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Un guerrier dénommé Wiz

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – James Wisniewski n’abandonne jamais. Les partisans des Canadiens ont pu s’en rendre compte.


Revoyez les buts du Wiz avec les Canadiens
Avant de s’amener à Montréal à la fin décembre en provenance de Long Island, Wisniewski a eu plusieurs occasions de baisser les bras au cours de sa carrière, lui qui a subi trois opérations au genou. Mais il s’est toujours relevé. Si l'épisode du 17 février 2011 ne vous avait pas convaincu - Wiz ne ratant aucune partie après avoir reçu la rondelle près de l'oeil, nécessitant pas moins de 22 points de suture - celui du printemps 2011 l'aura sans doute.
 
Lors du deuxième match de la série contre Boston, Wisniewski a jeté les gants face à au dur à cuire des Bruins Shane Hnidy. Le combat viril a laissé des traces; le défenseur des Canadiens se blessant au tendon d’une main.

« J’étais blessé très sérieusement », a admis Wisniewski. « J’ai reçu beaucoup de traitement. Ils travaillaient sur les muscles de mon cou, de mon épaule, parce que je ne pouvais pas tenir mon bâton. Puis, nous avons réalisé que c’était davantage les muscles autour de ma main. Ils y ont travaillé pendant longtemps jusqu'à tant que je puisse tenir mon bâton de nouveau suffisamment pour jouer. »

Malgré la douleur, Wisniewski était de l’alignement pour les trois matchs suivants, effectuant notamment un retour inattendu en prolongation lors du match 5 après avoir quitté la rencontre en première période. Tenu à l’écart pour le match numéro 6 à Montréal, Wisniewski n’avait aucunement l’intention de rater le match numéro 7 à Boston.  L’idée que s’il devait aggraver sa blessure, il pourrait passer à côté du plus lucratif contrat de sa jeune carrière l’été venu ne lui effleurant pas l’esprit.

« La seule chose à laquelle tu penses est de gagner », a avoué le numéro 20, qui pourrait devenir l’un des défenseurs les plus convoités sur le marché des joueurs autonomes le 1er juillet. « L’équipe médicale a fait tout un travail pour me permettre de jouer. Ils m’ont donné des traitements pendant près de quatre heures cette journée-là, et avec un peu d’aide, je ne pourrais mentir, j’ai pu revenir au jeu. »

Bien que la fin ne fut pas heureuse - le Tricolore s’inclinant 4 à 3 en prolongation aux mains des Bruins - le défenseur américain conserve un souvenir impérissable de son séjour à Montréal et de ses partisans.

« C’était incroyable. Simplement l’atmosphère au Centre Bell a augmenté de quelques crans comparativement à la saison régulière », a expliqué le vétéran de six saisons dans la LNH. « C’était un plaisir de vivre cette expérience et de jouer pour une si grande organisation et toute l’histoire qui l’entoure. Voir toute la ville nous supporter, même après la défaite, nous disant :‘Que nous avions tout donné, que nous avions laissé notre cœur et notre âme sur la glace’ ».

Et que dire de ses coéquipiers : l’élément le plus mémorable des quelques cinq mois passés avec l’équipe.

« La camaraderie entre nous était formidable », a poursuivi Wiz. « Nous allions à la guerre ensemble. Nous avons fait face à beaucoup d’adversité en raison des blessures, mais nous sommes demeurés concentrés sur l’objectif et nous avons poursuivi notre chemin au fur et à mesure que la saison a progressé. C’était un tel plaisir de jouer dans un marché comme Montréal, avec toute l’attention médiatique. »

Il est d’autant plus agréable lorsque l’on connaît du succès sur le plan individuel; le défenseur au fameux bâton blanc a éclipsé toutes ses marques personnelles : 75 matchs, 10 buts, 41 passes, 51 points.

« J’en parlais à ma femme et ma famille. De partir d’Anaheim et d’aller à Long Island où j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de temps de glace en avantage numérique a été très avantageux », affirme Wiz, qui a récolté 31 points en 43 matchs avec le Tricolore pour se hisser au cinquième rang des pointeurs chez les défenseurs dans la LNH. « Puis, autour de Noël, lorsque que Garth [Snow] m’a échangé à Montréal et cela m’a permis d’obtenir la même opportunité, mais à un plus haut niveau, sur une plus grosse scène et avec une meilleure équipe. J’ai pu en prendre avantage.  Le synchronisme était parfait pour connaître la meilleure saison de ma carrière. »

Et quelles sont les prochaines étapes?

« Aller à la maison, prendre du repos – la main est encore endolorie- profiter du moment et de ma famille, partir en vacances avec ma conjointe une semaine et reprendre du collier en juillet et août. »

Sans oublier, signer un contrat à long terme.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com


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