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Un nouveau chapitre

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Le départ de P.K. Subban signifie l’arrivée d’un autre pilier défensif chez les Canadiens, Shea Weber.

Rejoint par le biais d’une conférence téléphonique à son domicile estival de Kelowna, Weber a discuté longuement avec les médias montréalais, y allant même d’un « merci » courtois à la fin de chaque réponse.

Ayant appris la nouvelle en matinée, Weber avait eu le temps de se remettre de ses émotions lorsqu’il a pris la parole.

Shea Weber

« Ça a été un matin un peu fou. J’étais là tranquillement avec ma famille et je n’avais pas mon téléphone avec moi. Puis soudainement, tout a déboulé », s’est rappelé Weber, qui a immédiatement appelé le directeur général des Predators David Poile lorsqu’il a vu son nom sur le combiné. « Il y avait beaucoup d’émotions ce matin. J’ai passé tellement de temps à Nashville et j’ai vraiment apprécié chaque instant là-bas. Avec le recul, je suis très heureux d’aller de l’avant et de me joindre à une équipe qui a autant d’histoire. Je vais faire partie de quelque chose de spécial. »

Comptant deux médailles d’or olympiques à son actif, de même que cinq participations au Match des étoiles de la LNH et trois nominations pour le trophée Norris, Shea Weber n’est pas le premier venu. L’ancien capitaine des Predators sait qu’il aura de gros souliers à chausser à son arrivée à Montréal, mais il sait aussi qu’il trouvera une façon différente de les chausser.

« Je ne suis pas P.K. Subban et je ne vais pas essayer de l’être. Je vais m’amener avec une éthique de travail exemplaire et je vais tout faire pour que cette équipe engrange les victoires. Ce que je veux plus que tout, c’est de gagner », a lancé Weber, qui a vu sa plus récente saison prendre fin de façon crève-cœur aux mains des Sharks de San Jose dans un match numéro 7, en deuxième ronde. « Je sais qu’ils ont une bonne base là-bas, qu’ils ont les meilleurs gardiens au monde et quelques avants de premier plan. Je suis vraiment content de me joindre à ce groupe. »

Ce groupe compte d’ailleurs en son sein un compatriote britanno-colombien qu’il connaît bien. Un joueur qui pourra l’aider à la réalité montréalaise puisqu’il la connaît probablement mieux que quiconque. Un certain Carey Price.

« Je pense que Carey a été le premier gars à me texter. C’était un peu comme une blague parce qu’à ce moment je n’étais pas vraiment au courant de la nouvelle. Il m’a seulement demandé si mon téléphone était sur le point d’exploser », a confessé Weber, qui s’attend à recevoir quelques conseils de la part du gardien avec qui il a remporté l’or à Sotchi en 2014. « Je suis supposé le voir [jeudi] matin. Je suis certain qu’on aura l’occasion d’entrer dans les détails de tout ça. »

Si Montréal est un marché totalement différent de celui de Nashville en termes de pression, il n’en demeure pas moins que celui qui a disputé 763 rencontres en 11 saisons avec les Predators est prêt à affronter la musique. Son expérience en séries et sur la scène internationale est un excellent reflet de ce que peut représenter Montréal comme environnement.

« La pression est là peu importe où tu joues. Quand tu es en séries, la pression est là. Quand tu es aux Olympiques, la pression est là. Tu dois composer avec ça constamment », admet Weber, qui a disputé 59 rencontres en séries éliminatoires dans la LNH. « J’ai hâte de vivre cette ambiance. Le Centre Bell est un endroit tellement amusant où jouer. J’ai vraiment hâte de pouvoir y disputer 41 matchs la saison prochaine. »

En attendant de vivre l’expérience d’un match d’ouverture au Centre Bell dans un peu plus de trois mois, Weber a encore du temps pour se préparer non seulement aux rigueurs du calendrier régulier, mais aussi pour être fin prêt pour sa grande rentrée montréalaise.

« Je suis fier de l’effort mis dans mon entraînement estival. Je vais travailler aussi fort cet été sinon même plus fort pour être dans la meilleure forme possible », a laissé savoir Weber, qui a été détenteur du titre du tir le plus puissant dans la LNH en 2015 et en 2016. « Je veux être un peu plus fort et avoir la forme physique pour jouer un maximum de minutes. Lorsqu’il le faut, tu dois être en mesure de jouer ces minutes supplémentaires. »

Ce n’est pas sans émotions que Weber tourne la page sur un pan de sa vie qui a tout de même duré 14 ans, soit depuis qu’il a été repêché par les Predators au 49e rang en 2003.

« C’est certain que j’ai passé les dernières heures à me remémorer les moments passés là-bas. J’ai vraiment grandi pendant ces années. Ce ne serait tout simplement pas humainement possible de dire que ça ne m’affecte pas », a avoué Weber. « Mais en même temps, c’est du passé et je dois me tourner vers l’avenir. Ils veulent gagner et ils veulent faire ce qu’il faut pour bâtir une équipe gagnante. Je suis content d’en faire partie. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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