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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une série derrière la cravate

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Les joueurs du Tricolore connaîtront demain soir l'identité de leurs prochains adversaires.

MONTRÉAL – Ce n’était pas toujours joli, plus difficile que prévu, mais les Canadiens ont tout de même triomphé des Bruins lors d’une autre série éliminatoire. Ça vous dit quelque chose?

Cela passera probablement à l’histoire comme une autre défaite crève-cœur de Boston aux mains du Tricolore, mais après avoir été poussé à la limite de sept matchs malgré une avance de 3 à 1 dans la série, les Canadiens ont rappelé aux autres équipes du circuit de quel bois ils se chauffaient réellement.

« C’est certain que les choses ne sont pas déroulées comme nous l’avions prévue, mais nous avons continué de nous battre », a souligné Carey Price qui a signé son deuxième jeu blanc de la série. « Nous savons tous, dans ce vestiaire, qu’il n’y a personne qui va abandonner. »

Au-delà du fait que leur entraîneur-chef portait sa cravate chanceuse, les joueurs des Canadiens savaient fort bien ce qu’ils avaient à faire pour accéder à la ronde suivante.

« Tout au long de la saison, nous nous sommes créé une identité : nous travaillions fort et nous utilisions notre vitesse », a indiqué Steve Bégin qui a terminé la rencontre avec sept mises en échec. « Nous n’avions pas encore trouvé notre identité en séries. Ce soir, on l’a trouvé. »

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Quelques casiers plus loin dans le vestiaire des Canadiens, un attaquant au style quelque peu différent de Bégin abondait dans le même sens que le fougueux numéro 22.

« À un moment donné dans la série, nous avons cessé de jouer le style qui nous a permis d’être ici », a déclaré Alex Kovalev, auteur de six points au cours de la série. « Nous avons commencé à jouer comme eux et tentions de prouver que nous étions une équipe plus robuste qu’eux. Une fois que nous avons arrêté de jouer leur style de jeu, cela prend parfois un certain temps avant de retrouver son style, mais nous l’avons retrouvé ce style axé sur la vitesse. »

Après avoir laissé filer une avance de 1 à 0 après 20 minutes de jeu lors des matchs numéros cinq et six, l’heure n’était toutefois au grand discours lorsque les Canadiens ont de nouveau retraité au vestiaire avec cette même mince avance après la première période. Les points sur les « i » et les barres sur les « t » avaient déjà été ajoutés.

« Il y n’avait pas vraiment grand-chose à dire avant la deuxième période parce que ce n’était pas nécessaire. Saku a dit tout ce qui avait à dire après la sixième rencontre à Boston », a révélé Mike Komisarek. « Nous savions tous ce que nous avions à faire. Nous sommes arrivés prêts à livrer bataille et étions préparés à payer le prix pour faire le travail. »

Auteur du filet vainqueur, Komisarek, tout comme ses coéquipiers, ne voulait tout simplement pas connaître un été similaire à celui de 2007.

« On faisait face à une situation similaire à l’an dernier lorsque nous avons perdu le dernier match de la saison régulière pour être écartés des séries», a conclu Komisarek. C’était la même chose : tu gagnes et tu continues, tu perds et tu t’en retournes à la maison. Personne ne voulait retourner à la maison. »

Les Canadiens recevront plutôt leurs prochains adversaires, soit les Rangers ou Flyers, au Centre Bell à compter de jeudi.


Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com
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