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Une série, plusieurs visions

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Lorsque la série Canadiens-Sénateurs prendra finalement son envol, elle aura une signification différente pour certains joueurs du Tricolore.

DANS L’AUTRE CAMP : Lorsqu’Ottawa a éliminé Montréal au premier tour lors des séries 2013, Sergei Gonchar était du côté des vainqueurs au moment où les visiteurs ont célébré sur la patinoire du Centre Bell à l’issue du cinquième match. Même si deux années se sont écoulées et qu’il a porté les couleurs des Stars de Dallas depuis, le défenseur russe admet qu’il se rappelle très bien de la rivalité qui s’était créée et que ce sera un peu différent de représenter le bleu-blanc-rouge cette fois-ci.

« Ce sera un peu différent d’être de l’autre côté, mais en même temps, j’ai quitté une grande organisation il y a quelques années », admet Gonchar, qui a évolué à Ottawa de 2010 à 2013. « Je vais sûrement y penser un peu lors du premier match, mais nous sommes des professionnels et lorsque s’amorce la rencontre, nous devons être prêts. »

Un peu comme il le fait à Montréal actuellement, le vétéran défenseur avait comme mission d’aider et de guider les jeunes joueurs des Sénateurs au travers des rigueurs de la LNH. Ayant passé plusieurs années avec leur génération actuelle de jeunes vedettes, Gonchar n’est aucunement surpris de leurs succès.

« Je vois une grosse différence chez eux comparativement à il y a quelques années. Ils semblent avoir fait du bon travail avec les joueurs provenant du club-école et ils jouent bien dernièrement. Ils sont un groupe uni. Ils jouent bien, ils patinent bien et leur gardien est en feu », poursuit l’ancien partenaire à la ligne bleue d’Erik Karlsson. « Nous affronterons une équipe qui joue du très bon hockey maintenant et nous devrons être prêts. Ce sera une série spéciale et les partisans des deux côtés s’impliqueront. »

En vrac: Weise

BROUILLER LES CARTES : Depuis le moment où ce fut confirmé qu’Ottawa et Montréal se rencontreraient en première ronde, il semble que la majorité des prédictions favorisent les Sénateurs en raison de leur électrisante fin de campagne, même si les Canadiens ont été couronnés champions de la division Atlantique. Une situation qui ne dérange aucunement les Montréalais.

« Je suis sûr qu’ils sont pas mal confiants en leurs moyens. Lorsque vous connaissez une séquence comme ils ont eu, vous vous sentez presque invincible », souligne Dale Weise au sujet de la séquence de 23-4-4 à leurs 31 derniers matchs. « Ils ont confiance en leurs moyens et en leur gardien. Ils ne doivent pas avoir de doute actuellement. »

Face à une adversité semblable, Weise reconnait que le premier match sera encore plus important qu’à l’habitude. La partie de mercredi pourrait permettre à son équipe de donner le ton dès le début et forcer leur adversaire à s’ajuster à eux, et non le contraire.

« Le match 1 est tellement important pour nous. Nous voulons jouer notre style de jeu. C’est naturellement difficile de ne pas penser à leurs performances antérieures, mais nous sommes bons à domicile. Nous aimons la façon dont nous jouons ici et nous sommes aussi confiants en nos moyens », souligne le fougueux attaquant concernant la récolte de 58 points au Centre Bell en saison régulière, troisième plus haut total dans la LNH en 2014-2015.

ANNÉE DIFFÉRENTE, RÔLES DIFFÉRENTS : Lorsque les Canadiens ont amorcé leur long parcours en série la saison dernière, Nathan Beaulieu et Greg Pateryn s’entraînaient à Brossard avec les joueurs des Bulldogs de Hamilton, surnommés les « Black Aces ». Prêts à contribuer si la situation se présentait, Beaulieu a goûté aux séries en étant jeté dans la mêlée lors du sixième match du deuxième tour face aux Bruins. Le défenseur de 22 ans est heureux de pouvoir être avec l’équipe dès le début des séries cette saison et il croit que l’expérience acquise l’an dernier lui sera bénéfique.

« C’était très différent la saison dernière. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’ai sauté à pieds joints dans l’expérience et j’ai pris de la maturité», mentionne Beaulieu, qui a été utilisé en moyenne durant 10:46 lors des sept parties éliminatoires qu’il a disputées l’an dernier. « Je me sens beaucoup plus confortable à l’approche des séries cette fois-ci. C’est tellement exigeant. Vous devez être prêt en tout temps parce que chaque présence compte et elle pourrait changer le cours d’une série. »

Pateryn n’a pas eu la même chance que son coéquipier, mais il a toutefois été un témoin privilégié des exploits du Tricolore en assistant à tous les matchs disputés au Centre Bell. Ne sachant pas encore lorsqu’il effectuera son baptême en séries dans la LNH, le simple fait d’avoir vécu de près et d’avoir pu vivre la fièvre du printemps à Montréal l’aidera énormément lorsqu’on fera appel à lui.

« Le niveau d’intensité est tellement plus élevé et vous le ressentez immédiatement. Même lors des entraînements, tout le monde est passé à une vitesse supérieure en vue des séries. En regardant les matchs des séries au Centre Bell l’an dernier, vous voyez à quel point les joueurs sont plus intenses et plus rapides. Vous devez être en mesure de vous adapter. Si une opportunité se présente à moi, je devrai le faire aussi. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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