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Un saut plus rapide que prévu

Michael McNiven ne pensait pas jouer à Laval si rapidement à son arrivée chez les professionnels

par Joanie Godin @CanadiensMTL / canadiens.com

LAVAL - Michael McNiven était loin de se douter qu'après seulement quelques semaines chez les professionnels, il se retrouverait avec le poste de gardien numéro un dans la Ligue américaine.

Mais en raison de toutes les blessures qui ont affligé les gardiens de l'organisation des Canadiens, le jeune de 20 ans a rapidement monté les échelons, qui l'ont mené au Rocket de Laval.

«C'est une bonne expérience d'être ici plutôt qu'à Brampton. Ça ne fera que me rendre meilleur. Tout est plus rapide. On a un bon groupe de gars, alors ils m'ont aidé. On m'offre des opportunités et c'est à moi d'en profiter au maximum», a confié McNiven, qui a une fiche de 2-3-0 avec le club-école du Tricolore.

Certes, il aimerait démontrer plus de constance, mais le Manitobain est encore en mode apprentissage, puisqu'il sort des rangs juniors, où il a été nommé gardien de l'année dans la Ligue canadienne de hockey au terme de la campagne 2016-2017.

«Je sens que je pourrais être plus régulier, mais oui, j'en profite au maximum. Chaque jour, je dois continuer à travailler. Mon boulot, c'est d'arrêter les rondelles, alors je dois continuer à faire ça», a-t-il dit.

C'est lorsque les joueurs de sa position ont commencé à tomber comme des mouches que McNiven a été rappelé en renfort. Avec Carey Price et Al Montoya sur la touche en novembre, il ne restait plus de gardien à Laval en raison des rappels de Charlie Lindgren et de Zach Fucale par le grand club.

«On ne sait jamais ce qui peut arriver. Ce n'est pas juste nous, les Golden Knights de Vegas se sont retrouvés dans la même situation. Ça arrive vite, alors ça importe peu que tu sois dans la ECHL ou même dans les juniors. Le réserviste à Vegas il n'y a pas si longtemps était un jeune du junior, a-t-il souligné, faisant référence Dylan Ferguson, des Blazers de Kamloops, qui a été rappelé d'urgence par l'équipe d'expansion.

«Il faut toujours être prêt et quand tu as ta chance, il faut que tu t'assures que tu es dans la meilleure forme possible. Il faut être prêt à 100%», a-t-il ajouté.

Cette forme, toutefois, nécessite un peu plus d'efforts que dans le junior et c'est là un des défis que doit relever le gardien qui n'a jamais été repêché. 

«C'est un jeune, et c'est un gardien combatif. Alors il faut qu'il prenne certaines habitudes et qu'il ait la discipline personnelle de garder les habitudes-là, que ce soit à l'extérieur de la glace ou même sur la glace. Il a besoin d'avoir un bon cardio, une bonne condition physique», a mentionné l'entraîneur-chef du Rocket, Sylvain Lefebvre.

Sur la glace, McNiven s'acclimate de plus en plus aux professionnels. Au moins, il vit exactement ce à quoi il s'attendait.

«Depuis mon premier match à Springfield, ça répond à mes attentes. Ça m'a pris un match pour m'ajuster, mais les choses commencent à ralentir pour moi. Ça devient plus facile chaque jour. Je commence à réfléchir davantage; il faut plus lire le jeu, savoir qui est droitier et qui est gaucher et lire d'où les tirs viennent. J'essaie de penser un peu plus, de savoir où sont tous les joueurs en tout temps et juste maintenir le même rythme qu'eux», a analysé le jeune homme. 

McNiven peut aussi compter sur l'appui de Fucale, qu'il connaît bien puisque les deux ont participé à quelques camps d'excellence d'Équipe Canada à Calgary, au cours des dernières années.

«C'était un peu plus difficile pour moi au camp, car j'étais plus jeune et je n'avais jamais eu d'entraîneur des gardiens. Pendant des exercices, je trouvais ça dur et Zach me disait toujours que tout irait bien, de ne pas m'inquiéter parce que j'aurais ma chance; qu'on allait se revoir. C'est drôle que deux ans plus tard, on se retrouve au même endroit, a-t-il raconté.

«C'est un très bon gars et un bon partenaire. Il n'est jamais négatif; toujours positif. Ça m'aide beaucoup à apprendre, autant dans les matchs que dans la vie de tous les jours», a conclu l'espoir des Canadiens.

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