Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

«Tout le travail que je fais paiera à un moment donné» - Fucale

Le jeune gardien collectionne les allers-retours entre Laval et Brampton cette saison

par Joanie Godin @CanadiensMTL / canadiens.com

LAVAL - Zach Fucale en a fait des allers-retours Brampton-Laval cette saison. Encore cette semaine, le jeune gardien s'est entraîné avec le Rocket avant d'être cédé au Beast pour aller y jouer quelques matchs ce week-end.

Ce n'est probablement pas à ce genre de saison qu'il aspirait lorsqu'il a fait peinturer son masque aux couleurs du Rocket l'été dernier.

«Au début, ce n'était pas la chose la plus facile à accepter, mais ça fait partie des défis à relever. Les gars me décrivent comme étant une personne positive, mais ce n'est pas toujours comme ça. Mais je n'ai pas le choix de continuer à travailler. Comme là, j'ai eu la chance d'être ici pour la semaine, et prendre le temps de rester plus longtemps sur la patinoire, faire plus de travail, vraiment me préparer pour mes matchs en fin de semaine. Je ne tiens pas pour acquis le temps ici et je l'utilise du mieux que je peux pour me préparer pour les matchs que je vais jouer et je pense que si je me prépare comme ça, je vais avoir du succès», a-t-il mentionné lorsque rencontré à la Place Bell avant de mettre à nouveau le cap sur la ECHL, jeudi.

Cette bonne attitude, elle n'est toutefois pas évidente à afficher en tout temps.

«Quand je suis à l'aréna, c'est plus facile de rester positif parce qu'on embarque sur la glace et c'est ce que j'aime faire. Mais il y a des moments où tu dois être réaliste et que tu te dises : "tu sais quoi, des fois dans la vie, les choses, eh bien ça craint et c'est correct". Chaque personne va passer à travers des moments plates», a-t-il admis.

Video: Mini-hockey avec Scherbak et Fucale

Malgré tout, le Québécois est loin d'être démoralisé. Même s'il admet que les temps ne sont pas toujours faciles, Fucale est heureux.

Le gardien de but a rappelé que «le hockey change extrêmement vite» et a souligné la belle histoire du vétéran Jeff Glass, qui se retrouve dans la LNH pour la première fois de sa carrière à l'âge de 32 ans, devant le filet des Blackhawks de Chicago. Mais ce n'est pas pour écrire une histoire comme la sienne que Fucale se donne corps et âme à l'entraînement.

«Je ne joue pas pour que ce soit moi, l'histoire. Je joue parce que j'aime ça. Je ne suis pas ici parce que je dois être ici, je le fais parce que je veux être là. C'est sûr que je veux jouer avec le Rocket, je veux garder les buts pour des gros matchs, mais mon temps va venir et en ce moment, je suis au stade où je dois être prêt pour ce moment quand il viendra», a-t-il sagement dit.

Fucale est convaincu que tous les efforts qu'il déploie sont en quelque sorte des investissements à long terme.

«Ce qu'il faut regarder, c'est le portrait d'ensemble. À un moment donné, je crois sincèrement que tout le travail que je fais, tous mes matchs qui ne sont pas sous les projecteurs, toutes les choses que je fais à l'extérieur de la glace, ça va payer. Peut-être que c'est difficile à voir dans le moment, mais je crois vraiment qu'avec tout le travail que je fais, toutes les heures de plus que je mets sur la glace, tous les entraînements après lesquels je reste, tout ça va payer», a dit le jeune homme, qui a disputé huit rencontres avec le Rocket, affichant une moyenne de buts accordés de 3,32, une fiche de 5-2-0 et un taux d'efficacité de ,886.

Que ce soit à Laval ou à Brampton, Fucale s'amuse et a confiance en ses moyens.

«Je joue bien, je suis en confiance et je reste positif, dans un bon état d'esprit. Je ne suis pas le point central de l'équipe présentement et c'est correct. Ça me donne du temps pour retourner à la base. Je travaille sur mes affaires, sur mon jeu et comme gardien, ça n'a pas de prix. Tu ne peux pas acheter cette expérience. Au moment où on se parle, je suis le meilleur gardien que j'ai jamais été, selon moi. Et c'est bien, parce ça me motive à travailler encore plus sur mon jeu parce que je sais que je ne suis pas encore rendu. J'ai encore du travail à faire pour me rendre dans la LNH», a conclu l'athlète de 22 ans.

En voir plus