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Sven à l’école

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Sven Andrighetto a fait quelques escapades européennes plutôt intéressantes au cours de l’été. Mais il y en a une qui ressort du lot.

Le 3 août, l’ailier droit de 23 ans a conduit trois heures à partir de sa maison d’été, à Zurich, pour rendre visite aux jeunes qui faisaient partie de l’École de hockey des Canadiens qui se tenait à Leysin, en Suisse.

Lorsqu’Andrighetto a appris que le programme faisait escale pour une deuxième fois en autant d’années dans sa Suisse natale, il a sauté sur l’occasion de participer.

« Lorsque j’ai appris que l’École venait en Suisse, c’était certain que j’allais y être. C’était une journée magnifique et l’endroit est exceptionnel, dans les montagnes », explique Andrighetto, qui était bien fier d’arborer les couleurs bleu-blanc-rouge et son numéro 42 sur sa terre natale. « Les enfants ne savaient pas que je venais. De voir les sourires dans leurs visages lorsque je suis embarqué sur la glace, c’était vraiment spécial. Ils étaient fous de joie et n’en croyaient pas leurs yeux. Nous avons marqué des buts. Nous avons célébré. De leur permettre de vivre cette journée, ça m’a vraiment fait du bien. »

En plus de sauter sur la glace avec les jeunes et de leur apprendre quelques trucs du métier, Andrighetto a aussi passé du temps avec eux à l’extérieur de la glace. Il a autographié casquettes, chandails et cartes, a pris des photos de groupes et quelques selfies, en plus de répondre aux innombrables questions des enfants.

« Ils m’ont parlé des joueurs avec qui j’ai joué au cours des années, si je connaissais tel ou tel gars, si j’ai joué contre [Sidney] Crosby ou [Jaromir] Jagr auparavant. Ils m’ont aussi parlé de l’expérience au Championnat du monde. J’étais impressionné par la quantité d’informations qu’ils connaissaient à mon sujet », se souvient Andrighetto, sourire aux lèvres. « Pour moi c’était spécial parce que ces jeunes savaient qui j’étais. Ils me prenaient pour modèle. Ils m’ont aussi vu jouer pour l’équipe nationale suisse en Russie. C’était génial d’avoir ce contact avec eux. »

Andrighetto n’a pas souvenir d’avoir vécu une expérience similaire à celle de l’École de hockey des Canadiens dans sa jeunesse. Il peut toutefois saisir l’ampleur qu’une rencontre avec un joueur de la LNH peut prendre pour un jeune. Lorsque des membres de l’équipe nationale venaient à ses entraînements lorsqu’il était dans les rangs mineurs, il était tout simplement bouche bée. C’est ce genre d’expérience que l’ancienne vedette de la LHJMQ a voulu faire vivre aux jeunes présents.

« C’était important pour moi de redonner à ces jeunes de la même façon que d’autres l’ont fait pour moi quand j’étais plus jeune. J’ai commencé comme eux. Je regardais mes idoles. C’était important pour moi quand un joueur venait nous parler d’obtenir un autographe ou une tape dans la main. Je sais ce que ça représente pour eux en ce moment », explique Andrighetto qui prend son rôle de modèle très au sérieux en Suisse. « J’aurais aimé faire quelque chose comme ça quand j’étais jeune. C’est génial pour ces enfants d’avoir l’occasion de vivre ça. »

Andrighetto, qui est de retour dans la métropole depuis lundi dernier, a passé la majorité de la saison morte à Zurich, à s’entraîner avec ses amis Mirco Mueller (Sharks de San Jose), Dean Kukan (Blue Jackets de Columbus) et Ronalds Kenins (Canucks de Vancouver), en plus de nombreux joueurs de la sélection nationale. Deux entraîneurs personnels les ont mis à l’épreuve avec un programme de CrossFit dans un local du centre-ville. Le jeune attaquant du Tricolore espère bien que tout cela donnera des dividendes lorsque la saison s’amorcera.

« J’ai hâte au camp d’entraînement. J’ai hâte de voir ce que je peux faire sur la glace. J’ai travaillé fort cet été. J’ai vu des résultats hors de la glace et j’ai hâte de voir comment tout ça va se transposer sur la glace », laisse savoir Andrighetto, qui a disputé 44 matchs avec les Canadiens l’an dernier, amassant 17 points, dont sept buts au passage. « Je sais que je peux jouer au niveau de la LNH maintenant et je sais ce que je dois faire pour conserver ma place dans l’alignement. D’avoir connu un bon tournoi au Championnat du monde a aussi aidé ma confiance. Je sais que je peux y arriver. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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