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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une leçon enrichissante

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Pour les joueurs des Bulldogs qui sont à Montréal durant le parcours en séries des Canadiens, cette expérience pourrait s’avérer capitale dans leur progression.

Lorsque la saison du club-école du Tricolore a pris fin le 19 avril, la majorité des joueurs sous la gouverne de Sylvain Lefebvre ont vidé leur casier et quitté Hamilton avec l’idée d’amorcer leur préparation estivale dans quelques semaines. Mais pour dix d’entre eux, il n’était pas question de sortir immédiatement les bâtons de golf puisque le grand club leur a demandé de les rejoindre et de poursuivre l’entraînement avec eux, en plus de venir vivre la frénésie qui s’est emparée de la ville depuis le début des séries éliminatoires.

À pareille date l’an dernier, Michaël Bournival faisait partie de ce groupe qui a été invité à Montréal afin de voir de leur propre yeux à quel point les matchs de la LNH en séries sont différents de ceux disputés en saison régulière. Lorsque le Tricolore a amorcé son actuel parcours il y a deux semaines face au Lightning, Bournival n’était pas assis sur la passerelle de presse, mais plutôt sur le banc des Canadiens à attendre son tour pour sauter sur la patinoire. Si plusieurs joueurs de 21 ans ont été intimidés à l’approche de leur baptême en séries, ce n’était pas le cas pour Bournival puisque son expérience du printemps précédent lui avait été fort utile.

« Dans toutes les ligues, quand t’arrive en séries, le niveau de jeu monte d’un cran. C’est beaucoup plus rapide et beaucoup plus physique », confirme Bournival, qui a disputé une campagne chez les Bulldogs 2012-2013 avant de faire son entrée dans la LNH cette saison. « Je l’ai vu l’an passé quand j’étais ici avec les autres joueurs des Bulldogs. J’ai vu comment ça se passait sur la glace et j’étais très attentif. Cette année, j’étais vraiment prêt et je savais comment me préparer avant chaque match. »

Parmi le groupe qui a été dépêché en ville dernièrement, quelques anciens coéquipiers de Bournival à Hamilton espèrent faire comme l’actuel numéro 49 du Tricolore et utiliser cette opportunité comme possible tremplin lorsque viendra leur tour d’aider les Canadiens en séries, là où sont séparés les hommes des enfants.

Nathan Beaulieu a disputé 17 matchs avec le Tricolore en 2013-2014.

« C’est tellement différent de regarder du hockey des séries en personne que si vous le regardiez à la télévision. En observant Montréal jouer en première ronde, vous apprenez beaucoup de choses juste en regardant la rencontre à partir de la galerie de presse », explique le défenseur Nathan Beaulieu, qui a disputé 17 matchs avec les Canadiens en saison régulière, amassant deux points au passage. « Vous réalisez vraiment l’importance du hockey des séries. Pas seulement sur la glace, mais en vivant l’atmosphère de ce que sont vraiment les séries dans la LNH.

« J’étais également ici l’année dernière et l’atmosphère est un peu différente en raison de cette grosse victoire en première ronde », poursuit Beaulieu, au sujet de l’expérience similaire qu’il avait vécue en avril 2013, suite à sa première saison chez les professionnels. « C’est amusant, il y a une frénésie en ville qui vous fait vouloir encore plus d’être sur la glace avec les autres. »

Bien qu’ils s’entraînent eux aussi au Complexe sportif Bell de Brossard, il n’y avait aucun contacts entre les joueurs des Bulldogs et ceux du Tricolore, bien que leurs deux vestiaires ne sont séparés que de quelques mètres. Toutefois, une nouvelle initiative est venue changer les choses cette année. Dans le but d’aider les membres du Tricolore à demeurer alertes durant leur longue pause avant leur confrontation face aux Bruins en deuxième ronde, un match intra-équipe, impliquant également ces « Black Aces » a été organisé, leur permettant de vivre d’un peu plus près le hockey du printemps dans la LNH.

« Vous pouvez en apprendre beaucoup juste en étant ici. Vous ressentez vraiment ce qu’est le hockey des séries. Il y a une énorme différence au niveau de l’intensité, du rythme, de tout. Je travaille pour être prêt. Juste être ici est très cool », admet Greg Pateryn, qui a remporté le titre de défenseur de l’année chez les Bulldogs suite à une récolte de 15 buts et 34 points en 67 rencontres. « C’est toujours bien de savoir qu’on pourrait compter sur vous au cours des prochaines semaines ou à un autre moment. C’est bon pour la confiance. Tout le monde qui est ici le mérite. »

Habitués de jouer des rôles importants au sein de toutes les équipes qu’ils ont représentées depuis leurs débuts au hockey, Beaulieu et Pateryn sont placés dans une situation différente actuellement en étant confinés à des rôles de spectateurs. Ils savent que c’est une situation hors de leur contrôle et qu’ils doivent attendre leur tour. Mais le fait de pouvoir simplement observer ce qui se passe sur la glace leur permet d’être encore plus que de simples gérants d’estrades.

Greg Pateryn a été nommé défenseur de l'année chez les Bulldogs cette saison.

« Vous ne pensez pas regarder le jeu différemment, mais dans votre subconscient vous le faites », atteste Pateryn, qui a été rappelé par le Tricolore à une reprise en 2013-2014, mais qui avait disputé trois rencontres avec le grand club en 2012-2013. « Vous remarquez continuellement des choses différentes même si vous ne recherchez pas ces différences. »

Beaulieu est du même avis. Ayant passé plusieurs semaines dans l’entourage des Canadiens au cours des derniers mois, le défenseur originaire de Strathroy, en Ontario, a lui-même vécu quelques moments difficiles sur la patinoire qui l’ont fait grandir. Pouvant maintenant étudier encore plus en profondeur les situations de jeu critiques qui se répètent à chaque match et dans chaque confrontation depuis le début des séries, cette expérience permettra à Beaulieu d’éviter certains pièges quand son tour viendra.

« Chaque présence est tellement importante. Lorsque vous regardez la série Montréal-Tampa Bay, un joueur est pénalisé dans les deux dernières minutes de jeu en troisième période et leur saison prend fin du même coup », souligne Beaulieu. « Vous regardez des petites choses comme ça et c’est là que vous voyez à quel point chaque présence et chaque moment est crucial. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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