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Un homme comblé

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – À l’aube de sa deuxième saison avec les Canadiens, Paul Byron est convaincu que le meilleur est encore à venir dans son cas.

Après avoir été réclamé au ballotage des Flames de Calgary en octobre dernier, Byron a fait scintiller la lumière rouge à 11 reprises – un sommet en carrière – en 62 parties, a amassé 18 points, en plus de s’avérer être un spécialiste de la défensive, particulièrement en infériorité numérique. Il a non seulement été le deuxième attaquant le plus utilisé du Tricolore en désavantage numérique en 2015-2016, mais il a mené la troupe de Michel Therrien avec trois buts inscrits en pareille situation.

Lorsque les Canadiens lui ont fait signer une prolongation de contrat de trois saisons en février, ils se sont assuré que le rapide attaquant continuerait d’améliorer son jeu au sein d’une équipe qui place la vitesse en tête de liste sur ses critères recherchés.

« Je crois que l’an dernier n’était que le début pour moi. Je pense vraiment que je cadre parfaitement avec le style de jeu de l’équipe. Je vais seulement continuer de m’améliorer », admet l’attaquant de 27 ans, qui a très hâte de participer à son premier camp d’entraînement avec les Canadiens. « Il y a eu une période d’adaptation à mon arrivée, mais on m’a donné le temps d’apprendre le système. Ça m’a aidé avant d’être utilisé dans un match. Je crois que je peux en donner encore davantage à cette équipe. Je veux continuer d’avancer et de m’améliorer. »

Parapher une entente de trois saisons bien avant la fin de la dernière campagne était d’une très grande importance pour Byron, qui a composé avec plusieurs moments d’incertitude par le passé. Cela lui a permis de dormir sur ses deux oreilles, sachant qu’il n’aurait pas à déménager de sitôt.

« C’était un peu bizarre lors de l’ouverture du marché des agents libres le 1er juillet de ne pas être soucieux ou inquiet. C’était rassurant », partage Byron, qui aurait pu devenir joueur autonome lors de la Fête du Canada. « Toute ma vie, j’ai dû être persévérant et dû me battre pour surpasser des situations difficiles. Peu importe son degré de difficulté, vous pouvez toujours soutirer du positif. Je me souviens à quel point j’étais anéanti après avoir appris qu’on me plaçait au ballottage, mais ça s’est avéré être une bénédiction. J’ai appris que vous pouvez faire n’importe quoi tant que vous êtes positif et que vous continuez de travailler fort. »

N’ayant pas à se soucier de son avenir rapproché pour l’instant, Byron est rentré chez lui à Ottawa après la saison pour guérir quelques petits bobos avant de reprendre l’entraînement avec son préparateur physique de longue date, Adam Bracken. Le duo a travaillé ensemble jusqu’au mois de juin avant que Paul et sa femme Sarah ne vendent leur maison dans la capitale nationale pour venir s’installer dans leur nouveau domicile à Candiac, il y a 10 semaines.

« Nous sommes bien installés, nous commençons finalement à pouvoir fonctionner dans la maison. Nous attendons d’autres meubles et nous avons fini de tout dépaqueter », mentionne le vétéran de six saisons dans la LNH, qui s’est établi près de ses coéquipiers Carey Price, Shea Weber et Andre Andrew Shaw sur la Rive Sud. « Les enfants [Elianna et Brysen] ont commencé la prématernelle et la garderie en français en juillet. Ils commencent la transition vers la culture francophone. Nous avons eu plusieurs visiteurs aussi, autant de la famille que des amis. Nous adorons ça. J’adore être près de l’aréna. »

Jusqu’à l’an dernier, Byron avait évolué lors des quatre saisons précédentes en Alberta et en Colombie-Britannique, où il n’était aussi bien installé qu’il ne l’est actuellement. On ne se trompe pas lorsqu’on dit que dans le cas de Byron, être un Montréalais à tempsplein a ses avantages.

« C’est incroyable. J’ai été là-bas durant tellement d’années que vous oubliez presque ce sentiment de vie familiale et ce que c’est de pouvoir les voir n’importe quand. Vous ne réalisez pas à quel point c’est loin. Avec les différents fuseaux horaires, c’était toujours difficile de même faire un appel ou de se voir par Skype », fait part Byron, qui apprécie les avantages qui viennent avec le fait d’habiter si proche de sa ville natale. « De pouvoir m’entraîner avec les gars à Brossard et d’ensuite aller chez moi pour la fin de semaine ou de dormir là-bas un soir est quelque chose. Je suis assez chanceux. C’est également très cool que ma famille puisse venir m’encourager à chaque match. »

Et le lauréat du trophée Jacques-Beauchamp-Molson espère célébrer plusieurs, plusieurs victoires avec eux tout au long de l’année. Peut-être même une très spéciale à la mi-juin…

« La chose que j’ai le plus hâte est de retrouver le sentier de la victoire. Nous avons eu un avant-goût en début de campagne. Tout le monde a hâte de revivre ça. Les partisans s’attendent à ce que nous gagnons, et c’est également ce que j’ai comme attente personnellement aussi », conclut Byron. « Ce qui me rend le plus fébrile du fait de faire partie de cette équipe est qu’avec notre noyau, nous pouvons vaincre n’importe qui dans cette Ligue. Nous pouvons lutter pour la coupe Stanley. Personne ne voyait Pittsburgh l’emporter l’an dernier. Vous avez vu ce qu’ils ont fait durant les séries. Ça pourrait être nous cette fois. C’est ce qui me motive le plus. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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