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Site officiel des Canadiens de Montréal

Vous ne m’y reprendrez pas

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – On ne le dira jamais assez, jouer à la maison, c’est spécial. Par contre, les joueurs des Canadiens ont appris à leurs dépens que d’être chez soi ne signifie pas nécessairement que ce sera plus facile.


Malgré des débuts de matchs survoltés, le Tricolore a connu quelques ratés devant la foule du Centre Bell, s’inclinant dans deux des trois matchs à la maison dans la série contre Washington.

« Je crois qu’au premier match des séries dans cette bâtisse, tout le monde était très excité. Nous avons connu des bons départs ici. Nous devons sortir en lion encore une fois ce soir, mais il faut garder cette énergie tout au long de la rencontre – c’est la partie difficile », a expliqué Hal Gill. « Nous avons joué avec l’énergie du désespoir lors du match 6 [contre Washington] et nous devrons jouer de la même façon ce soir.»

En tant que vétéran qui en a vu d’autres avec ses 89 matchs de séries éliminatoires, Gill tient un discours sage quant à l’apport de la foule dans une telle situation.

« C’est un énorme avantage pour nous et nous espérons en profiter. Nous devons jouer un match intelligent – il ne faut pas se concentrer uniquement sur la foule. Il y a aura des moments où les Penguins bourdonneront et la foule sera plus silencieuse, mais nous devons travailler avec ça. On ne peut pas se laisser décourager. Il faut passer au travers et utiliser la foule et le momentum qu’elle nous apporte lorsqu’elle nous encourage. »

Pour certains, l’expérience des quarts de finale contre les Capitals a apporté énormément et pas seulement sur la patinoire.

« Nous avons appris qu’il ne fallait pas rester à l’hôtel à la maison. Ça n’a pas été bénéfique pour nous » a expliqué Michael Cammalleri, démontrant bien que l’expression « chez soi » n’est valide que si c’est réellement le cas.

«C’était décourageant de revenir à la maison et de perdre ces deux matchs. Nous sommes ici avec l’expérience d’une série derrière la cravate. Nous voulons désormais tirer avantage de ces deux rencontres. Nous sommes heureux d’être à la maison et nous comprenons l’importance d’être ici – nous ne voulons pas accuser un retard de 3 à 1 encore, ça c’est certain » a laissé savoir le deuxième meilleur buteur de la LNH en séries éliminatoires.

Tom Pyatt fait partie ceux pour qui la première ronde des séries a été synonyme d’apprentissage ultrarapide et il sait que dans la métropole québécoise, le hockey, c’est important.

 «À Montréal, ça peut devenir assez fou comme ambiance. Ça a été vraiment bien de vivre l’expérience durant la première ronde, mais je crois que ça sera encore plus survolté pour la deuxième ronde. Disons que de l’avoir vécu, ça nous prépare un peu mieux aussi » a laissé savoir le jeune homme  qui à pareille date l’an dernier, regardait les séries de la coupe Stanley à la télévision sans se douter qu’il jouerait devant une foule montréalaise survoltée un an plus tard.

Avec chaque rencontre qui passe, l’ambiance dans la ville change et de plus en plus de gens se rangent derrière le Tricolore, ce que les joueurs ont notamment remarqué.

« À chaque fois, c’est de plus en plus impressionnant. On dirait que chaque soir, les gens viennent au Centre Bell en croyant voir le dernier match de leur équipe. Et voilà qu’on leur en donne un autre. Les Canadiens, c’est vraiment imprégné dans la peau des gens du Québec et c’est une fierté de pouvoir porter ce chandail », a laissé savoir Marc-André Bergeron, visiblement heureux de pouvoir jouer devant famille et amis.

« C’est une ville de hockey qui connaît ses joueurs et qui connaît le sport. Avec près de 22 000 personnes qui crient, ça ne peut pas être autre chose qu’intimidant », a confessé Bergeron.

Assez intimidant pour déranger les Penguins ? La réponse à 19h !

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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