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Un pilote optimiste

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL - Certains voient le verre à moitié vide, d'autres le voient à moitié plein. Guy Carbonneau fait définitivement partie de la seconde catégorie. 24 heures après l'amère défaite subie à Philadelphie mercredi, Carbonneau est toujours aussi formel: c'est loin d'être fini.


Même si son équipe tire de l'arrière 3 à 1 dans la série demi-finale de l'est, l'entraîneur-chef du Tricolore est toujours confiant de voir ses joueurs rebondir.

« Nous obtenons entre 15 et 20 chances de marquer par match, ce qui est beaucoup en séries, a d’abord souligné Carbonneau. On frappe des poteaux et en général on travaille bien. Si nous lancions 17 fois au filet, je ne dirais pas qu’on a une chance. »

Il est vrai que les optimistes peuvent appuyer leur discours sur plusieurs arguments. Après tout, ce sont bien les partisans montréalais qui, en 2004, ont été les derniers à voir leur équipe combler un déficit de 3 à 1 dans une série pour l'emporter en sept matchs.

" On va s'asseoir avec les joueurs qui étaient présents en 2004 et on va établir une stratégie. C'est une chance que plusieurs gars dans le vestiaire soient déjà passés par là, a poursuivi Carbonneau. Même cette année, en première ronde, les Bruins sont revenus de l’arrière, c’est tout à fait possible."

Le scénario des quatre premières rencontres de la série face aux Flyers est fort simple pour le Tricolore; des chances ratées et un adversaire plus opportuniste. Certains allumeront des lampions, d'autres accrocheront un chapelet à leur corde à linge et plusieurs iront même jusqu'à gravir les marches de l'Oratoire Saint-Joseph à genou. 

L'entraîneur-chef a de son côté quelques solutions simples aux ennuis que connaît le Tricolore en attaque.

« Martin Biron est dans sa zone et il faut changer ça, a enchaîné l’entraîneur-chef au sujet du gardien des Flyers. Il s’agit de clichés, mais il faut converger au filet plus souvent et prendre les retours de lancer. Nos gardiens doivent également être meilleurs en début de match. »

Carbonneau, qui en est à sa deuxième saison à la barre du Tricolore, a vu son travail cette saison être récompensé en recevant une des trois nominations au trophée Jack-Adams, remis à l’entraîneur de l’année dans le circuit. Pour la première fois mercredi, il a commenté sa nomination.

« C’est un honneur, ça ne fait pas de doute. Ça reflète le travail accompli au cours des deux dernières années par l’organisation. Ce qui est flatteur, c’est d’être choisi à mon âge », a souligné l'entraîneur-chef, âgé de 48 ans.

Qui a dit terrain de golf?

À un match de l’élimination, le dos au mur, Carbonneau a cru bon tenir ses joueurs loin de la patinoire mercredi.

« Nous avons la chance d'avoir deux jours pour se préparer pour le prochain match. On a décidé de donner congé au gars pour qu’ils passent un peu de temps avec leur famille. Vendredi on se préparera pour le cinquième match. De mon côté, j’en ai profité pour jouer au golf, j’ai réussi quelques birdies. » 

Mais si on se fie au discours de Carbonneau, les bâtons de golf devraient rester dans le garde-robe pour encore quelque temps.


Félix-Antoine Viens écrit pour canadiens.com
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