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Sortir de l’ombre

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL –  Bien qu’il dépasse la plupart de ses coéquipiers par une tête, Ryan O’Byrne se fait maintenant remarquer.


Après avoir connu une saison difficile en 2008-2009, O’Byrne est très au fait du chemin qu’il a parcouru depuis.

« Cette saison, je me suis établi. Je sens maintenant que je fais partie de cette équipe. Il y avait des moments où j’embarquais sur la patinoire en ne sachant pas si j’allais avoir les jambes molles ou pas », explique O’Byrne. «Maintenant, quand je fais des erreurs, je suis capable de les mettre derrière moi. Je me sens plus confortable, capable de ralentir le jeu et de donner des mises en échec qui feront une différence, sans me sortir du jeu. »

Et des mises en échec, il en donne. Ses 104 mises en échec décernées cette année le place en pôle position chez les défenseurs du Tricolore, lui qui n’a participé qu’à 50 matchs de la formation montréalaise.

Le jumelage de Ryan O’Byrne avec le vétéran tout-étoile Andrei Markov a été extrêmement bénéfique pour le numéro 20, qui a développé une certaine complicité avec son partenaire à la ligne bleue, complicité que O’Byrne compare à celle qui existait jadis entre Markov et Komisarek.

« Komisarek et Markov avaient une bonne relation et j’ai un style de jeu qui ressemble à celui de Komisarek. Markov comprend le moule sur lequel je me base et il sait comment jouer avec moi. Jusqu’à présent, on connait du succès », d’expliquer le défenseur de six-pieds-cinq.

Et Markov joue parfaitement son rôle de mentorat avec O’Byrne.

« Il me donne des conseils et des trucs à essayer. Pour l’instant, tout ce qu’il m’a dit m’a été très bénéfique et en conséquence, notre partenariat défensif n’en est que meilleur. Nous sommes de plus en plus confortables ensemble et je crois qu’il a une meilleure confiance en moi », d’admettre O’Byrne.

Et Markov n’est pas le seul. Dans une défensive qui compte en moyenne 770 matchs d’expérience dans la LNH, O’Byrne a encore le nombril vert, avec ses 120 rencontres. Toutefois, malgré son peu d’expérience, il est déjà opposé aux meilleurs trios adverses.

« Nous avons un groupe de défenseurs bien équilibré et l’entraîneur n’hésite pas à envoyer n’importe quelle paire dans la mêlée, même contre les meilleures lignes adverses. Pour moi, ça fait tout un changement. Avant j’étais toujours jumelé aux troisièmes et quatrièmes lignes de l’adversaire. Ça aide pour la confiance lorsque ton entraîneur te met contre les meilleurs éléments adverses » avoue O’Byrne, qui affiche un différentiel de +4 lorsqu’il est jumelé avec Markov.

La solidité défensive de O’Byrne sera probablement testée au cours des prochaines rencontres. Chose certaine, il est prêt à faire face à la musique.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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