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5 clés: match no 7, Predators-Sharks

Les joueurs des deux équipes chercheront à rester calmes et espèrent jouer les héros

par Shawn P. Roarke @sroarke_nhl / Directeur du contenu éditorial NHL.com

SAN JOSE - Les Predators de Nashville et les Sharks de San Jose disputeront le septième match de leur série du deuxième tour dans l'Association de l'Ouest, jeudi soir au SAP Center (21 h (HE) ; TVA Sports, SN, NBCSN). La série est égale 3-3 et l'équipe gagnante se qualifiera pour la finale de l'Association de l'Ouest, qui l'opposera aux Blues de St. Louis.

Voici les facteurs-clés en vue de ce septième match :

 

1.    ÊTRE MEILLEUR

Cela peut sembler être l'évidence même, mais ce n'est pas facile d'y arriver. La plupart des joueurs estiment que la clé pour avoir le dessus dans un septième match, c'est de remporter les batailles individuelles.

Chaque joueur dans l'équipe doit s'engager à être meilleur lors de chacune des batailles à un contre un qui surviennent au cours d'un match de hockey.

Le seul problème, c'est que l'autre équipe promet de faire la même chose, ce qui signifie que le niveau d'effort nécessaire pour avoir le dessus augmente de façon exponentielle.

Reste que c'est à ce niveau-là qu'il faut mettre la barre quand on dispute le septième match d'une série.

« Il faut tout faire mieux qu'eux, a souligné le joueur de centre des Sharks Joe Thornton. Il faut remporter la bataille des mises en jeu, la bataille des mises en échec, la bataille des revirements, la bataille des unités spéciales, avoir le dessus à cinq contre cinq. Si tu réussis tout ça, tes chances sont meilleures. »

2.   JOE ET JOE

Les Sharks peuvent bien se targuer d'avoir de la profondeur, le fait demeure que c'est leur premier trio qui a porté l'équipe sur ses épaules jusqu'ici en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Mais l'unité composée de Thornton, Joe Pavelski et Tomas Hertl n'a pas été à son mieux lors du sixième match de la série, que San Jose a perdu au compte de 4-3 en prolongation. Les buts des Sharks ont été l'oeuvre du joueur de quatrième trio Chris Tierney, qui a marqué deux fois, et du joueur de centre du deuxième trio Logan Couture. Non seulement le premier trio a-t-il été blanchi, mais chacun de ses membres a été limité à un seul tir au but.

Lors du septième match, les Sharks auront le dernier mot en ce qui concerne les changements de trio, et ils devraient donc pouvoir dicter qui affrontera le trio de Thornton.

« Nous pouvons patiner un peu mieux, c'est certain, a reconnu Pavelski. Nous pouvons mieux soutenir le porteur de la rondelle. Je crois que c'est avant tout une question d'exécution. Nous avons eu quelques ouvertures, non seulement en sortie de zone, mais aussi quand nous avons profité d'attaques à trois contre deux, et les gars ont chuté, ont perdu le disque… C'est la tournure que la soirée a prise pour nous. Nous n'avons tout simplement pas été assez bons. Il faut s'améliorer au niveau de l'exécution, nous préoccuper de ce que nous pouvons contrôler et chercher à afficher un niveau élevé d'intensité. »

3.   PAS DE PANIQUE

Aucune des deux équipes ne peut se permettre de paniquer si ça ne va pas bien en début de match. Cette série a été trop serrée et il y a eu trop de remontées pour qu'on puisse accepter une mauvaise présence sur la patinoire, encore moins une série de mauvaises présences, qui viendraient mettre du plomb dans l'aile d'un plan de match qui a été minutieusement conçu dans les deux journées précédentes.

Ils le reconnaissent eux-mêmes, les Sharks n'ont pas été bons lors du sixième match, et pourtant ils ont pris les devants grâce aux buts de Tierney. Mais les Predators n'ont jamais plié les genoux, ils se sont cramponnés et ils ont fini par revenir dans le match avant de l'emporter en prolongation.

« Je ne sais pas comment la première présence sur la glace va se dérouler, ou même les quelques premières présences, mais nous avons besoin d'y aller d'un effort de 60 minutes, a souligné l'entraîneur des Sharks Peter DeBoer. Je ne mets pas beaucoup l'accent sur la première présence ou les quelques premières présences. Nous cherchons à obtenir un effort de 60 minutes, à jouer notre match ; et nous verrons ensuite où ça nous amène. »

4.   SAVOURER LE MOMENT

Un septième match doit être une expérience qu'on savoure. On a souvent tendance à trop réfléchir dans ce contexte, mais dans le fond c'est là une situation que tout le monde a rêvé de vivre depuis son enfance.

Le défenseur des Sharks Paul Martin a raconté que lorsqu'il était un jeune joueur de hockey, il a rêvé des milliers de fois qu'il marquait le filet vainqueur lors d'un septième match. Et ce rêve-là ne l'a jamais quitté, a-t-il noté. Il a indiqué qu'il allait sans doute visualiser quelques séquences de jeu gagnantes au moment de s'étendre pour sa sieste d'avant-match.

Les mêmes rêves, on les retrouve du côté des joueurs de Nashville.

« Nous en avons rêvé, a souligné l'entraîneur des Predators Peter Laviolette. Nous ne sommes pas les seuls à y rêver ; les joueurs de San Jose l'ont probablement fait aussi, alors qui sait de quel côté le match va pencher. »

5.   L'OCCASION FAIT LE HÉROS

N'importe qui peut jouer les héros. C'est ce qui donne justement une saveur aussi spéciale aux séries éliminatoires en général, et aux matchs no 7 en particulier. Personne ne sait ce qui arrivera tant et aussi longtemps que le match n'aura pas lieu ; et tout le monde, de la plus grande des super-vedettes jusqu'à l'attaquant de quatrième trio ou jusqu'au défenseur du troisième duo, a des chances d'avoir un impact sur le destin de son équipe.

Tierney, qui n'a marqué qu'un but à ses 10 premiers matchs éliminatoires, a inscrit deux filets lors du sixième match. L'ailier droit des Predators Viktor Arvidsson a été promu du troisième au premier trio et il a enfilé le but vainqueur en prolongation, lundi. Il en était à son premier filet des séries.

Le seul prérequis pour devenir un héros, c'est de se croire capable de donner la victoire à son équipe quand la rondelle se retrouve sur la lame de son bâton.

« Nous en sommes à ce moment-là de l'année; regardez la série des Penguins, ce n'est pas [Evgeni] Malkin et [Sidney] Crosby qui ont fait la différence, a noté DeBoer. Essentiellement, ça revient à une question de profondeur. Nous en avons parlé tout l'hiver. Je crois que les gars comprennent tout ça et je pense que chacun des joueurs dans ce vestiaire estime qu'il est capable de faire la différence ce soir. »

 

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