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Un départ. Une victoire.

par Staff Writer / Montréal Canadiens

OTTAWA – On n’a qu’une seule chance de faire une première bonne impression. Mike Condon le savait bien.



Après avoir attiré bien des regards lors des matchs préparatoires avec des performances sans failles, Mike Condon a obtenu un poste à Montréal. Puis, il a obtenu un départ. Dimanche soir à Ottawa. Il faisait face à un autre gardien recrue. Qui causerait la plus grande surprise?


La réponse est venue dès les premières minutes de jeu, alors que Condon a dû se signaler face au tir de Mark Stone. Rapidement, le gardien des Canadiens a semblé être dans sa zone de confort. Deux cents pieds plus loin, Tomas Plekanec se chargeait de donner à son gardien une avance de deux buts rapidement en première période. Le cerbère originaire de Needham au Massachusetts a regardé derrière lui une seule fois au cours de la rencontre, cédant devant Jean-Gabriel Pageau des Sénateurs.

«J’étais vraiment excité en début de match, mais ça ne m’a pas vraiment pris de temps avant de trouver mes repères », a expliqué Mike Condon avant de poser fièrement avec la rondelle représentant sa première victoire dans la LNH. «L’énergie était à son maximum en amorçant le match. Après le premier tir, le monologue intérieur que tu te tiens disparaît. Ton entraînement et tes réflexes prennent le dessus. Après le premier tir, j’avais du plaisir. »

Même s’il n’a pas été fort occupé, affrontant un total de seulement 21 tirs, contre 34 pour son vis-à-vis, Condon rappelle l’importance de rester alerte. Pour un gardien, avoir peu de tirs peu être aussi traître que d’avoir trop de tirs.

«C’est toujours difficile quand l’adversaire a seulement obtenu 12 tirs après 40 minutes de jeu. Tu aimerais voir un peu plus de rondelles, pas nécessairement des tirs faciles, pour te garder dans le match et garder ton corps en mouvement. C’est la plus grosse bataille à laquelle on doit faire face. »

Et il a prouvé qu’il était en mesure de rester concentré jusqu’à la fin, devant notamment se signaler dans la dernière minute de jeu avec quelques arrêts hors du commun. Il a même surpris son nouveau fan numéro 1, P.K. Subban.

«Ce qui m’a surpris, c’était son calme. Il était juste très très calme. Il n’a jamais paniqué. Il a fait confiance à ses apprentissages en tant que gardien. Il ne plongeait pas pour rien », lance Subban qui a notamment donné son bâton à Condon en fin de match, alors que celui de ce dernier a valsé dans les airs lors d’une poussée des Sénateurs. «Et lorsqu’il devait sortir de ça et faire appel à ses réflexes, il l’a fait, comme en fin de match. »

«C’est un gars qui mérite d’être dans la LNH », a pour sa part lancé Michel Therrien après la rencontre, lui qui a préféré Condon à Tokarski à titre d’adjoint à Carey Price pour amorcer la saison. «Tu as besoin d’un second qui te donne des performances solides et c’est ce qu’il a fait ce soir. Il a fait des arrêts clés au bon moment. C’est le reflet du travail qu’il a mis pendant le camp d’entraînement. D’avoir sa première victoire c’est quelque chose de spécial. »

Signer sa première victoire à son premier match, c’est encore plus spécial. Avoir confiance en ses moyens est quelque chose qui peut transcender un gardien et transporter une équipe en entier. C’est d’ailleurs cette confiance que P.K. Subban et les autres coéquipiers de Condon ont ressentie dimanche soir pour les mener à un troisième gain de suite en ouverture de saison, ce qui a seulement été fait 12 fois depuis la naissance du Tricolore, en 1909.

«Les gars avaient confiance avec lui dans le filet. Il a rapidement montré qu’il était prêt », lance Subban qui a été le défenseur le plus utilisé chez les Canadiens et qui ajouté une quatrième mention d’aide à sa fiche en 2015-2016 sur le but de Torrey Mitchell en troisième période. «Il faut lui donner du crédit. Il est venu et a fait exactement ce qu’il devait faire. C’est ce que Carey fait chaque soir. Ce que Carey apporte à l’équipe, c’est ce qu’il a apporté ce soir.

Un deuxième Carey? Pas mauvais à avoir dans une équipe pour épauler le récipiendaire des trophées Hart, Vézina, Ted Lindsay et Jennings.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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