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Site officiel des Canadiens de Montréal

Un adversaire incomparable

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Même s’il peut être difficile de l’admettre, il n’y a pas de honte à se faire battre par quelqu’un au sommet de son art, n’est-ce pas? D’excellents gardiens ont dû se rendre à cette évidence au printemps 1993 face à Patrick Roy.


En route vers la 24e coupe Stanley de leur histoire cette année-là, les Canadiens, avec Roy en pleine possession de ses moyens, ont croisé sur leur chemin des gardiens qui n’étaient pas piqués des vers en séries en Ron Hextall et Grant Fuhr, respectivement des Nordiques et des Sabres à l’époque.

Plus de 15 ans après leur élimination aux mains du Tricolore, les deux anciens hommes masqués se souviennent, ô trop combien, de l’ampleur de la tâche que représentait de remporter un match en séries contre Roy.

Ayant pourtant connu plus que sa part de succès en séries avec cinq bagues de la coupe Stanley sans oublier qu’il occupe le troisième rang de tous les temps avec 92 victoires en séries, derrière Roy (151) et Brodeur (95), Fuhr voyait toujours d’un bon œil l’occasion de se frotter au numéro 33 des Canadiens.

« C’est une opportunité de faire tes preuves et un grand défi de confronter quelqu’un d’aussi talentueux », a expliqué l’ex-portier des Oilers, qui occupe maintenant le poste d’entraîneur des gardiens chez les Coyotes de Phoenix. « C’était toujours agréable de faire face à Patrick. Lorsque nous l’avons affronté en 1993, nous savions qu’il était le meilleur gardien du circuit. En séries, Patrick élevait toujours son jeu d’un cran.»

Fuhr est loin d’être le seul de cette opinion.

« Si tu devais affronter Roy en séries, il fallait être à son meilleur », a affirmé Hextall, le récipiendaire du Conn-Smythe en 1987. « Tu espérais évidemment que ton équipe joue mieux que la sienne, mais tu savais à l’avance que tu allais faire face à l’un des meilleurs gardiens du circuit. C’était toujours un défi intéressant à relever.  En tant qu’adversaire, tu devais respecter le fait qu’il allait tout donner.»

Agissant maintenant comme adjoint au directeur-gérant chez les Kings de Los Angeles, Hextall, reconnu jadis pour son intensité au jeu, n’a pas besoin d’hésiter trop longtemps lorsqu’il est question d’identifier ce qui a permis Roy de se hisser jusqu’au sommet.

« Il était très déterminé. Il était un très bon gardien, mais c’est avant tout sa détermination qui lui a permis de se séparer du lot », a renchéri Hextall. « Il voulait réussir à tout prix. Il avait en tête de n’accepter rien de moins et c’est ce qui a permis à Patrick d’être Patrick. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com. Michael Sharer des Coyotes de Phoenix et Thomas LaRocca des Kings de Los Angeles ont contribué à cet article.
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