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Ebbing : l'heureux diplômé

L'ancien de Michigan State profite de la vie après l'école et surtout de ses nouveaux temps libres, qu'il consacre en grande partie au hockey

par Joanie Godin @CanadiensMTL / canadiens.com

LAVAL - À la fin du mois d'octobre, Thomas Ebbing a fait beaucoup de route, étant rappelé et renvoyé au Beast de Brampton dans la ECHL à quelques reprises par le Rocket de Laval.

Le départ précipité de Martin Reway et les rappels de Michael McCarron et de Nikita Scherbak par le grand club ont entre autres permis à l'attaquant de 23 ans d'avoir sa chance dans la Ligue américaine. Une chance qu'il veut saisir à tout prix.

«Je pense que c'est ici que je dois être. C'est le début de ma carrière professionnelle, alors j'y vais une étape à la fois. Mais je pense que mon style de jeu va très bien avec celui de la Ligue américaine. En espérant que je puisse faire de belles choses ici à Laval et rester le plus longtemps possible en haut», a affirmé Ebbing.

Et ce style, comment le décrirait-il?

«J'aime penser que je suis un bon joueur dans les deux sens de la patinoire, un joueur de centre qui aime se concentrer sur les petits détails, en avantage numérique, en infériorité numérique, lors des mises en jeu, etc. Je me soucie toujours plus de mon jeu en zone défensive et évidemment, si je peux créer de l'offensive après ça, c'est bien», a dit celui qui a passé les quatre dernières années à l'Université Michigan State.

Quelques mois après avoir obtenu son baccalauréat en Économie, le natif de Troy, au Michigan, admet que sa nouvelle vie sans études lui plaît… même si elle vient avec «beaucoup» de temps libre.

«Je ne savais pas trop à quoi m'attendre de cette première saison chez les professionnels, mais c'est assurément différent de l'université. Je n'ai rien à me soucier à part le hockey maintenant. C'est sûr que je m'ennuie de l'université, car beaucoup de mes amis sont toujours là. J'y ai passé quatre ans, j'ai adoré cette université, c'en était une bonne, une grosse», a-t-il admis.

Il était primordial pour Ebbing d'avoir une bonne éducation avant d'amorcer une carrière professionnelle au hockey.
«C'était important pour moi pour la question de l'après-hockey. L'éducation est importante dans ma famille, car on est toujours à une blessure de mettre fin à sa carrière. On ne sait jamais ce qui va arriver, alors plus on peut s'instruire, mieux c'est. Et la vie d'étudiant-athlète m'a permis d'apprendre à bien gérer mon temps et à développer des qualités de leader», a expliqué le joueur de 5 pi 11 po et 192 lb.

Mais il est aussi content que quelques aspects de la vie étudiante soient derrière lui.

«Il y a aussi certaines choses qui ne me manquent pas vraiment, comme les soirées à étudier très tard. Ç'a été quatre belles années et je suis content de l'avoir fait, mais je suis passé à autre chose. Je dois maintenant trouver quoi faire de mon temps libre!» a-t-il dit en riant.

C'est connu, les étudiants-athlètes deviennent des experts pour la gestion du temps. Entre les entraînements, les matchs, les cours, les travaux et l'étude, les moments libres sont souvent carrément inexistants. Ebbing n'a plus rien à l'horaire à part l'entraînement et les matchs, mais il ne souhaite pas pour autant développer une certaine paresse.

«Ici, on doit tirer avantage de tous ces moments libres. Il faut se reposer, mais aussi rester actif. On ne peut pas rester au lit toute la journée. Je veux essayer de garder mon esprit sharp, en lisant un livre de temps à autre et en m'éloignant de la télévision et de l'ordinateur. J'ai beaucoup d'amis qui ont joué à ce niveau et je leur demande souvent ce qu'ils font, pour suivre leur exemple», a admis l'ancien de la NCAA.

«J'essaie juste de trouver quelque chose à faire, peut-être un petit passe-temps», a-t-il mentionné, ajoutant qu'il était bien ouvert aux suggestions!

Son contrat à deux volets entre la Ligue américaine et la ECHL risque d'entraîner beaucoup de déplacements entre les deux équipes et Ebbing en est bien conscient. Son but principal est de ne pas s'en laisser déstabiliser.

«Je ne veux pas me frustrer de tous ces allers-retours. Ça fait partie du sport et cette année, je veux juste me concentrer sur mon jeu, m'améliorer. Évidemment, ce n'est que le hockey pour moi maintenant, alors chaque jour, je me présente ici dans le but d'apprendre», a-t-il conclu.

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