Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Surtout, ne pas cligner des yeux

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – 0,4 seconde. Voilà ce qui a fait la différence entre la victoire et la défaite samedi soir au Centre Bell.



Tirant de l’arrière 4 à 1 avec 3:22 à faire en troisième période, l’offensive des Canadiens a décidé que quiconque clignerait des yeux raterait une partie importante du spectacle, y allant d’une spectaculaire remontée qui marquera l’histoire comme un des plus beaux retours de l’arrière des dernières années.
L'explosion Desharnais

« Quand je suis derrière le banc, je crois toujours que nous avons une chance de gagner, peu importe la situation. Tu cherches ce petit quelque chose de spécial qui te donnera une chance de l’emporter », a expliqué Michel Therrien qui n’a pas hésité à jongler avec ses trios. « Ça n’arrive pas tous les soirs. Lorsque nous avons marqué le deuxième but, nous avons continué à nous battre. »

L’entraîneur-chef a décidé de retirer Carey Price au profit d’un sixième attaquant avec 1:48 à faire alors que son équipe était en avantage numérique. Un seul but séparait le Tricolore d’une égalité.

« La rondelle était dans le coin et m’est revenue. Tout le monde, incluant leur gardien s’attendait à ce que je tire au but. Il ne restait que quelques secondes, je ne sais plus trop », a expliqué P.K. Subban qui a démontré un temps de réaction digne de Usain Bolt pour décider de donner la rondelle à Desharnais qui a enfilé l’aiguille avec 0,4 seconde à faire au chrono. «Il faut donner tout le crédit à Davey. Il a reçu la rondelle alors que tout le défenseur plongeait, que le gardien plongeait. Ce n’est pas un but facile, mais il l’a marqué.»

Même s’il s’agissait de son 13e but de la saison et de son 46e en carrière, pour David Desharnais, il s’agira probablement de celui qu’il voudra revoir encore et encore et encore…
La but gagnant

« C’est un des retours de l’arrière les plus fous auxquels j’ai participé. Parfois il ne faut pas trop s’attarder sur le comment », a souligné Desharnais qui s’est aussi fait complice sur le but de la victoire en prolongation. « C’était spécial. Un moment inoubliable. La foule était vraiment incroyable.»

Déjà fiers de la remontée, les Canadiens ont ajouté la touche qui fait qu’une soirée déjà mémorable en sera une qui marquera l’Histoire, tout comme le fameux match contre les Rangers alors qu’ils étaient revenus d’un déficit de 5 à 0 pour l’emporter en tirs de barrage. D’ailleurs Francis Bouillon, le marqueur du but gagnant samedi soir, y était, le 19 février 2008, tout comme ses coéquipiers Tomas Plekanec, Andrei Markov et Carey Price.

«J’ai déjà connu une situation comme celle-là. J’étais là pour la remontée contre les Rangers », se souvient Francis Bouillon qui sait mieux que quiconque que de tenter de déjouer le trafic de fin de rencontre en partant avec quelques minutes faire n’est pas toujours une bonne idée. « Un match de hockey ce n’est jamais terminé tant que le dernier vingt minutes n’est pas terminé. On est vraiment contents, c’est une belle victoire. »

« Je te dirais que c’est probablement le but le plus important de ma carrière », a conclu le vétéran défenseur au sujet de son 31e but.

En marquant cet ultime but, la troupe de Michel Therrien a mis fin à une séquence de trois défaites d’affilée.

« C’est ce genre de victoire qui peut être un tournant dans une saison », a lancé l’homme derrière le banc.

Avec 14 matchs à faire au calendrier régulier, il s’agit d’un tournant qui pourrait arriver… à point.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
Faits saillants
Sommaire
Le jeu des chiffres - 15 mars 2014
Le Radio-Téléthon récolte plus de 130 000$
L’omelette 

En voir plus