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Sur les chapeaux de roues

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – P.K. Subban a rencontré les médias pour la première fois après s'être fait montrer le chemin du vestiaire en deuxième période mercredi.

Pour ceux qui vivraient dans une caverne ou qui ont vu leur téléphone intelligent manquer de batterie dans le bois au cours des 24 dernières heures, rappelons les faits. P.K. Subban a servi un coup de bâton à Mark Stone des Sénateurs en deuxième période dans le match 1 présenté mercredi au Centre Bell. Le défenseur du Tricolore s’est vu montrer le chemin des douches, en plus de donner un avantage numérique de cinq minutes aux Sénateurs. Après avoir temporairement quitté vers le vestiaire adverse, Stone est revenu au jeu, quelques minutes plus tard. Ce n’est finalement que jeudi qu’un diagnostic de microfracture du poignet est tombé dans le cas de l’ailier droit des Sénateurs.

Subban a rencontré les médias jeudi matin, après l'entraînement de l'équipe, à Brossard.

Pour compléter la mise à jour, il faut aussi rappeler les propos de l’entraîneur des Sénateurs, Dave Cameron, qui a suggéré lors de son point de presse d’après-match que si la LNH n’imposait pas de mesure disciplinaire supplémentaire à Subban, ses joueurs allaient faire subir le même traitement aux joueurs des Canadiens. De quoi faire froncer les sourcils.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le préfet de discipline de la LNH, Stéphane Quintal, a indiqué que le défenseur étoile du Tricolore ne serait pas sanctionné davantage, pour ainsi clore l’incident.

«C’est du hockey des séries. Je travaille fort à chaque match. Je n’ai jamais menacé personne sur la glace. Je ne ferais pas ça », a lancé d’entrée de jeu le récipiendaire du trophée Norris en 2013, accusé par le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, d’avoir menacé Stone à plusieurs reprises au cours de la soirée. «Je ne suis pas sur la glace pour me battre. J’essaie juste de jouer dur entre les coups de sifflet. Ce qui est plus dommage à propos de ce match, c’est que nous avions parlé de discipline en équipe. J’ai été pénalisé et en tant que meneur de cette équipe et assistant-capitaine, je dois montrer un meilleur exemple que ça. C’est ce que je trouve le plus malheureux là-dedans. J’ai eu l’impression de laisser mes coéquipiers tomber quand j’ai écopé de cette pénalité.»

Subban avoue qu’il aurait certainement pris la même décision que Dave Jackson et Steve Kozari, les arbitres en devoir pour l’affrontement, s’il avait été à leur place.

«Les arbitres ont pris la bonne décision. Quand tu vois un joueur tomber comme ça et se tordre de douleur, il n’y a qu’une décision à prendre. Si j’avais été à sa place, j’aurais fait le même choix. Ce qui est frustrant par contre, c’est de voir le joueur finir la rencontre », mentionne Subban qui a vu Stone sauter sur la glace à neuf reprises, cumulant 6:00 de temps de jeu après l’incident. «C’est dur, mais j’ai payé le prix pour cette pénalité. »

«L’affaire Subban-Stone » n’est que la pointe de l’iceberg dans une série qui s’annonce corsée, autant au point de vue mental que physique. Dans le premier match seulement, 86 mises en échec ont été répertoriées. De plus, la table a été mise pour la rencontre numéro 2, alors qu’un total de 38 minutes de pénalité, dont trois inconduites de parties ont été décernées lors d’une échauffourée, alors que le signal annonçant la fin du match avait retenti.

«Ça n’a pas été long pour que cette série se mette en marque la dernière fois non plus. C’est du hockey des séries et c’est la rivalité Montréal-Ottawa. Elle est bien vivante, depuis des années », a lancé Brandon Prust qui rappelle l’importance de garder la tête froide lorsque les esprits s’échauffent sur la glace. «Lors de la dernière série contre eux, nous avions laissé nos émotions prendre le dessus et la frustration s’est emparée de nous. L’an dernier, c’est ce qui est arrivé aux Bruins. Nous les avons vus s’enfoncer et laisser leurs émotions remonter. C’est pour ça que nous avons gagné la série. Nous avons plus de maturité en tant qu’équipe. On a beaucoup appris de ça. »

L’entraîneur des Canadiens, Michel Therrien, est du même avis que Prust par rapport au degré d’émotions et de l’importance à accorder à un événement comme celui de mercredi.

«On a beaucoup appris des séries de l’an dernier. On avait bien géré le degré d’émotions. Pendant le match d’hier, nous avons été indisciplinés par bout et ça ne peut pas arriver de nouveau. Notre seule préoccupation, c’est le match de vendredi», a lancé Therrien qui a également commenté les propos du directeur-gérant d’Ottawa. «Ça fait assez longtemps que je suis dans le monde du hockey. On en entend des vertes et des pas mûres sur la patinoire. Mon principe a toujours été que ce qui se dit sur la glace ou entre deux bancs entre des joueurs devrait rester là. »

Chose certaine, pour les partisans des deux villes, le match numéro 1 a jeté les bases d’une série plus qu’intéressante.

«C’est un bon début à cette série. C’est excellent pour les amateurs. Soyons honnêtes, c’est le genre d’émotion que les gens veulent voir », a lancé Dale Weise, qui a d’ailleurs tout un sens du spectacle, lui qui a marqué deux buts gagnants lors des séries 2014. «C’est malheureux qu’il y ait eu une blessure. Ce n’est jamais l’objectif. Les gars travaillent fort sur la glace, il y a beaucoup de batailles devant le filet. C’est ça le hockey des séries.»

C’est bien vrai Dale. C’est ça le hockey des séries!

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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