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Une machine bien huilée

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Lorsque Carey Price arrivera au camp d’entraînement, il ne portera pas le poids associé à tous les trophées remportés en juin sur ses épaules. C’est Stéphane Waite qui le dit.

Waite, qui amorce sa troisième campagne aux côtés du récipiendaire des trophées Hart, Vézina, Jennings et Ted Lindsay, insiste sur le fait que Price est fin prêt à reprendre du service pour espérer mener les Canadiens à la Terre promise du hockey en 2015-2016.

«Il échangerait tous ces trophées pour une coupe Stanley n’importe quand. C’est une certitude. De gagner la coupe est le plus important pour Carey. Je sais que ça lui fait plaisir d’avoir remporté ces honneurs individuels et je suis fier de lui, mais tout ce qu’il veut, c’est la coupe. Il veut tellement gagner. C’est un individu qui déteste perdre», mentionne Waite qui a trois décennies d’expérience en tant qu’entraîneur – et deux bagues de la coupe Stanley. «C’est ce qui le rend si bon. Quand tu détestes quelque chose, tu vas tout faire pour l’éviter. Je croyais être le gars détestant le plus perdre au monde, mais Carey n’est pas loin. »

Selon Waite, cette haine de la défaite fait partie des qualités qui ont mené Price au statut de superstar de la LNH au cours des dernières années. D’avoir un incroyable naturel et une force mentale hors de l’ordinaire ont permis au gardien de vivre cette ascension fulgurante.

«Sa capacité à rester concentré pour faire les bonnes choses et à rester calme durant les matchs m’a toujours impressionné. Les joueurs adverses peuvent foncer au filet autant qu’ils le veulent pour le déconcentrer, rien ne l’affecte. Il est tellement fort mentalement. Il est toujours concentré sur le prochain tir et puis sur le tir suivant. C’est tout. C’est très spécial », louange Waite qui a également eu comme poulains Corey Crawford, Antti Niemi, Nikolai Khabibulin et Patrick Lalime au cours des années. «Il a la mémoire très courte, ce qui est d’une importance capitale pour un gardien. C’est pour ça qu’on repart de zéro de nouveau. L’an dernier ne veut rien dire. On n’en parle jamais. On se fout des statistiques et des chiffres. C’est notre approche avec lui. Carey adore cette façon de penser. On amorce une nouvelle saison et l’objectif est d’être encore meilleur. »

Ce qui met en lumière une question pertinente : comment un gardien comme Carey Price peut devenir meilleur qu’il ne l’est déjà? Ça semble un mystère difficile à percer, mais Waite insiste sur le fait qu’il y a toujours place à l’amélioration, même chez les professionnels les plus talentueux.

«Parfois les gens me demandent s’il y a des aspects à améliorer dans le jeu de Carey. Non, il n’y a rien en particulier. On veut seulement l’améliorer sur tous les aspects. On veut le rendre meilleur en travaillant sur ses forces. C’est toujours possible de s’améliorer. C’est notre seul objectif », proclame Waite qui a vu Price accumuler 78 victoires en saison régulière, 15 jeux blancs et une moyenne de 2,14 buts alloués au cours des deux dernières saisons. «Sa préparation d’avant-match est excellente. Il est techniquement très bon et il est en forme. C’est tout un athlète et il prend ça au sérieux. C’est facile de travailler avec un joueur comme lui. C’est le meilleur au monde et il travaille pour que ce soit le cas. Il a tout pour lui. »

Cette kyrielle de qualités compte également le fait qu’il mène par l’exemple et qu’il est un joueur vers qui ses coéquipiers se tournent pour être motivés et inspirés au cours de la saison.

«La meilleure façon qu’un gardien soit un leader, c’est de la façon que Carey se prépare pour chaque match. C’est le meilleur exemple possible. Les gars voient sa façon de pratiquer, de s’entraîner et de se concentrer pour chaque départ. Il est à l’aréna tous les jours, même quand c’est congé. Il prend soin de son corps, vient se faire traiter ou encore fait des sessions de vidéo. Il fait toujours quelque chose pour s’améliorer », mentionne Waite qui ne tarit pas d’éloges lorsqu’il est question de l’éthique de travail de son gardien. «Et il se bat, il se bat jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière seconde. C’est le message qu’il envoie aux autres gars aussi. Ton langage corporel sur la glace est important, ça fait partie de ta capacité à être un bon leader. Carey est bon pour ça. »

Et c’est exactement pour ça, en plus d’être solide soir après soir, qu’il évoque l’admiration auprès de ses pairs.

«Il n’y a rien de faux avec Carey. Il n’essaie pas d’être sous les projecteurs en tout temps. Il n’est pas confortable avec ça. C’est un vrai gars d’équipe. Certains gars font juste le dire, mais avec lui, c’est vrai. Tout ce qu’il veut faire c’est de faire partie de cette équipe et de gagner », de conclure Waite. «C’est pour ça que ses coéquipiers l’aiment tant. Il est respecté dans le vestiaire. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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