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La valeur des défis

Zachary Fucale a connu des hauts et des bas, mais se présentera au camp avec une confiance renouvelée

par Joanie Godin @canadiensMTL / canadiens.com

BROSSARD - Zachary Fucale a eu ce qu'on pourrait appeler une année très mouvementée, marquée de hauts, de bas et de grands défis.

En une seule campagne, le gardien de but de 22 ans a joué majoritairement dans la ECHL avec le Beast de Brampton, mais aussi dans la Ligue américaine pour quelques matchs, à la Coupe Spengler, où il a aidé le Canada à remporter les grands honneurs et il a également été d'office à titre de gardien substitut à Carey Price lorsque rappelé d'urgence par les Canadiens en mars.

Mais tout ça avait plutôt mal commencé. Il y a presque un an, Fucale a vu ses plans dérailler quelque peu lorsqu'il a été rétrogradé dans la ECHL plutôt que de poursuivre ce qu'il avait commencé dans la LAH avec les IceCaps de St. John's la saison précédente.

Mais après avoir avalé la pilule - il a tout de même eu besoin d'un petit moment pour s'adapter à la situation -, le Québécois s'est retroussé les manches et a décidé de changer ce défi en opportunité.

«C'est sûr que c'était difficile mentalement au début d'être rétrogradé à Brampton, mais dans le fond, j'ai réalisé la valeur que tout ça pouvait m'apporter en tant que joueur, en tant que personne, comme expérience et tout ça. J'ai eu la chance de jouer beaucoup de matchs, ce qui a beaucoup de valeur pour un gardien», a indiqué Fucale.

Avec le Beast, il a disputé 46 matchs en saison régulière, affichant un dossier de 25-12-2, dont quatre victoires par jeu blanc.

Puis il y a eu l'inattendue présence en Suisse pour la Coupe Spengler. Tout s'est passé très vite, mais il a su en profiter au maximum.

«C'était tout une expérience et ça va m'aider dans le futur, c'est sûr à 100%. Après ça, j'ai même eu la chance de monter directement avec les Canadiens pour quelques jours, ce qui était aussi inattendu, mais encore une fois, c'est de l'expérience qui ne s'achète pas. C'est l'fun de pouvoir vivre des choses comme ça tôt dans une carrière et plus j'ai la chance d'en vivre, plus ça va m'aider lorsque j'aurai ma chance au prochain niveau», a-t-il souligné.

Fucale sent qu'il a une confiance renouvelée et une belle attitude puisqu'il a réussi à surmonter tous les obstacles qui se sont trouvés sur son chemin au cours de la dernière année.

«Ç'a été une année mouvementée. J'ai connu de bonnes séries et je suis content de ce qui s'est passé. Des bonnes choses, des mauvaises choses, des défis à surmonter, il y en a eu en masse l'an passé. Comme j'ai passé à travers tous les moments difficiles, ça me donne confiance en regardant vers l'avant, pour attaquer des nouvelles situations, une nouvelle saison», a-t-il mentionné.

Son rêve, son but est clair : il veut jouer pour les Canadiens. Sauf que des gardiens dans l'organisation, il y en a plusieurs et ils sont tous prometteurs. De plus, un certain Carey Price est sous contrat pour les neuf prochaines années. Comment le jeune gardien se sent-il face à cette situation?

«Je ne dirai jamais non à un défi, jamais. C'est une bonne chose pour l'organisation, mais aussi à l'interne, avec de la compétition sans arrêt. C'est pareil partout dans la LNH. C'est un défi et il s'agit vraiment d'être prêt lorsque sa chance arrive. De se préparer sans arrêt pour que quand on a ta chance, on la prend, on y va, on joue et… on arrête des rondelles», a dit l'ancien coéquipier de Jonathan Drouin chez les Mooseheads de Halifax.

Il souhaite aussi profiter du numéro 31 du Tricolore pour lui soutirer toutes les informations qui pourraient l'aider à s'améliorer.

«Il n'y a pas beaucoup de gardiens qui ont la chance d'apprendre de Carey Price. On est quelques jeunes et on a la chance de le regarder jouer, apprendre de lui, de toutes les expériences qu'il a vécues, que ce soit aux Jeux olympiques, en séries ou au retour d'une blessure. On peut apprendre de tout ça sans avoir eu à le vivre et c'est ce qu'on en fait qui va faire la différence. On peut avoir l'occasion d'apprendre, mais si on ne l'utilise pas, ne l'applique pas, ça n'aidera pas», a-t-il dit.

Fucale ne veut toutefois pas être un calque de Price.

«Je ne dirais pas que je veux le prendre comme modèle, parce qu'on peut apprendre de tout le monde. Ce n'est pas un moule dans lequel il faut entrer. Mais on sait qu'il a du succès, alors c'est sûr qu'il fait des choses de bien! C'est à moi d'aller chercher les bonnes choses qu'il fait qui vont bien avec moi, avec mon corps, avec mon jeu. Au bout du compte, c'est d'apprendre de tout le monde et d'apprendre de soi-même aussi», a-t-il ajouté.

Au début de l'été, Fucale a pris un moment pour analyser son jeu avec des membres de l'organisation et identifier ce sur quoi il devait travailler. Son objectif au cours des derniers mois était de pousser ses limites.

«Je veux arriver au camp fin prêt à continuer de progresser et  à prouver que je m'améliore et que je peux jouer au prochain niveau. C'est un processus pour un gardien. Que ce soit physique, mental ou technique, je veux vraiment toucher à chaque facette pour l'amener au prochain niveau et prouver que je mérite ma chance dans la LNH. Ce n'est pas quelque chose de facile, mais durant l'été, c'est le moment où on travaille et j'ai hâte d'arriver au camp pour montrer que je m'en vais dans la bonne direction», a conclu le jeune gardien. 

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