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Une histoire de passion

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – La passion du hockey. Voilà un des éléments importants qui est sorti des discussions autour du Sommet du Hockey Québécois.


Quelques anciens joueurs de la LNH faisaient partie du groupe de gens présents lors des conférences. Bobby Smith, Stephan Lebeau, Donald Audette, Guy Carbonneau, Luc Robitaille faisaient partie des gens qui ont prêté une oreille avisée aux discussions de la journée.

Appelé à discuter sur le sujet du développement des jeunes joueurs, Luc Robitaille a décrit l’importance de la passion dans le hockey.

«C’est important que les jeunes aient du plaisir à aller à l’aréna et à joueur au hockey. Quand j’avais un entraînement à 6h du matin, j’étais debout à 4h. Si vous avec de la difficulté à réveiller votre enfant pour aller à la patinoire, il y a un problème », a lancé d’entrée de jeu le membre du Temple de la renommée du hockey qui y est allé d’un exemple concret pour expliquer ce qu’est, justement, cette passion.

«Tout le monde me disait que je ne patinais pas vite. J’avais 38 ans et j’essayais encore d’améliorer mon coup de patin. C’est peut-être un peu tata, mais c’est vrai. Après les entraînements, je pratiquais mon coup de patin, mes départs », a confessé Robitaille. «Et je n’ai jamais vu ça comme du travail. C’est important que ce soit quelque chose qui te passionne.»

L’ancien joueur et entraîneur de Canadiens Guy Carbonneau était également présent au Sommet et il a une idée bien arrêtée sur la façon dont les jeunes devraient approcher le hockey.

«Il faut que les changements s’opèrent dans un plus bas niveau. Il y a des jeunes de huit ans qui pratiquent des systèmes et qui n’ont qu’une idée en tête, gagner. Je donnerais le même temps de glace à tout le monde. Je crois qu’on décourage les jeunes beaucoup trop tôt et on ne leur permet pas de se développer à leur plein potentiel », a laissé savoir Carbonneau. «Nous ne sommes pas assez patients parce qu’on recherche les performances et l’excellence, même en bas âge. On a souvent tendance comme parent à voir le gros montant d’argent au bout de la ligne. On regarde Wayne Gretzky, on regarde Sidney Crosby et on se dit que nos enfants sont capables de faire la même chose. Mais il faut commencer par les développer avant de commencer à penser à ces choses là.»

Le nouvel entraîneur des Bulldogs de Hamilton, Clément Jodoin, dénonce le fait que le hockey est devenu un sport moins accessible qu’auparavant.

«Le hockey est devenu un sport de riches. Une paire de patins, ça tourne autour de 400$, un bâton autour de 200$. Avec la conjoncture économique, c’est peut-être plus facile d’acheter une paire de souliers de course et d’aller jouer au soccer. On perd des joueurs», a expliqué Jodoin.

Un consensus existe : peu importe la situation financière, la passion doit revenir dans le hockey, surtout chez les jeunes.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.


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