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Vers la LNH: Brian Flynn

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Brian Flynn a rapidement gagné le respect de ses pairs de l’Université du Maine grâce à son talent pur et sa détermination.

Sortant d’une campagne productive avec les Junior Monarchs de la Eastern Junior Hockey League du New Hampshire en 2007-2008, le natif de Lynnfield au Massachusetts est arrivé au campus d’Orono sans bourse d’étude sous la tutelle de l’ancien entraîneur des Black Bears, Tim Whitehead, au début de la saison 2008-2009. Flynn n’a pas mis de temps à saisir cette chance et s’est rapidement imposé comme un de meilleurs éléments offensifs des Black Bears, finissant au second rang des pointeurs de l’équipe avec 12 buts et 25 points en 38 matchs, durant une remarquable première saison.

« Brian est arrivé dans une situation où on l’amenait chez nous, mais on ne savait pas à quel niveau il allait jouer ou comment il s’adapterait à l’équipe. La première saison, il a fini par jouer à l’aile avec Gustav Nyquist [deux fois finaliste au trophée Hobey Baker et membre actuel des Red Wings de Detroit] et un autre joueur nommé Spencer Abbot, un autre excellent joueur qui a passé du temps dans l’organisation des Blackhawks de Chicago et des Maple Leafs de Toronto. Nous avons réuni les trois joueurs ensemble, et ça s’est avéré être le meilleur trio de recrues de Hockey East cette année-là. Lorsque nous avons recruté Brian, nous savions que nous pouvions l’aider, mais nous ne savions pas vraiment comment. Ça n’a pas pris beaucoup de temps pour le savoir », d’expliquer Whithead, l’entraîneur de Flynn durant ses quatre années dans le Maine. « Pour mettre les choses en perspective, il a tellement bien fait à sa première année et il s’est développé tellement rapidement que je lui ai donné une bourse d’étude pour sa deuxième année. Je ne voulais pas perdre ce gars-là. »

Une bourse en main, Flynn a continué à polir son jeu, particulièrement en attaque. Pour une deuxième saison consécutive, l’étudiant en économie s’est classé au deuxième rang des marqueurs derrière Nyquist, touchant le fond du filet à 19 reprises et amassant 47 points en 39 matchs. Cinq de ces buts sont d’ailleurs survenus lors du même match, dans une victoire de 8 à 4 face au Lowell de UMass le 19 février 2010, au terme de laquelle Flynn avait égalé le record d’équipe pour le plus grand nombre de buts en une rencontre et inscrit celui pour le plus de points en un match (7).

« Brian se présente à chaque soir. C’est le genre de gars sur qui tu peux toujours compter. Il peut faire des jeux avec les meilleurs et peut jouer avec n’importe quel genre de joueur. À UMO [University of Maine in Orono], il avait le tour de marquer des gros buts à des moments importants à chaque année », se souvient Whitehead, qui a vu son ancien protégé être nommé joueur de la semaine de Hockey East deux fois en 2009-2010, en plus d’être nommé joueur du mois de février à la suite d’une récolte de 10 buts en 15 rencontres.

« Vous avez vu comment Flynny pouvait être opportuniste en séries la saison passée, spécialement lors du premier match contre Ottawa, lorsqu’il a marqué le but gagnant contre Andrew Hammond au Centre Bell. Il a été capable de pousser la rondelle avec son pied à son bâton dans un espace tellement serré et de marquer en sortant du coin. C’était son premier match en séries en carrière. Il a les habiletés en lui. Il est très talentueux », d’ajouter Whitehead, qui suit activement les progrès de Flynn dans la LNH. « Pour moi, ce n’était pas une surprise de le voir sortir une performance du genre à ce moment. Il était fier d’avoir eu cette chance à Montréal, et il voulait démontrer qu’il pouvait performer sous la pression au plus haut niveau et aider son équipe à l’emporter comme il l’a fait avec nous. »

Suivant une saison de 20 buts avec les Black Bears en 2010-2011, au terme de laquelle Flynn a remporté le trophée Len Ceglarski remis au joueur ayant démontré le meilleur esprit sportif, le produit de Pomfret School a été nommé co-capitaine – en compagnie de Will O’Neill – pour sa dernière saison à UMO en 2011-12.

« Les gars aimaient vraiment Brian. C’est la première chose [qui a mené à cette décision]. Il était prêt à recevoir les coups pour faire un jeu. C’est un gars sur qui je pouvais compter pour faire résonner le message de l’entraîneur dans la chambre des joueurs. À l’université, tu dois aller en classe et tu es très impliqué dans la communauté. À UMO, comme dans n’importe quel gros programme de hockey, tous tes gestes sont épiés, donc c’est quasiment comme du hockey professionnel. Brian était capable de faire tout ça d’une manière tellement calme. Il aidait son équipe chaque fois qu’il était sur la glace. Il a mérité son titre », de confier Whitehead. « C’est pourquoi il a gagné tant de respect, je crois, parce qu’il n’avait aucunement la tête enflée. Il était un capitaine plutôt discret, qui menait par l’exemple et qui livrait la marchandise sur la glace. Il faisait la grosse mise en échec quand c’était le temps pour donner l’étincelle aux gars, il marquait et préparait des buts, écoulait les pénalités. Il était toujours prêt à travailler. Sa persévérance et détermination faisaient de lui un joueur hors-pair. »

Flynn a continué d’impressionner son ancien patron cette saison-là, particulièrement lorsque celui-ci lui a attribué un nouveau rôle après le départ de Nyquist, qui venait de signer un contrat avec Detroit en mars 2011, laissant un trou béant à l’attaque des Black Bears.

