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Toujours vivant

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – « La beauté d’un match #7, c’est que n’importe quoi peut arriver. »



Telles étaient les paroles d’un Michel Therrien soulagé et heureux de la façon dont sa troupe s’est relevée de la défaite subie samedi soir à Boston. Ne bénéficiant d’aucune marge de manœuvre, le Tricolore a démontré qu’il ne s’avouerait pas vaincu si facilement. Il a plutôt répondu en offrant sensiblement sa meilleure performance de toute la campagne, blanchissant les Bruins 4 à 0, forçant la présentation d’une rencontre ultime mercredi soir à Boston.

Faits saillants de la rencontre
« Nous étions prêts à jouer. C’était le match #6 pour eux, mais c’était le match #7 pour nous », explique Thomas Vanek, qui a inscrit ses quatrième et cinquième buts des séries dans la victoire des siens. « Ils sont sortis forts. Ils répliquaient immédiatement, mais Pricer [Carey Price] a joué aussi bien qu’il l’a fait durant toute la série. Nous avons seulement trouvé une manière de marquer. Je ne crois pas que nous avions peur de perdre ce soir. Nous sommes sortis forts dès le début. Nous méritions de gagner. »

Malgré l’enjeu important sur la ligne, personne du côté des Canadiens n’a paniqué et personne n’a perdu le contrôle de ses émotions, contrairement à ce qu’on a pu apercevoir samedi dernier à Boston. Parmi les joueurs utilisés par Michel Therrien lundi dans ce match sans lendemain, il y avait Nathan Beaulieu qui, à 21 ans, effectuait son baptême des séries dans un contexte qui n’était pas le plus idéal pour une recrue.

Le jeune défenseur n’a pas déçu son entraîneur, ne se laissant pas impressionner face aux imposants attaquants des Bruins, tout en créant des opportunités à l’autre extrémité de la patinoire, préparant notamment le but de Max Pacioretty en deuxième période. Pas mal pour une recrue qui n’a su que quelques minutes avant la rencontre qu’il serait en uniforme.

« Lorsque vous êtes avec les ‘Black Aces’, vous devez être prêts. Vous devez avoir la mentalité que tout peut arriver. J’étais nerveux quand j’ai appris que j’allais jouer », admet Beaulieu, qui a terminé la soirée avec un différentiel de plus-2 en 9:36 de jeu. « Dès que vous obtenez votre première présence, vous vous calmez. Vous devez regarder ce match comme un match de hockey bien normal. C’est difficile de le faire lorsque votre saison est en jeu, mais j’étais chanceux de jouer avec [Mike] Weaver qui m’a aidé à me calmer. »

Ce sera donc un scénario auquel certains joueurs de l’édition actuelle des Canadiens ont vécu il y a trois ans qui se répètera alors qu’ils disputeront un match #7 au TD Garden, mercredi soir. Bien que le résultat final de cette soirée d’avril 2011 n’a pas été celui escompté, se concluant par une défaite crève-cœur en prolongation, elle aura permis aux joueurs qui ont vécu cette défaite de voir l’autre côté de la médaille et leur a donné encore plus faim pour que lorsqu’une opportunité similaire se représenterait, comme mercredi soir par exemple, ils sauraient à quoi s’attendre.

« Je me souviens d’avoir perdu. Je me souviens que nous avions eu une opportunité de gagner. Je me souviens que, rendus en prolongation, ils ont eu un bon favorable et un de leurs lancers est passé entre les jambes de plusieurs avant de rentrer dans le filet. Ça peut faire la différence dans un match #7 », se remémore P.K. Subban, qui avait poussé ce match en prolongation en marquant en toute fin de temps réglementaire. « Ce sera le match le plus important de l’année pour nous et pour certains des gars, le plus gros match de leur carrière jusqu’à présent. C’est amusant. C’est où les légendes prennent vie. »

Verrons-nous d’autres légendes s’ajouter à la glorieuse et riche histoire des Canadiens de Montréal? Nous le saurons mercredi soir.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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