu'ils ont perdu le match ultime face aux Bruins de Boston.

« Nous avons eu quelques bonnes années ensemble, a dit Burrows. Nous avons connu du succès. Nous avons gagné cinq titres de section de suite, nous avons atteint la finale. Mais ultimement notre but était de gagner la Coupe Stanley et nous n'avons pas réussi à accomplir ça. J'espère que je le ferai avant lui. »

Il passera probablement un coup de fil à Vigneault pour le remercier si ça se produit.

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