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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une saison de rêve

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Déjà détentrices du championnat du calendrier régulier de la Ligue canadienne de hockey féminin, les Canadiennes de Montréal sont déterminées à compléter leur saison de rêve en beauté.

Du moment où elles ont subi cette défaite crève-cœur en prolongation lors de la grande finale de la coupe Clarkson en mars dernier, les joueuses des anciennes Stars de Montréal ont commencé à compter les jours avant que la saison 2015-2016 ne s’amorce.

Au cours des mois qui ont suivi, l’organisation montréalaise a accumulé les bonnes nouvelles avec le partenariat avec les Canadiens, le retour au bercail de possiblement la meilleure hockeyeuse au monde et le dévoilement d’un nouveau nom ainsi que d’un nouveau logo. Combinez à cela une formation qui comptait déjà sur un excellent mélange d’expérience et de jeunesse et vous obtenez une fiche de 21 victoires en 24 sorties et un premier championnat en saison régulière en deux ans pour les toutes nouvelles Canadiennes.

Malgré tous les succès qu’elles ont connus depuis le mois d’octobre, les portes-couleurs de l’autre bleu-blanc-rouge soulignent que ce fut loin d’être le fruit du hasard si elles sont rendus là où elles sont aujourd’hui.

« À chaque fois qu’on jouait un match, on voulait se défoncer et être meilleures que lors du précédent match. C’est sûr que nous avons connu une excellente saison, mais nous avons quand même subi quelques défaites. Et après ces défaites, c’est là qu’on se devait de se préparer encore plus fort et de prendre un certain recul pour réaliser ce qui s’est passé. Mais après chacune de nos trois défaites, nous avons rebondi immédiatement avec une victoire », mentionne Marie-Philip Poulin, lauréate de l’Angela James Bowl – remis à la meilleure pointeuse de la LCHF en saison régulière – avec 46 points, deux de plus que sa coéquipière et compagnonne de trio, Ann-Sophie Bettez.

Marie-Philip Poulin (CHC – François Lacasse)

« Je connaissais déjà les filles qui jouaient ici et j’avais joué dans la ligue il y a quelques années avant d’aller à l’université », poursuit celle qui a passé les quatre dernières années dans la NCAA à Boston. « J’étais très heureuse de revenir à Montréal. Le calibre de jeu était très élevé et ça m’a permis de jouer devant ma famille et mes amis. Il y a eu un peu d’adaptation au début c’est sûr mais ça c’est très bien fait avec l’équipe que nous avons ici. »

Si Poulin a fait flèche de tout bois à sa première saison complète dans le circuit, elle est loin d’être la seule qui a brillé de tous ses feux au cours des derniers mois. Pour la deuxième fois de l’histoire de la LCHF, les quatre premières pointeuses provenaient de la formation montréalaise : soit Poulin avec 46 points, Bettez avec 44, Kim Deschênes avec 33 et Caroline Ouellette avec 32. C’est dons sans surprise que les Canadiennes ont terminé au premier rang avec 114 buts marqués, 17 de plus que l’Inferno de Calgary au deuxième rang à ce chapitre.

Mais si elles n’ont pas eu de problèmes à faire scintiller la lumière rouge, les Canadiennes n’ont pas lésiné sur le jeu défensif en n’allouant que 36 buts en 24 rencontres, également un sommet dans la Ligue cette saison.

« Quand tu as des filles comme Ann-Sophie, Caro, Poulin – je pourrais nommer toute l’équipe parce que tout le monde contribue – devant toi, c’est toujours plus facile de jouer quand tu prends une avance de quatre buts rapidement. Nous avons souvent été dans des zones de confort que j’essaie d’éviter de mon côté. Oui j’ai une bonne équipe devant moi, mais il faut quand même que je fasse mon travail », admet Charline Labonté, qui a terminé au premier rang chez les gardiennes dans plusieurs catégories dont les victoires (17), les jeux blancs (5), la moyenne de buts alloués (1,52) et le pourcentage d’arrêts (0,925). « Oui mes statistiques ont été bonnes, mais je peux parfois réussir un blanchissage sans nécessairement croire que j’ai été bonne. Des fois je peux être plus contente après avoir alloué trois buts. Ce qui m’importe plus c’est la façon dont je me comporte devant le but ainsi que ma préparation mentale et physique. »

Kim Deschênes (Getty Images)

En plus d’avoir enregistré une augmentation de 80 % au niveau de l’assistance annuelle à leur domicile de l’aréna Étienne-Desmarteau, les Canadiennes se sont fait de nouveaux admirateurs un peu partout cette saison en disputant quelques matchs locaux dans des endroits pleins à craquer comme le Complexe sportif Bell de Brossard et l’aréna de Boisbriand. De plus, la vague bleu, blanc et rouge a pris d’assaut le Match des étoiles de la LCHF alors que neuf joueuses de la troupe de Dany Brunet étaient de la partie au Air Canada Centre de Toronto, un sommet dans la Ligue.

Mais s’il y a un événement qui a permis aux Canadiennes de faire parler d’eux encore plus cette saison ce fut lorsqu’elles ont été choisies pour participer à un match hors-concours sur la glace du Gillette Stadium de Foxborough, dans le cadres des festivités entourant la Classique Hivernale. Le simple fait d’avoir été de cette célébration du hockey demeurera gravé dans leur mémoire pendant longtemps.

« Ça a été expérience incroyable qu’on a pu vivre en équipe. Ce fut des journées magiques où nous avons été traitées aux petits oignons par la LNH. On espère que ça devienne un événement annuel. Ça a été un feeling incroyable de jouer sur la même patinoire que les joueurs de la LNH devant quelques milliers de partisans », atteste l’attaquante Kim Deschênes, qui a écrit une page d’histoire en inscrivant le tout premier but de la Classique Hivernale féminine en déjouant Brittany Ott en première période. « Le fait que j’ai marqué notre seul but du match a été la cerise sur le sundae. »

Charline Labonté (CHC – François Lacasse)

Si la finale de la coupe Clarkson 2016 ne sera disputée que le 13 mars prochain, les Canadiennes devront avant tout se frotter aux Furies de Toronto avant d’espérer obtenir une chance de soulever la précieuse coupe pour une première fois depuis 2011-2012. Même si les Montréalaises ont enlevé les honneurs des six duels face aux Torontoises en saison régulière, elles savent qu’elles ne devront aucunement sous-estimer leurs adversaires, qui comptent notamment sur la redoutable Nathalie Spooner dans leurs rangs.

« Ça va être une guerre en fin de semaine parce que les deux équipes veulent atteindre le même objectif. Il faudra prendre ça un match à la fois. On ne sait pas à quoi s’attendre. On va donner le meilleur de nous-mêmes », conclut Deschênes au sujet des rencontres qui seront disputées à Montréal et à Brossard le week-end prochain. « Même si c’est un deux de trois, il faudra jouer comme s’il n’y a pas de lendemain. »

Pour plus de détails concernant le parcours en séries des Canadiennes, visitez le www.lescanadiennes.com ou suivez les sur Twitter (@LesCanadiennes).

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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