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Site officiel des Canadiens de Montréal

Souvenirs d’une autre époque

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le 1er janvier, ce sera l’occasion pour plusieurs joueurs des Canadiens de faire amende honorable à ce qui s’est passé le 20 février 2011.

Dans un froid sibérien au Stade McMahon, le domicile des Stampeders de Calgary, les Canadiens affrontaient les Flames dans la deuxième Classique Héritage de l’histoire de la LNH. Malheureusement, les souvenirs positifs liés à cette expérience sont teintés de ceux entourant la marque finale de 4 à 0 en faveur des Flames.

Ainsi, Max Pacioretty, Lars Eller, Tomas Plekanec, David Desharnais, P.K. Subban et Carey Price (s’il est de retour en uniforme), voudront faire bonne figure en affrontant les Bruins de Boston dans le cadre de la Classique Hivernale 2016 qui aura lieu le 1er janvier au Stade Gillette de Foxborough, en banlieue de Boston.

«Le message à retenir, c’est d’avoir du plaisir et d’absorber tous les bons moments associés à un tel événement. Mais une fois que la rondelle est en jeu, c’est comme n’importe quel autre match. Il y a deux points à l’enjeu », mentionne Eller qui en était à sa première campagne complète dans la LNH et sa première également avec les Canadiens en 2010-2011.

«La première chose dont je me souviens, c’est d’aller sur la glace pour l’entraînement la veille, de voir l’emplacement où aura lieu le match, le stade, ce genre de choses. Je me souviens aussi clairement du froid mordant », explique celui qui n’avait disputé alors que 9 :51 de temps de jeu, évoluant avec Jeff Halpern et Ryan White. «Quand tu sors le jour du match, tu t’attends à ce genre de température, mais pour l’entraînement, tu n’as aucune idée à quoi t’attendre. La première fois, tout le monde se rend compte qu’il n’a pas mis assez de couches. Certains ont dû retourner pour mettre plus de vêtements, des gants, un cache-cou, ce genre de choses. »

Si plusieurs ont fait grand cas de l’équipement supplémentaire porté par les joueurs pour se garder au chaud, les joueurs de leur côté soulignent que c’est la qualité de la glace qui était plutôt le sujet de discussion dans le vestiaire.

«La qualité du hockey disputé cette journée-là était loin d’être la meilleure. Je me souviens qu’il y avait beaucoup de jeux ratés, de jeux décousus. Ce n’était pas du très beau hockey. Tout le monde avait un peu perdu ses moyens», explique Eller qui avait dirigé un tir sur les 39 des Canadiens vers la cage de Miikka Kiprusoff.

«Il faisait excessivement froid et nous avions joué un match tout simplement horrible », se souvient pour sa part le capitaine Max Pacioretty. «C’était tellement froid que je me souviens que les préposés à l’entretien devaient toujours réparer la glace, même lors des échauffements. »

Le froid a été un facteur déterminant lors l’ensemble de cet événement… tout comme le soleil.

«L’entraînement a été amusant, mais dangereux », se souvient le franc-tireur du Tricolore. «Il faisait tellement clair que j’avais l’impression que j’allais atteindre quelqu’un chaque fois que je faisais un tir. Je ne savais pas où ma rondelle allait ou si les rondelles des autres gars passaient près de moi. Le soleil était vraiment de la partie. »

C’est notamment la raison pour laquelle le jeune vétéran de 27 ans compte bien avoir une seule requête spéciale pour Pierre Gervais, le gérant de l’équipement des Canadiens.

«Honnêtement, à part une visière fumée si c’est trop clair, je ne crois pas avoir d’autres demandes», mentionne Pacioretty qui avoue ne pas s’être senti tout à fait à l’aise pour avoir ce genre de demandes en 2011. «J’avais 22 ans à l’époque, alors je n’étais pas vraiment en position de faire des demandes spéciales. Les gars de 20 ans d’aujourd’hui sont bien différents. Ils n’auront pas peur de faire leurs demandes.»

Cette fois-ci, les deux points à l’enjeu auront une importance un peu plus grande qu’en 2011 ou qu’en 2003, année de la première Classique Héritage, opposant les Canadiens aux Oilers. Les Bruins sont des rivaux de division.

«C’est certain que là, avec la rivalité entre les Canadiens et les Bruins, au jour de l’An, dans le cadre de la Classique Hivernale, c’est spécial. Je sais que tous mes amis et ma famille seront au match et le regarderont », explique Pacioretty, qui est originaire de New Canaan au Connecticut, État voisin du Massachusetts. «C’est une grosse scène. Je m’attends à une meilleure performance de notre part et à une meilleure expérience en général. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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