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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une présence sentie

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Après avoir passé cinq semaines sur la passerelle de presse, Greg Pateryn démontre qu’il a sa place à la ligne bleue des Canadiens.

Le défenseur de 25 ans connait de bons moments depuis qu’il a fait ses débuts en saison régulière le 14 novembre contre l’Avalanche du Colorado, apportant à Michel Therrien une présence physique en défensive en l’absence de son coéquipier plutôt physique Alexei Emelin. Pateryn a cumulé 18 mises en échec à ses cinq derniers matchs, présentant également un différentiel en presque 14 minutes sur la patinoire par rencontre.

«J’aime le jeu physique. Ça fait partie de mon style de jeu. C’est ce qui me permet de m’imposer dans le match. Quand les choses se corsent un peu, d’être impliqué physiquement m’aide », révèle Pateryn, qui compte 68 mises en échec à sa fiche en 25 matchs depuis ses débuts avec les Canadiens en 2012-2013.

Cet aspect particulier de son jeu a été mis de l’avant particulièrement lors de la série de deux rencontres avec les Islanders de New York. Le défenseur originaire de Sterling Heights au Michigan a asséné tout un coupe d’épaule à John Tavares vendredi soir à Brooklyn, avant d’envoyer Calvin De Haan choir sur la glace du Centre Bell dimanche.

Il apparaît clair que le penchant pour l’aspect physique du défenseur de 6-pieds-2 et 223 livres plaît grandement à l’entraîneur-chef des Canadiens.

«Greg amène une présence défensive à notre groupe de défenseurs. C’est sûr. Son jeu est sans équivoque. Il avait la chance de jouer. Il était très bien préparé. Il travaillait dur à l’entraînement. Il a une bonne attitude et lorsqu’il a eu la chance de jouer, il en a certainement tiré profit», mentionne Michel Therrien, qui a toujours apprécié l’attitude de Pateryn sur et hors de la glace. «Il est solide. Sa prise de décision est rapide et ne laisse pas de place à l’incertitude. S’il a dû patienter avant d’être de la formation, c’est simplement une question de circonstances. »

Après le match numéro 15 du calendrier, les Canadiens ont décidé d’envoyer Pateryn à St. John’s pour lui faire jouer quelques matchs et le préparer pour la suite des choses. Si le diplômé de l’Université du Michigan n’a pas obtenu ses meilleurs résultats avec la troupe de Sylvain Lefebvre – il a présenté un différentiel de moins-6 – le temps passé avec les IceCaps lui a permis d’avoir toute la préparation nécessaire pour venir aider les Canadiens de la bonne façon.

«Ça peut parfois être difficile mentalement de regarder de loin, mais tu dois t’y faire. C’est certain que tu ne seras pas mis sous les projecteurs dès le début. C’est la réalité de cette situation. Je m’y attendais », avoue Pateryn qui a également obtenu 10 tirs au but lors de son passage à Terre-Neuve. «C’est dur d’être laissé de côté plus longtemps que ce à quoi tu t’attendais, mais il faut être professionnel et rester prêt. »

C’est exactement ce que l’ancien choix de cinquième ronde des Maple Leafs, à qui il n’a appartenu que quelques jours, a fait aux côtés de Tom Gilbert.

«Nous avons eu une chimie dès le départ. Maintenant qu’on joue plus souvent ensemble, on communique encore mieux et on se trouve plus facilement sur la glace », concède Pateryn, qui tente d’en apprendre le plus possible de la part du vétéran de 10 saisons dans la LNH qu’est Gilbert. «C’est amusant de jouer avec lui. Il est vraiment fiable. J’ai beaucoup appris en sa présence. »

Ça inclut le choix des moments où appuyer l’attaque, facteur qui a permis aux Canadiens d’être une menace offensive constante jusqu’ici. Si Pateryn a pour l’instant été tenu à l’écart de la feuille de pointage, ce n’est pas faute d’avoir essayé.

«Michel met l’emphase sur l’importance d’être responsable d’abord et avant tout dans notre zone. Ensuite il faut avoir la sortie à quatre hommes. Quand tu as ce quatrième gars qui appuie l’attaque, ça déstabilise l’autre équipe », précise Pateryn qui a obtenu trois tirs au but contre les Islanders dimanche soir. «Les attaquants font un excellent travail pour remplir le vide laissé quand on se porte à l’attaque. Ils prennent bien soin de la rondelle parce que s’ils la perdent, ça peut créer un surnombre de l’autre côté. »

En jouant selon ses moyens puis en répondant aux attentes de ses entraîneurs et de ses coéquipiers, Pateryn a gagné le respect de tout le monde.

«Les gars [comme Pateryn ou Jarred Tinordi] comprennent la situation actuelle. Je leur en ai parlé. Il y a des raisons pour lesquelles ils sont moins souvent utilisés », conclut Therrien. «Ce sont de bons coéquipiers. Ils sont patients et ils travaillent fort. Quand tu as la bonne attitude, tu fais des progrès. Greg Pateryn en est un excellent exemple. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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