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Site officiel des Canadiens de Montréal

Travail acharné

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Brendan Gallagher sera plus que prêt lorsque s’ouvrira le camp d’entraînement le 17 septembre.

Une semaine seulement après l’élimination des troupiers de Michel Therrien au deuxième tour, Gallagher était de retour au gymnase en préparation pour la saison 2015-2016. L’attaquant de 23 ans n’a pas perdu de temps pour reprendre l’entraînement, cherchant à reprendre le travail là où il l’a laissé la saison dernière.

« À l’entraînement, je fais un peu de tout depuis quelques mois à la maison. Au début, je travaillais principalement sur ma force physique, et rendu à un certain point, je me suis mis au cardio. Je fais beaucoup d’exercices de sprints et d’autres qui sont reliés à la vitesse parce que le style de jeu que je pratique est dur pour mon corps», d’expliquer le choix de cinquième ronde, qui a inscrit 24 buts et récolté 47 points en 82 rencontres la saison dernière – trois sommets en carrière – avant d’ajouter trois buts et cinq points en 12 matchs éliminatoires. « Je fais des exercices qui poussent mon corps à la limite, j’essaie d’atteindre le prochain niveau et de voir ce que je suis capable de faire. C’est la même chose à chaque saison morte. Nous travaillons intensivement, de façon à pouvoir être efficace tout au long de l’année. »

Comme la majorité des joueurs de la LNH, le numéro 11 des Canadiens préfère s’entraîner avec un groupe de joueurs, qui n’a d’ailleurs pratiquement pas changé depuis les cinq dernières années.

« Il y a certains gars avec qui j’ai joués avec les Giants de Vancouver et quelques joueurs de la AHL. Lance Bouma des Flames de Calgary est le seul autre joueur de la LNH dans le groupe. Nous avons le même groupe depuis un bon moment, donc nous sommes confortables ensemble. Nous sommes très compétitifs entre nous aussi. Chaque été, nous poussons plus forts pour s’améliorer. C’est le même objectif pour tout le monde : devenir un meilleur joueur de hockey », de mentionner Gallagher, qui a recommencé à patiner il y a un peu plus d’une semaine avec les entraîneurs Paul Lawson et Tim Turk. « Nous nous entraînons tous à l’école secondaire où nous avons grandi à Tsawwassen. Nous avons des escaliers et une bute que nous pouvons utiliser. Nous pouvons utiliser une piste d’athlétisme pour courir ou la plage pour des sprints dans le sable. »

Pour un deuxième été consécutif, l’espoir des Canadiens Daniel Carr fait partie de ceux qui s’entraînent avec Gallagher et compagnie sur la côte Ouest. Celui que les Canadiens ont mis sous contrat en 2014 a inscrit 24 buts avec les Bulldogs la saison dernière à sa première saison chez les professionnels.

« Je connais Daniel depuis que nous sommes vraiment jeunes. Nous étions dans la même académie de hockey à Edmonton. Il a toujours été très travaillant et vraiment désireux d’apprendre. Pour un gars comme moi, c’est bien d’avoir un aperçu des gars qui arrivent et qui veulent te faire compétition. C’est plaisant de les voir pousser les autres. Avec Daniel, tu sais que ça n’arrêtera jamais », d’avancer Gallagher, très heureux de voir un des espoirs prometteurs du Tricolore travailler avec lui encore une fois cette année. « Nous faisons partie de la même équipe, nous nous battons pour la même chose. Il me pousse à être meilleur, et j’espère que je fais la même chose pour lui. Tu essaies toujours de t’améliorer parce que tu sais que toutes les autres équipes font la même chose et travaillent fort pour le même objectif. »

Outre l’entraînement, le vétéran de trois saisons dans la LNH a également pu profiter de quelques moments de repos dans les dernières semaines. Il s’est notamment rendu dans le sud de la Californie pour travailler avec son commanditaire, Nike.

« J’étais là-bas avec des gars comme LeSean McCoy, Kendrick Farris et Jesse Hart. C’était bien de pouvoir parler avec eux de leur saison, leur entraînement et de pouvoir comparer avec moi », d’admettre Gallagher. « Tu retiens beaucoup d’informations lorsque tu parles à des athlètes de différents sports. Tu vois un peu comment ils s’entraînement, à quoi ressemble leur diète, etc. C’est aussi intéressant d’apprendre tous les sacrifices qu’ils ont faits pour en arriver où ils sont. »

Le sacrifice est d’ailleurs un concept avec lequel Gallagher est plutôt familier, lui qui met son corps à l’épreuve chaque fois qu’il enfile ses patins. Et c’est exactement de cette façon que l’ailier de 5 pieds 9 pouces et 182 livres a gagné son poste dans la LNH au fil des années, et en mettant également les intérêts de l’équipe bien avant les siens.

« Je n’ai jamais amorcé une saison en me disant que j’aimerais marquer tant de buts ou récolter tant de points. Je n’ai jamais été capable de faire ça. Ce ne sera pas différent en octobre. Je sais que ce n’est pas la seule partie du jeu qui est importante. C’est important selon moi de me concentrer sur d’autres choses. J’essaie simplement de ne pas connaître de mauvaises parties. Je veux que mes coéquipiers et mes entraîneurs puissent compter sur moi, qu’ils aient confiance en moi lorsque je suis sur la glace », d’expliquer Gallagher, qui a été le quatrième attaquant le plus utilisé en 2014-2015, enregistrant une moyenne de 16 :35 minutes de temps de jeu par rencontre. « Tu veux être sur la glace lorsque ton équipe a besoin d’une grosse présence – que ce soit pour marquer un but ou défendre une avance. Ton travail est seulement de créer de l’énergie. Je me concentre sur la constance, match après match. Rien ne change. Je vais être le même joueur. Je vais jouer de la même façon. Je vais être coéquipier que j’ai toujours été. »

Donc, quelle analyse Gallagher fait-il de son club, à l’aube de la saison 2015-2016?

« Je crois que nous devons continuer à grandir, continuer à s’améliorer, apprendre de nos saisons précédentes et corriger quelques lacunes. Nous sentons que nous nous approchons de notre but. Nous avons un bon groupe de gars qui aiment venir à l’aréna à chaque jour et qui aiment apprendre avec les autres. Nous devons atteindre le prochain niveau. Quand tu perds, ça prend du temps pour t’en remettre. Dans un sens, on ne s’en remet jamais vraiment. C’est toujours dans nos têtes. Je me souviens de comment on se sentait après chaque défaite ultime en séries. Mais on doit apprendre comment perdre avant d’apprendre comment gagner », d’offrir Gallagher, qui passera le reste de l’été à s’entraîner à la maison avant de revenir au Québec en septembre.

« La chose qu’on ne peut pas dire à propos de notre groupe est que nous avons manqué de confiance. Peu importe la situation dans laquelle nous étions, nous avons toujours eu le sentiment que nous pouvions remporter la prochaine rencontre. C’est quelque chose qui est dur à trouver chez les athlètes », d’ajouter Gallagher, qui a tenu à rendre hommage au groupe de leadership composé de Tomas Plekanec, Andrei Markov, Max Pacioretty, P.K. Subban et Carey Price pour les succès du Tricolore en 2014-2015. « Nous avions confiance en notre structure, notre système et au groupe de joueurs. C’est très bien de se sentir ainsi lorsque tu t’apprêtes à affronter tes adversaires. Nous allons être plus forts cette année. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

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