« Flynny s’améliorait vraiment d’année en année, et sa dernière saison n’a pas fait exception. Nyquist avait signé un contrat professionnel et nous avions également perdu Tanner House, notre premier joueur de centre à ce moment-là. Brian avait joué à l’aile avec lui et Nyquist l’année d’avant. Avec ces gars-là partis, je devais bouger quelqu’un au centre. Flynn avait joué à l’aile lors de ces trois premières saisons, mais lorsque je l’ai déplacé au centre, il n’a pas déçu », de mentionner Whitehead, en référence aux 18 buts et 48 points que Flynn a amassés cette saison-là, lui permettant d’être nommé sur la première équipe d’étoiles de Hockey East et aidant son équipe à se qualifier pour le tournoi de la NCAA. « C’est impressionnant qu’un joueur puisse non seulement faire un changement comme celui-là, mais qu’il excelle se faisant. C’est impressionnant pour un gars qui a cumulé un peu plus de 150 points en carrière. Sa progression a été sensationnelle, pas seulement sur l’aspect statistique, son jeu défensif aussi. Il positionnait bien son bâton et jouait bien les angles. Il bloquait des tirs. Il envoyait la rondelle en fond de territoire aux bons moments. Il excellait dans tout ce qu’il faut pour gagner des matchs. »

Et cela inclut aussi d’inscrire le but gagnant en prolongation contre les rivaux de l’Université du New Hampshire devant 38 456 partisans au Fenway Park à Boston.

« C’est le genre de partie dont raffole Flynn. À UMO, il jouait toujours bien lors des gros matchs. Vous pouviez voir qu’il voulait la rondelle sur son bâton à des moments-clés. C’est le genre de gars qui peut jouer dans ces gros matchs, et vous savez qu’il ne sera pas intimidé par l’ampleur de l’événement », de mentionner Whitehead, dont les troupiers ont remporté le match au compte de 5 à 4 grâce au filet de Flynn en prolongation. « Je pense à ce genre de matchs, et je me souviens comment Brian est arrivé dans l’équipe sans tambour ni trompettes. Nos dépisteurs ne savaient aucunement qui il était à ce moment-là. C’était impressionnant pour nous de le voir aller de joueur qui n’avait jamais été repêché à celui qui suscitait soudainement de l’intérêt. Il a fini par signer avec les Sabres de Buffalo en mars 2012. Je sais qu’un de leurs dépisteurs, Toby O’Brien, était très intéressé par lui. »

Et avec raison. En plus d’être fiable aux deux extrémités de la patinoire, Flynn était aussi un véritable homme de fer. Après avoir manqué la deuxième partie de sa saison recrue en octobre 2008, le numéro 32 des Canadiens n’a jamais manqué une autre partie des Black Bears, disputant 152 parties consécutives.

Trois ans et demi plus tard, Whitehead ne pourrait être plus fier des accomplissements de Flynn depuis son départ de l’université. Non seulement le polyvalent attaquant s’est établi à Buffalo avant d’être échangé aux Canadiens à la date limite des transactions, mais il s’est également assuré qu’on retienne ses services pour deux autre saisons à Montréal.

« En Brian Flynn, les Canadiens ont un très bon compétiteur. Vous l’avez vu en séries. Il ne lâche jamais. Il peut tout faire. Supériorité numérique, infériorité numérique. Il peut jouer au centre, à l’aile. Il est aussi tout un patineur avec une bonne vision sur la glace. C’est un joueur complet. C’est fascinant de le voir évoluer chez les professionnels. Lorsqu’il était à Buffalo, il avait la chance de jouer, mais là il a la chance de jouer avec une équipe d’élite à Montréal. Je suis très excité pour lui. Je crois que vous avez seulement vu la pointe de l’iceberg dans son cas », de conclure Whitehead, qui a entraîné pendant 12 saisons à UMO avant de passer à Kimball Union Academy, une école préparatoire à Meridien au New Hampshire après la saison 2012-2013. « À 26 ans, il a un bon avenir devant lui parce qu’il est en forme, c’est un bon athlète et il a faim. Le talent est là, mais la détermination et le désir également. C’est ce qui est impressionnant à propos de Flynny. C’est ce qui lui a permis de gravir les échelons. »

Matt Cudzionwski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

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