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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une aide de plus pour le Rocket

Maurice Richard obtient une mention d'aide de plus après la numérisation par la LNH de toutes feuilles de match depuis 1917-1918

par Dan Braverman, traduit par Vincent Régis @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - La saison régulière du Tricolore ne s'amorce peut-être que jeudi, mais la Ligue lui a déjà donné une mention d'aide.

À Maurice Richard. En 1945-1946.

C'est parce que, comme l'a rapporté Bill Beacon, la LNH a récemment complété une numérisation massive de ses statistiques historiques, menée par le statisticien en chef Benny Ercolani. Le projet a permis à la Ligue de compiler les données de matchs jusqu'à la toute première saison, en 1917-1918, alors qu'ils ne l'étaient que depuis 1987-1988 jusqu'à tout récemment.

En fait, la mention d'aide mentionnée ci-haut était celle du Rocket depuis le début.

Début novembre 1945, dans un match contre les Bruins de Boston, Hector «Toe» Blake marque son deuxième but de la soirée à 10:15 de la deuxième période, sur une passe du no. 9. Lorsque la feuille de match est enregistrée dans le registre de la Ligue, l'écriture manuscrite est mal interprétée et la mention d'aide est octroyée au coéquipier de Richard.

«On avait ces grands livres où on retranscrivait l'information [des feuilles de match]. Lorsqu'ils ont retranscrit celle-là, au lieu de donner la mention d'aide à Richard, ils l'ont donnée à [Émile «Butch»] Bouchard, a expliqué Ercolani, qui a joint la Ligue en 1976.

«C'est pourquoi il y avait contradiction. Nous avons trouvé cette erreur en fouillant chaque but.»  
Ainsi donc, 57 ans après son dernier match dans la LNH, le Rocket a ajouté un point à sa fiche, ce qui porte son total en carrière à 544 buts et 422 mentions d'aide pour 966 points.

La nouvelle passe de Richard est l'un des nombreux changements apportés aux fiches des joueurs, résultat des efforts de numérisation qui auront pris six ans à compléter, dont la moitié uniquement pour l'entrée de données.

Ercolani et son équipe ont conduit leur analyse en analysant chaque feuille de match - oui, les copies originales - et en entrant les données numériquement. S'il y avait contradiction, par exemple en raison de la difficulté à lire l'écriture, les chercheurs comparaient les fiches avec les sommaires dans les journaux pour en venir à une conclusion. L'homme responsable des statistiques assure qu'absolument tout a été vérifié minutieusement.

En plus de la mention d'aide ajoutée au membre du Temple de la renommée des Canadiens, plusieurs autres joueurs du Tricolore ont vu leurs statistiques être quelque peu modifiées. Ken Reardon a donc «joué» 12 matchs de plus en 1940-1941. Howie Morenz a obtenu trois mentions d'aide de plus en 1929-1930. Serge Savard (1970-1971) et Guy Lafleur (1978-1979) ont été crédités d'un but gagnant de plus chacun, tandis que Charlie Hodge a obtenu trois victoires de plus en 1966-1967 - aux dépens de Lorne «Gump» Worsley. Et la liste continue.

Ercolani a pu compter sur une énorme équipe pour accomplir le travail, dont l'aide de certains historiens d'équipe - Carl Lavigne, des Canadiens, par exemple - lorsque sa propre information n'était pas concluante. Il a aussi dû s'assurer des services du département informatique de la Ligue pour aider à intégrer les données qui n'étaient pas compatibles avec les paramètres actuels de la Ligue.

«Il y a eu tellement de changements de règlements au cours des années. Pendant une saison, ils donnaient des pénalités de trois minutes. Le système actuel ne nous permettait pas d'intégrer ce genre de données. On a dû s'ajuster, a raconté Ercolani, qui a aussi reconnu le bon travail de ses prédécesseurs et des anciens dirigeants de la Ligue pour préserver toutes ces données historiques.

«Il y avait des périodes de prolongation de 20 minutes, trois ou quatre passes sur certains buts, des choses comme ça.»

L'équipe a également découvert ce qu'Ercolani croit être la première fois où un joueur - Modere «Mud» Bruneteau, des Red Wings de Détroit - a obtenu deux tirs de pénalité dans le même match, en 1938. À ce moment, le règlement venait d'être changé : une punition à un gardien donnait automatiquement un tir de pénalité. Dans ce cas particulier, il est faussement écrit que le gardien a purgé sa punition au banc des punitions. La situation a été corrigée et l'histoire dit maintenant que Bruneteau a bel et bien obtenu un tir de pénalité. 

D'autres statistiques, comme les points en avantage numérique et le pourcentage d'arrêts, n'étaient pas numérisées avant 1980 et sont maintenant dans le système. Les photos de profil des joueurs, si elles étaient disponibles, ont également été ajoutées à leur fiche en ligne.

L'entrée de données et la vérification maintenant complétées et l'information disponible sur NHL.com, Ercolani rêve maintenant de ce qui s'en vient pour la suite.

«On a démarré ce projet pour les fans, c'est la raison principale. Maintenant, ils ont les outils, ils peuvent tout trouver sur NHL.com. Ce sera le fun pour eux, a dit Ercolani, qui aimerait comme prochain projet pouvoir lier des faits saillants à de vieilles feuilles de match.

«Le commissaire voulait qu'on préserve toute cette information et qu'on la fasse vivre pour que les fans puissent consulter les sommaires de match.»

«On doit beaucoup à tous les gens qui étaient ici avant nous. S'ils n'avaient pas fait tout ce qu'ils ont fait au cours des années, on n'aurait pas toute cette information. Je suis fier quand je vais sur NHL.com maintenant et que je vois tous ces chiffres qui étaient auparavant de simples tirets», a-t-il conclu.

Les passionnées de statistiques peuvent maintenant se rendre sur NHL.com/stats et commencer à chercher.

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