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Alex Tanguay s'est vite adapté à son nouvel environnement chez le Canadien

LNH.com @NHL

MONTREAL - Huit matchs ne font pas une saison. Mais pour Alex Tanguay qui, de son propre aveu, met habituellement du temps avant de se mettre en marche, il s'agit d'un excellente entrée en matière dans l'uniforme du Canadien.

Auteur de six buts déjà en huit rencontres et comptant neuf points à sa fiche, l'ailier gauche québécois affirme avoir retrouvé le plaisir de jouer au hockey. Il avait connu une année de misère sous la férule de Mike Keenan, des Flames de Calgary, la saison dernière.

"J'espérais évidemment connaître un début de saison semblable, mais il y a de la place pour de l'amélioration, a affirmé Tanguay, mercredi. J'estime que je ne joue pas encore mon meilleur hockey."

Le vétéran attaquant, qui en est à sa neuvième saison dans la LNH, n'a pas voulu dire par là qu'il va franchir les plateaux des 30 buts et des 90 points, qu'il n'a jamais atteints en carrière.

"Je ne me préoccupe pas de ça (les points). Je suis ici pour aider l'équipe à connaître du succès, à s'améliorer et à aller plus loin que la saison dernière en séries éliminatoires."

Le changement de décor s'avère bénéfique pour lui, même si des observateurs avaient émis des doutes quant à sa capacité de composer avec la pression d'évoluer à Montréal, principalement à titre d'attaquant le mieux payé du Canadien (5,38 millions$ US). Athlète réservé, Tanguay a pu s'adapter à son nouvel environnement en toute quiétude.

"Pendant tout l'été, vous n'avez parlé que de (Mats) Sundin. Moi j'ai eu la paix", a-t-il lancé aux journalistes.

Un autre facteur qui a facilité sa période d'adaptation, c'est que Tanguay a tôt fait d'obtenir la confiance de l'entraîneur Guy Carbonneau.

"Guy (Carbonneau) est plus passif, plus relaxe que pouvait l'être Mike (Keenan) à certains moments", a-t-il souligné, sourire en coin, quand on lui a demandé de comparer les entraîneurs.

Tanguay, que le CH a acquis des Flames au cours de la séance de repêchage en juin, n'est guère enclin à élaborer au sujet des relations tendues qu'il a entretenues avec Keenan, à Calgary.

"Je ne me suis pas amusé beaucoup la saison dernière. C'a été une année difficile, a-t-il avoué. J'ai été content de la tournure des événements, à la fin. J'ai mis la situation en perspective en me disant ce que je devais faire de mieux, et je continue de travailler là-dessus."

La patineur natif de Sainte-Justine, dans la région de Québec, a dit se plaire à Montréal, même s'il admet que les distractions sont plus nombreuses en raison de la proximité de sa famille.

"C'est différent, mais j'aime ça. Mes parents et les beaux-parents ont la chance de voir notre petite fille plus souvent.

"J'ai toujours été éloigné. Dans les rangs juniors, j'étais à Halifax, et dans la Ligue nationale, j'ai joué au Colorado et à Calgary. Mes parents apprécient d'avoir l'occasion de me voir à l'oeuvre plus souvent."

Interrogé à savoir s'il désirerait que les dirigeants amorcent des pourparlers avec son conseiller parce qu'il écoule sa dernière année de contrat, Tanguay avait sa réponse toute prête.

"Je vais répondre à la question une seule fois. La saison prochaine, c'est dans un an. Je ne sais pas ce qui va arriver. Il va y avoir plusieurs joueurs dans ma situation. Ce ne sera pas ma décision, mais celle de l'organisation. Moi, je suis ici pour aider l'équipe cette saison. Après, on verra ce qui va se passer."

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