Skip to main content
The Official Site of the Canadiens de Montréal

Vers la LNH: Mark Barberio

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le nom de Mark Barberio revient souvent dans le vocabulaire de Dan D’Astoli.

Mark Barberio [à droite], célébrant la conquête de la coupe Chrysler avec les Panthers de Lakeshore.

Et pour cause. Ce dernier a été l’entraîneur de Barberio dans les rangs Peewee, Bantam, puis Midget AAA. Aujourd’hui, il est conseiller familial auprès des jeunes qui espèrent un jour atteindre la LNH. Tout comme le jeune Mark il y a de cela environ 16 ans.

« Si j’avais le droit d’utiliser seulement un mot pour décrire Mark, je dirais que c’est un gagnant. À 11 ans, il a remporté le championnat provincial et toutes sortes de tournois », explique celui qui a été entraîneur de Barberio avec les Panthers de Lakeshore puis avec les Lions du Lac-St.Louis. « J’étais entouré de bons joueurs. Il y avait Mark, Louis Leblanc, Lauriane Rougeau et Alex Killorn. J’ai toujours été chanceux d’avoir d’aussi bons joueurs et des équipes assez puissantes. »

En effet, avec des joueurs qui ont totalisé jusqu’ici 455 matchs dans la LNH, en plus d’une récolte de l’or olympique dans le cas de Lauriane Rougeau, on ne peut le contredire.

De son côté, Barberio a également bénéficié du fait d’être entouré de la sorte, non seulement par ses coéquipiers et ses entraîneurs, mais aussi par ses parents.

« Je dis toujours qu’en arrière d’un athlète d’élite, on retrouve des parents élites. C’était le cas chez Mark. Ses parents l’ont appuyé de façon hors pair, sans toutefois jamais intervenir dans son hockey », estime celui qui a été entraîneur dans les rangs mineurs pendant 25 ans avant de finalement accrocher son sifflet dans les années 2000. « Quand il jouait au hockey mineur, il n’était jamais reconnu comme le meilleur joueur de la ligue. Non. Il faisait plutôt partie des meilleurs défenseurs. Et pourtant il est allé beaucoup plus loin que la plupart des petits gars de son âge à l’époque. »

C’est au cours de ce parcours, vers l’âge de 13 ans, que le style de Barberio s’est moulé, le jeune homme passant d’un rôle de défenseur plutôt défensif à celui de défenseur à caractère offensif, le tout à la suggestion de ses entraîneurs bien sûr.

« Il y allait toujours pour le jeu avec un très bas niveau de risque. Quand on a vu l’étendue de son talent, on a décidé qu’on voulait qu’il prenne des risques et qu’il patine avec la rondelle. Il avait un excellent coup de patin. Il l’a fait et ça l’a vraiment aidé à devenir un défenseur à caractère plus offensif », explique son ancien entraîneur. «Son éthique de travail, son comportement et son attitude étaient exemplaires. Il n’était pas seulement bon au hockey, il était aussi ordonné et avait du succès à l’école. »

Pour D’Astoli, cette réussite est le reflet pur et simple de l’effort mis par son jeune protégé à l’ouvrage et surtout de sa volonté de gagner.

« Je me souviens qu’une année, dans le cadre de deux tournois différents, nous avions été forcés de jouer trois périodes supplémentaires lorsqu’il n’y avait pas de gagnant en temps règlementaire. On jouait à trois contre trois et Mark était sur la glace une présence sur deux, avec des pauses de seulement 30 secondes », explique D’Astoli, qui utilisait Mark à profusion dans cette situation, pouvant bénéficier d’un défenseur offensif hors pair. « Entre les périodes, dans le vestiaire, il était malade. Mais chaque fois il me regardait, le pouce dans les airs, en me disant que tout allait bien et qu’il pouvait recommencer à jouer. »

Farceur dans le vestiaire, Barberio savait être sérieux lorsque la situation l'exigeait.

Si l’homme aujourd’hui à la tête d’une entreprise de conseils pour jeunes hockeyeurs se souviendra longtemps de l’impact que Barberio a eu dans sa vie, ce dernier aussi a le nom D’Astoli bien gravé dans la mémoire.

« Dan a été un de mes premiers entraîneurs et c’était un motivateur hors pair. Il préparait vraiment bien les gars pour les matchs », se remémore le numéro 45 des Canadiens au sujet de son ancien entraîneur. « Il utilisait souvent des passages de l’Art de la Guerre de Sun Tzu qu’il ramenait toujours au hockey. Je me souviens de la ligne: “If you know the enemy and know yourself, you need not fear the result of a hundred battles.” »

D’ailleurs les passages de cet ouvrage ont tellement résonné chez Barberio que ce dernier est allé se procurer le livre dès son arrivée à St.John’s avec les IceCaps, au début de la saison dernière.

« Il disait qu’il lisait tout le temps le livre et qu’il apprenait de nouvelles choses à chaque fois. J’ai donc acheté le livre dans une librairie lorsque je suis arrivé à St.John’s. Je n’ai jamais eu la chance de le lire par contre parce que je suis rentré à la maison pour la pause du temps des Fêtes et je n’y suis jamais retourné », souligne sourire en coin celui-ci qui a paraphé une entente de deux ans avec les Canadiens et qui n’est donc pas près de retourner chercher le bouquin à St.John’s, mais qui risque fort bien de faire une petite visite dans une librairie montréalaise sous peu.

Bien heureux de voir aujourd’hui Barberio évoluer dans sa cour, M. D’Astoli avoue avoir modifié un peu la fréquence de ses visites au Centre Bell.

« Les Canadiens sont allés chercher un gars qui sait comment gagner », admet D’Astoli, qui était déjà un grand partisan des Canadiens avant même la venue de son protégé. « Je suis allé voir un match aux côtés de Mme. Béliveau. J’étais à seulement quatre rangs du banc des joueurs et je voyais Mark aller sur la glace. Ça m’a vraiment procuré un bonheur intense. »

Ce bonheur, il pourra le renouveler chaque fois qu’il le voudra. Seulement qu’à venir au Centre Bell.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
Surmonter des obstacles
De l’autre côté du micro avec… Sergio Momesso 
Travail de groupe
Le train n’arrête jamais 
Prise deux
Vers la LNH – Mike Condon 
Vers la LNH: Max Pacioretty
Vers la LNH: Alex Galchenyuk
Vers la LNH : Brendan Gallagher 

En voir plus