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par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Après une saison plutôt décevante au Colorado, Pierre-Alexandre Parenteau a terriblement hâte au début de la campagne 2014-2015.


Trois mois après avoir été impliqué dans l’échange qui a envoyé Daniel Brière à l’Avalanche, l’attaquant qui a grandi sur la Rive-Sud, à Boucherville, a clairement mis tout ce qui s’est passé l’an dernier derrière lui, désirant faire de sa première campagne avec le bleu-blanc-rouge une dont il se souviendra longtemps.

«Mon niveau de motivation est très élevé en ce moment. Quand tu n’as pas eu la saison que tu espérais précédemment, tu arrives la saison suivante en santé et tu mets la barre haute. Je crois que les attentes de la direction sont également élevées. J’ai hâte que la saison débute pour vrai. J’ai des choses à prouver. Je sais que je suis un meilleur joueur que ce que j’ai démontré l’an dernier», a offert le vétéran ailier droit de 31 ans qui a enregistré 14 buts et 33 points en 55 matchs en 2013-2014, malgré qu’il ait souffert de deux étirements aux ligaments croisés médians en cours de saison.

«Je me sens bien sur la glace et en dehors de celle-ci. C’est un ajustement de venir ici et de jouer des matchs à la maison. Par contre, c’est vraiment spécial. C’est bizarre aussi d’être encore au Québec à ce moment-ci de l’année, mais je commence à m’y faire », a ajouté le vétéran de six saisons dans la LNH, qui a précédemment porté les couleurs de Blackhawks de Chicago, des Rangers de New York et des Islanders de New York. «Tous les morceaux tombent en place.»

Parmi ces morceaux, on compte la chimie presque instantanée que Parenteau a forgée avec ses compagnons de trio Max Pacioretty et David Desharnais au cours du camp d’entraînement. Ça a cliqué dès le départ entre les trois comparses, présentant des signes encourageants lors des matchs intra-équipe, puis lors de certains moments des matchs préparatoires.

«Je suis très confortable avec Patch et Davey. Ce sont de bons joueurs. Lorsque je leur donne la rondelle, je sais qu’elle va me revenir. Ça rend le jeu tellement plus facile, lorsque tous les gars sur un trio sont bons avec la rondelle », a confié Parenteau qui a obtenu 49 mentions d’aide pour un total de 67 points en 80 matchs en 2011-2012, sa meilleure récolte en carrière, alors qu’il évoluait avec les Islanders. «Je crois que je peux les montrer sous leur meilleur jour. Patch est un excellent tireur et Davey, un excellent fabricant de jeu. Quand on mélange tout ça, on va voit des résultats assez vite. Avec le talent qu’il y a sur ce trio, les occasions vont venir. C’est encore tôt, mais jusqu’ici c’est très amusant. »

Le niveau de confort que Parenteau affiche avec ses nouveaux compagnons de trio n’est qu’un élément qui a facilité sa transition vers la ville aux cent clochers. Non seulement est-il entouré par sa famille et ses amis qui résident à Boucherville et dans les Cantons-de-l’Est, mais il a également retrouvé quelques visages familiers à son arrivée dans le vestiaire du Tricolore.

«Ça a été d’une grande aide d’avoir des gars comme Davey, Dale [Weise] et Prusty ici. Ce sont des leaders et ils sont ici depuis un moment. Ce ne sont pas que des connaissances. Ce sont de bons amis », a mentionné Parenteau, qui devrait rapidement atteindre le plateau des 300 matchs en 2014-2015. «J’ai demeuré avec Dale alors qu’on jouait pour le Wolfpack de Hartford dans l’AHL. Ça fait des années que je suis ami avec Davey, même chose pour Prusty. On a joué ensemble à New York. Leur présence a rendu  ce changement beaucoup plus facile que je ne l’aurais anticipé. »

Si Parenteau a le plus grand respect pour ce que ses collègues et amis amènent à la table soir après soir, on peut en dire autant de ses coéquipiers à son endroit.

«Nous étions colocataires dans les mineures, alors je connais très bien P.A. C’était le meilleur joueur sur la glace, chaque soir. J’avais de la difficulté à croire que ce gars-là n’aurait pas sa chance dans la LNH un jour. Je me disais que s’il n’y arrivait pas, c’était impossible pour moi d’y arriver. Il a tellement de talent, il est hargneux et c’est tout un compétiteur », a confié Weise, faisant référence au fait que Parenteau a passé bien du temps dans l’AHL avant de se trouver un poste régulier dans la LNH, en 2010-2011, à Long Island. «C’est le genre de gars qui trouve le moyen de marquer des buts clés à des moments clés. Quand le match est en jeu, c’est le genre de gars que tu veux sur la glace. C’est tout un ajout à ce vestiaire. »

Et Parenteau compte bien faire honneur à cette réputation, utilisant l’expérience acquise au cours de ses 11 années professionnelles pour aider les Canadiens dès le départ.

«Je peux amener du leadership. Ça fait un moment que je suis dans la Ligue. J’ai vu pas mal de choses. Je peux produire offensivement. C’est principalement pour ça que les Canadiens sont venus me chercher. Je veux marquer des buts. Je veux faire de cette équipe une menace offensive et défensive à chaque présence. C’est mon objectif », a professé Parenteau qui a déjà le sentiment que l’édition 2014-2015 des Canadiens sera unique. «J’ai l’impression d’avoir ma place. Ce groupe est tricoté serré. Je vois bien qu’ils ont hâte de recommencer à jouer et de reprendre là où ils avaient laissé l’an dernier. Ce sera une déception s’ils ne se rendent pas aussi loin. J’aime cette attitude. »

Ce n’est pas surprenant que Parenteau ait si envie de participer aux séries encore cette saison, lui qui a goûté pour la première fois au hockey du printemps au Colorado l’an dernier.

«Je veux refaire ça dès maintenant. C’est tellement amusant de jouer en séries. C’est pour ça qu’on joue », a expliqué Parenteau qui a obtenu un but et trois points en première ronde l’an dernier avant de voir son équipe éliminée par le Wild en sept parties. «Tu joues 82 matchs, mais ça compte pas mal plus rendu aux séries. J’aime le niveau d’intensité. Les gars vont à la guerre ensemble. Par contre, avant il faut y aller un match à la fois. On doit faire le boulot maintenant. »

Dans le cas de Parenteau, ça veut dire mettre la touche finale à sa préparation pour le début de saison le 8 octobre, à Toronto et également pour son premier match au Centre Bell huit jours plus tard contre les rivaux de toujours, les Bruins de Boston.

«J’ai eu la chance de disputer quelques rencontres au Centre Bell. C’est encore stressant. J’essaie de passer par-dessus ça. Je me souviens avoir joué ici quand j’étais avec les Islanders et l’Avalanche. C’était spécial. Maintenant, je tente de faire de cet aréna ma maison. C’est un ajustement, mais ça va venir. J’ai confiance », a conclu Parenteau. «Mes parents et mon frère seront du match d’ouverture à Montréal. J’aurai beaucoup d’amis présents. Je suis quand même content de pouvoir jouer quatre matchs sur la route avant

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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