Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Une première encore plus savoureuse

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – La première victoire de Ben Scrivens dans l’uniforme des Canadiens avait un petit quelque chose d’encore plus spécial.



Depuis son acquisition par le Tricolore le 28 décembre, cela n’a pas été de tout repos pour Ben Scrivens avec sa nouvelle équipe. Catapulté à Montréal pour aider à pallier à la perte de Carey Price, le vétéran de 29 ans était plus qu’heureux de quitter l’organisation des Oilers d’Edmonton et de retrouver la LNH après avoir passé les premiers mois de la saison dans la Ligue américaine.

Toujours en quête de son premier gain après avoir subi la défaite à ses quatre premiers départs avec les Canadiens, malgré de bonnes performances, Scrivens a obtenu samedi après-midi une nouvelle opportunité de briser la glace, contre son ancienne équipe de surcroît. Alors que son équipe actuelle éprouve de nombreuses difficultés depuis son arrivée, la victoire de 5 à 1 à laquelle il a fortement contribué tombait à point pour plusieurs raisons.

« La chose la plus importante est que nous avons mis la main sur la victoire. Nous sommes actuellement dans une mauvaise séquence actuellement, espérons que nous pourrons bâtir de cette victoire. C’est tout ce qui m’importe », admet Scrivens, qui a stoppé 20 des 21 tirs dirigés vers lui dans la victoire de samedi. « Vous vous présentez et vous tentez simplement d’arrêter des rondelles qui sont décochées vers vous. C’est tout ce que vous pouvez contrôler. Si ça peut donner de l’énergie à l’équipe, tant mieux. Dans le cas contraire, vous continuez d’essayer de le faire. Personnellement, c’était bien de se mettre dedans tôt dans la rencontre. »

Alors qu’il a donné le ton à la rencontre dans les premières minutes en s’illustrant à plusieurs reprises face aux dangereux attaquants d’Edmonton, le fait qu’il a démontré qu’il était prêt dès le départ a donné confiance à ses coéquipiers. Ces derniers l’ont remercié en inscrivant plus de trois buts pour une première fois à ses cinq premiers départs à Montréal et lui permettant d’avoir une plus grande marge de manœuvre.

Malgré les circonstances spéciales, le vétéran de six saisons dans la LNH ne voulait pas trop donner d’importance au fait que son premier gain à Montréal a été remportée face à son ancienne équipe. Ayant passé un peu plus qu’un an et demi dans l’organisation albertaine, Scrivens n’est pas amer face à son ancienne équipe. Bien des choses ont changé chez les Oilers au cours de son séjour avec eux, mais s’il n’est pas rancunier face à cette situation, il aurait aimé qu’on lui démontre un peu plus de respect dans la façon que les choses se sont terminées à Edmonton.

En vrac : Scrivens
« S’il y a de l’amertume, c’est plus de la façon que j’ai perçu qu’on m’a enseveli [dans les mineures]. De se faire rétrograder sans avoir de visa et de ne pouvoir rien faire durant trois semaines avant d’être utilisé que très rarement. J’ai disputé 57 rencontres dans la LNH la saison dernière et on dirait que ça jouait contre moi. Il y a de nouveaux dirigeants là-bas. Au bout du compte, c’est une business », atteste Scrivens, qui avait été confiné au club-école des Oilers à Bakersfield à l’aube de la saison. « Est-ce que je savais à quoi m’attendre aujourd’hui? N’importe qui peut tirer à n’importe quel moment. Donc quand vous tentez de prédire d’avance où ils viseront, vous êtes dans le trouble. Il faut simplement y aller un tir à la fois. »

Alors que le Tricolore complètera dimanche son traditionnel programme double du week-end du Superbowl avec une autre rencontre en après-midi, cette fois face aux Hurricanes de la Caroline, l’occasion pourrait être belle de faire confiance de nouveau à Scrivens. Confessant qu’il apprécie ces duels plus tôt dans la journée – contrairement à d’autres qui ne veulent pas déroger à leur routine – le renvoyer dans la mêlée suite à sa meilleure prestation depuis son arrivée pourrait être tentant. Interrogé à ce sujet, l’entraîneur-chef Michel Therrien a plutôt préféré faire durer le suspense.

« Vous le saurez dimanche », a-t-il conclut, sourire en coin.

À suivre…

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com

VOIR AUSSI
Faits saillants: Canadiens-Oilers
Le temps qui passe
Rester unis
Se serrer les coudes 
Un nouveau départ 

En voir plus