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Un but en tête

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le mandat du Danemark au Championnat du monde de hockey est clair comme de l’eau de roche, si on en croit Lars Eller.

N’ayant pas réussi à franchir la ronde préliminaire du tournoi annuel lors des cinq dernières années, les Danois auront comme priorité d’allonger leur périple en Russie après la rencontre du 17 mai face au Kazakhstan.

Crédit Photo: Jan Korsgaard / Danmarks Ishockey Union

Le pays d’Eller n’a réussi qu’une seule fois à atteindre les quarts de finale depuis sa première participation au tournoi en 2003. C’était en 2010 en Allemagne et le numéro 81 des Canadiens avait joué un rôle clé dans cette course, aidant le Danemark à terminer en huitième place aux suites d’une défaite de 4 à 2 en quarts de finale face à la Suède.

« Notre pays a fait de grands pas lors des dix dernières années [dont deux apparitions consécutives en quarts de finale au Championnat mondial junior en 2015 et en 2016]. Si tout se passe bien, nous espérons nous qualifier pour les quarts de finale. Je crois que c’est notre but. C’est un gros défi, mais c’est un défi qui m’emballe. Nous savons que la compétition sera intense et que les autres pays ont eux aussi progressé. D’atteindre les quarts de finale à nouveau serait spécial. Chaque victoire sera énorme pour nous », a affirmé Eller, qui participera pour une quatrième fois au Championnat mondial, portant les couleurs de son pays pour la première fois depuis 2012.

Afin de se qualifier aux quarts de finale, les Danois se fieront certainement à des joueurs comme Eller et Jannik Hansen des Canucks de Vancouver – ces deux derniers étant d’ailleurs amis d’enfance – et la jeune sensation de 20 ans des Jets de Winnipeg, Nikolaj Ehlers, une vedette montante du hockey. L’entraîneur-chef Jan Karlsson a réuni ces trois joueurs sur le même trio, espérant qu’ils soient un élément d’attaque important pour l’équipe. Selon Eller, l’alignement des Danois peut cependant compter sur plus de profondeur.

« C’est probablement l’un des alignements les plus forts que nous ayons assemblé jusqu’à présent, peu importe le tournoi. Je me sens confortable avec notre groupe pour ce tournoi. J’ai hâte de voir ce que nous serons en mesure d’accomplir », a dit Eller, qui est déjà familier avec la majorité de ses coéquipiers. « Jannik et moi avons grandi en jouant pour la même équipe [à Rodovre]. Nous allions à la même école, même nos pères jouaient ensemble. Il n’y en a que quelques-uns que je n’ai jamais vu jouer, donc je sais ce que la plupart d’entre eux sont capables de faire sur la glace. Nous avons soit joué ensemble pour l’équipe nationale junior ou senior. C’est génial de pouvoir rejouer avec eux. »

Ehlers, tout particulièrement, et l’autre jeune danois Oliver Bjorkstrand des Blue Jackets de Columbus ont tous les deux capté l’attention d’Eller dans la LNH la saison dernière. Leur succès de notre côté de l’Atlantique rend l’ancien 13e choix au repêchage très fier, considérant tous les efforts mis de l’avant par son pays pour continuer d’établir sa présence dans le monde du hockey.

« Des gars de cette trempe sortent continuellement du système danois. C’est plutôt remarquable pour un pays comme le nôtre, surtout lorsque tu regardes plus loin dans les statistiques de la population (5,6 millions), du nombre de joueurs de hockey (4 300) et du nombre d’arénas (26) que nous avons à la maison. Peu de joueurs danois sont repêchés, mais ceux qui le sont font partie des meilleurs espoirs et réussissent à avoir un impact dans la LNH », d’affirmer Eller, l’un des sept hockeyeurs danois à avoir joué dans la LNH en 2015-2016. « Cette génération a démontré que la LNH est une possibilité bien réelle. Ce n’est plus un rêve inatteignable. La route est longue et ardue, mais c’est possible. Nous continuons à faire notre marque, et ça promet de voir des gars comme eux connaître du succès. J’espère que ça se traduira par une augmentation du nombre de jeunes joueurs de hockey. »

Obtenir une place dans les Jeux olympiques de la Corée du Sud en 2018 aiderait certainement la cause du Danemark à cet égard. La qualification finale aura lieu au début du mois de septembre à Minsk, alors que le Danemark se battra pour une place contre le Belarus, la Slovénie et la Pologne. Si les Danois y arrivent, il s’agira d’une première présence aux Jeux olympiques pour le pays.

De plus, le Danemark sera hôte du Championnat du monde de hockey en 2018 à Copenhague et Herning, ce qui constituera un tournant pour le pays, selon Eller.

Crédit Photo: Jan Korsgaard / Danmarks Ishockey Union

« Je sais que ça fait longtemps qu’ils tentent d’obtenir cet événement. Ils sont très heureux d’y être arrivés. Ils veulent montrer au monde entier à quel point ce tournoi peut bien se dérouler là-bas. C’est énorme pour le hockey danois, et je crois qu’il s’agira du plus gros événement sportif à se dérouler en sol danois », a laissé savoir Eller, ajoutant que le Danemark a construit un aréna spécialement pour l’événement, le Royal Arena à Copenhague, qui devrait ouvrir ses portes à l’automne. « J’espère qu’ils seront en mesure d’avoir une bonne équipe sur la glace pour bien jouer à la maison. Ça veut tout dire pour eux d’avoir obtenu ce tournoi. C’est bien de voir ceci enfin se réaliser. »

Cela étant dit, ces jours-ci, Eller se concentre uniquement sur la tâche qui l’attend, qui inclura des affrontements contre ses coéquipiers habituels Sven Andrighetto (10 mai), Alexei Emelin (12 mai) et Tomas Plekanec (15 mai).

« Je suis surtout excité à l’idée d’avoir une autre chance de jouer au hockey. J’ai pu obtenir un peu de repos à Montréal et passer du temps avec ma famille avant de me rendre au Championnat. C’est bon de retrouver cet esprit de compétition. J’ai toujours considéré comme un privilège le fait de porter le chandail de ton pays. C’est toujours un grand honneur de revêtir ce chandail », a affirmé Eller, qui ne portera pas de lettre sur son chandail à Moscou, mais qui devra faire preuve de beaucoup de leadership. « Je veux jouer aussi bien que possible. À tous les jours, quand tu joues, tu veux gagner. Je veux assurément montrer l’exemple et être un des joueurs les plus travaillants du tournoi. C’est la meilleure façon d’être un leader. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Élise Robillard.

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