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Un honneur mérité

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Saku Koivu sera honoré au Centre Bell jeudi soir. Un honneur amplement mérité.

Quelques mois après avoir officiellement annoncé sa retraite du hockey professionnel, Saku Koivu sera honoré au Centre Bell, dans le cadre d’un match opposant les deux équipes pour lesquelles il a joué au cours de ses 1 124 matchs en carrière dans la LNH, les Canadiens et les Ducks.

Dans le vestiaire du Tricolore, quelques anciens coéquipiers se souvenaient des années passées aux côtés de celui qui aura eu le «C» cousu sur la poitrine pendant dix ans. Parmi eux, on retrouve Andrei Markov, qui avait 22 ans lorsqu’il s’est amené pour la première fois dans le vestiaire des Canadiens et a fait la rencontre d’un individu qui allait changer sa vie.

«Tout le monde a de bons souvenirs de Saku. Il était un grand leader pour notre équipe. Il y a tellement de choses qu’on peut dire à son sujet, tellement de bonnes choses », mentionne Markov, qui venait d’arriver dans la LNH lorsque Koivu a été diagnostiqué d’un cancer [lymphome intraabdominal non hodgkinien], le forçant à rater la très grande majorité de la saison 2001-2002. «C’était difficile de le voir se battre. Le moment où il est revenu au jeu était incroyable. Les partisans lui ont offert toute une ovation. C’était spécial et c’est quelque chose dont je vais me souvenir pour le restant de ma vie. »

Présent, tout comme Markov, lors de cette soirée du 9 avril 2002, Michel Therrien a des souvenirs très vifs de ce qui s’est passé lorsque l’attaquant finlandais a finalement mis le patin sur la glace du Centre Bell, pour y disputer le match #80 de la saison.

«Je me souviens très bien de l’ovation reçue quand on l’a mis sur l’alignement de départ à son retour. Il y avait beaucoup d’émotion dans l’air. Je me souviens même que nous étions restés dans le vestiaire pour se contenir. Je n’étais pas en mesure d’aller en arrière du banc tellement c’était émouvant», mentionne Therrien, jeune entraîneur à l’époque qui en était alors à son premier passage à la barre du Tricolore. «Ça a été mon capitaine. C’est un gars que j’ai eu du plaisir à connaître. J’ai apprécié ses qualités de leader. Jeudi sera une journée spéciale pour lui. Je suis très heureux d’en faire partie. Comme j’en faisais partie, il y a plus de dix ans, à son retour au jeu. Ça a vraiment été un moment marquant. J’ai appris à connaître cet homme qui nous a démontré une force de courage extraordinaire. Avec lui, on a appris ce qu’était réellement le mot courage. Il a fait de nous de meilleures personnes. Il a fait de nous une meilleure équipe. Ça a été un charme de diriger un gars comme Saku. »

Dirigeant présentement une équipe qui ne compte pas de capitaine, préférant plutôt y aller avec quatre assistants, l’entraîneur-chef du Tricolore a donné un avant-goût de ce qu’il allait rechercher la saison prochaine lorsqu’une décision sur l’identité du 29e capitaine de l’histoire de l’équipe sera prise.

Koivu, lors de son retour au jeu après avoir triomphé du cancer.

«Ça a été un grand capitaine, que ce soit par sa détermination, son éthique de travail, ses actions. C’est ce que tu veux d’un capitaine », d’ajouter Therrien au sujet de Koivu, qui a été nommé capitaine des Canadiens en 1999. «Il était exactement ce que toute organisation recherche chez un capitaine. Il a connu une carrière extraordinaire. »

Pendant que certains vivaient au quotidien avec le grand athlète qu’est Saku Koivu, d'autres devaient se contenter de suivre ses activités à partir de leur téléviseur, bien installé dans un fauteuil pour les traditionnels matchs des Canadiens. C’est notamment le cas de Pierre-Alexandre Parenteau, qui a grandi en banlieue de Montréal et pour qui Koivu représentait une source d’inspiration exceptionnelle.

«Pour moi, Saku Koivu était tout simplement le meilleur joueur de l’équipe. Alors que je grandissais vers la fin des années 1990, début des années 2000, il est arrivé avec l’équipe », mentionne Parenteau, qui n’avait que 13 ans lorsque Koivu a traversé l’Atlantique pour venir faire carrière dans la LNH. «J’étais ici, dans la région de Montréal. Je regardais ça chaque jour. Il était un de mes joueurs préférés. »

Si l’ovation à laquelle Koivu a eu droit lors de son retour au jeu était exceptionnelle, Parenteau ne s’attend pas à un accueil moins chaleureux lorsqu’il sera présenté à la foule, dans le cadre des cérémonies d’avant-match, jeudi soir.

«Je m’attends à un accueil chaleureux de la part des partisans. Il a beaucoup accompli pour cette équipe. Il est quand même au dixième rang des pointeurs de l’équipe, ce qui n’est pas peu dire considérant le nombre de joueurs de talent qui sont passés par Montréal. Il va amplement mériter cet honneur et l’accueil des partisans », conclut Parenteau, bien heureux de pouvoir participer à une telle cérémonie. «Tout le monde a suivi sa bataille contre le cancer avec passion. Il y a avait beaucoup d’émotions quand il est revenu au jeu. Je ne me souviens plus de l’âge que j’avais, mais je me souviens avoir tout suivi. C’est quelque chose qui va marquer les Canadiens et l’histoire de l’équipe. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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