Skip to main content
The Official Site of the Canadiens de Montréal

Vers la LNH: Greg Pateryn

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Déjà à un jeune âge, Greg Pateryn imposait par sa présence physique.

Lorsqu’il évoluait dans les rangs mineurs au Michigan, le natif de Sterling Heights a rapidement développé un penchant pour le jeu physique, impressionnant autant ses coéquipiers que son ancien entraîneur Kyle Krug.

« Greg était un jeune très, très dur, même s’il n’était pas très gros à l’époque. Il faisait mal. Il a toujours eu l’habileté d’appliquer des grosses mises en échec, et ces mises en échec galvanisaient l’équipe au complet. Il avait la mentalité d’un guerrier. J’aime ce trait chez un joueur de hockey », de reconnaître Krug, qui a été l’entraîneur de Pateryn avec les Ice Dogs du Michigan dans le niveau Atome AAA et avec HoneyBaked au niveau Pee Wee AAA au début des années 2000. « C’est ce qui le rendait si important pour notre groupe. Nos adversaires les plus dangereux à l’époque étaient les Waxers de Markham, qui pouvaient compter entre autres sur des joueurs comme Steven Stamkos et Cody Hodgson. Nous étions une équipe que personne n’aimait affronter en raison des joueurs très physiques comme Greg. »

Néanmoins, le jeu de Pateryn nécessitait plusieurs ajustements, tellement que Krug était plutôt sceptique quant aux chances du défenseur robuste de faire carrière au hockey professionnel.

« Il n’était pas nécessairement notre meilleur joueur. En général, nous avions les meilleures équipes à Detroit dans ce temps-là [aux deux niveaux]. Pour ce qui est des joueurs originaires de Detroit, il était au-dessus de la moyenne, mais dans notre équipe, il était sous la moyenne. Je crois que son plus grand défaut était son coup de patin », de confier Krug, dont le fils Torey a également porté les couleurs des Ice Dogs et de HoneyBaked et évolue aujourd’hui avec les Bruins de Boston. « Il ne l’avait pas offensivement. Il ne traversait pas la patinoire avec la rondelle, ça c’est sûr. Je ne pensais vraiment pas qu’il se rendrait jusqu’à la première division de la NCAA, encore moins jusqu’à la LNH. »

Mais Pateryn avait une bonne tête sur les épaules, d’affirmer Krug. C’est ce qui lui a ultimement permis de faire des progrès significatifs autant sur la glace qu’à l’extérieur de la patinoire.

« Il était très intelligent. Il portait beaucoup attention aux détails. Il voulait vraiment apprendre. Je me souviens d’une fête pour son anniversaire. Il a amené tous les gars de l’équipe à l’endroit où je travaillais avant, où sont fabriqués des véhicules pour l’armée américaine. Il voulait toujours tout faire d’une perspective historique. Dans son cas, tout était orienté vers l’éducation, y compris le hockey », de partager Krug, qui a vu Pateryn faire d’importants progrès sous ses ordres au fil des saisons. « Du niveau Atome à Pee Wee, sa première passe s’est beaucoup améliorée. Son contrôle de la rondelle et son coup de patin étaient aussi beaucoup mieux. Ces éléments de son jeu s’amélioraient continuellement. »

Ce n’est que quelques années plus tard, cependant, que Krug a vu à quel point son ancien protégé avait élevé son jeu d’un cran.

« Greg est allé jouer à Brother Rice au Michigan au secondaire, après son passage avec moi aux niveaux Atome et Pee Wee. Il m’a appelé lors de son année junior en 2006-2007 et il m’a dit "Je me prépare pour le tournoi All-American. Est-ce je peux venir patiner avec toi?" Je ne l’avais pas vu depuis quelques années à ce moment-là, donc lorsqu’il s’est présenté à ma porte, il avait l’air d’un monstre. J’étais vraiment surpris », se rappelle Krug en riant. « Je ne pouvais pas croire à quel point il avait changé. C’était surprenant parce que son père n’était pas du tout comme ça. J’étais très impressionné. Il avait l’air d’un adulte malgré son jeune âge. »

Pateryn agissait en tant que capitaine des Warriors cette année-là et a mérité les honneurs All-State, avant de poursuivre son cheminement dans la USHL pour une saison avec les Junior Blue Jackets de l’Ohio. Là-bas, il a amassé 145 minutes de pénalité et mené tous les défenseurs de son équipe avec 27 points en 60 parties. Quelques mois après avoir été repêché par les Maple Leafs au cinquième tour du repêchage de 2008, Pateryn a fait le saut à l’Université du Michigan où il a été réuni à ses coéquipiers de hockey mineur David Wohlberg et Robbie Czarnik.

« Je me souviens lorsque Greg et Torey [qui jouait à Michigan State] se sont affrontés au collège. Je portais peut-être un peu plus attention au jeu de mon fils durant ces parties-là, mais les mises en échec que distribuait Greg étaient mémorables. Il a donné plusieurs ecchymoses aux joueurs au fil des années », d’ajouter Krug, qui était heureux de voir les choses se placer pour Pateryn à Ann Arbor. « Je savais que s’il continuait à jouer comme ça, comme il jouait lorsqu’il était plus jeune, il aurait sa chance. Il avait la taille. Il avait la présence physique. Son jeu physique était ce qui allait le mener loin. »

Ce fut encore une fois évident la saison dernière, alors que Pateryn a complété sa troisième saison au niveau professionnel. Même s’il a passé la majorité de la saison 2014-2015 à Hamilton, il a pris profité de chacune de ses chances avec le grand club pour prouver à la haute direction du Tricolore qu’il pouvait évoluer dans la LNH à temps plein.

« J’ai des frissons lorsque je pense à ce que Greg a accompli. Je n’aurais pas pu l’imaginer. C’est incroyable. Je crois que son succès lui vient de ses bases au hockey, que ce soit par moi, un autre entraîneur, ou ses parents. Ce sont des gens incroyables. Ils sont très intelligents eux-mêmes », de conclure Krug, qui croit fermement que Pateryn continuera à monter les échelons avec le Tricolore dans les prochaines années. « C’est drôle comment de jeunes enfants deviennent des adultes. Je dois me pincer parfois. Personne, incluant moi, ne croyait que ces trois jeunes de Detroit atteindraient la LNH. Greg, Torey et Danny DeKeyser [défenseur des Red Wings]. Personne ne leur aurait donné la moindre chance d’espérer à la LNH. Mais ils ont tout fait pour y arriver. Leur désir de réussir est ce qui les sépare du reste. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

LIRE AUSSI
Vers la LNH: Alex Galchenyuk
L’attente en valait la peine

Dernières semaines pour visiter le Temple de la renommée des Canadiens

Les Canadiens s'entendent sur les modalités d'un contrat de deux saisons avec Alex Galchenyuk
 

En voir plus