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Site officiel des Canadiens de Montréal

Les premiers sentiments d'euphorie

Shea Weber, Michael McCarron et Nathan Beaulieu nous racontent leurs souvenirs de leurs conquêtes de la coupe Memorial.

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - La coupe Stanley est peut-être l'un des trophées le plus difficiles à remporter dans le monde du sport, mais la coupe Memorial n'est pas loin derrière.

Quelques joueurs des Canadiens ont remporté un championnat de grande envergure pour la première fois, en mettant la main sur la coupe Memorial, lors de leur passage dans les rangs juniors. 

Mais le trajet pour se rendre à ce tournoi et espérer avoir la chance d'en repartir en tant que champions par excellence du hockey junior au pays peut être sinueux.

«C'est difficile d'accéder à ce tournoi. Non seulement devez-vous remporter le championnat de votre propre ligue, mais vous devez ensuite faire face aux meilleures équipes des autres ligues», admet Shea Weber, qui a remporté la coupe Memorial avec les Rockets de Kelowna en 2004 .

«Ç'a été très ardu et pénible se rendre-là. C'est comme si vous remportiez la coupe Stanley et que vous aviez un tour de plus à jouer par la suite. En gros, vous devez gagner cinq séries. C'est encore plus dur de mettre la main sur la coupe Memorial. Remporter cette coupe est probablement un des plus beaux moments de toute ma vie», atteste Michael McCarron, qui a été sacré champion de la Ligue canadienne de hockey en 2015, alors qu'il évoluait pour les Generals d'Oshawa.

Au début de la saison, ce sont 60 formations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), de la Ligue de l'Ontario (OHL) et de la Ligue de l'Ouest (WHL) qui s'embarquent dans un marathon qui se terminera à la fin mai. Parmi elles, seules quatre équipes auront la chance de se battre pour remporter le prix ultime. De ces quatre clubs, un était déjà assuré d'être de la danse finale à titre d'hôte du tournoi. Mais ce statut est loin d'être un gage de succès.

Depuis 1983, année où le tournoi a pris de l'expansion en ajoutant une quatrième équipe à la compétition, seulement neuf des formations hôtesses ont réussi à remporter les grands honneurs devant leurs partisans. McCarron n'a malheureusement pas fait partie de ces exceptions en 2014, alors que ses Knights de London n'ont pas réussi à l'emporter dans leur propre amphithéâtre. 

«Lorsqu'on a accueilli le tournoi, ç'a été difficile. Peut-être qu'on pensait que ça allait être plus facile, mais toutes les équipes sont championnes lorsqu'elles arrivent à la Coupe Memorial. Elles sont toutes sur une lancée après avoir remporté le championnat de leur ligue», se souvient l'ancien choix de premier tour des Canadiens en 2013, qui n'a pu savourer une victoire en trois sorties au Budweiser Gardens, il y a trois ans.

Certaines formations juniors qui ont de grandes aspirations effectuent plusieurs mouvements de personnel dans les mois précédents pour être en mesure de rivaliser avec les autres champions au pays. C'est qu'elles savent que le niveau de compétition sera relevé lors de cette compétition annuelle, qui dure une dizaine de jours. Mais avoir la meilleure équipe sur papier ne garantit pas un championnat.

Membre des puissants Sea Dogs de Saint John aux côtés de Jonathan Huberdeau, Tomas Jurco et de Simon Després lorsqu'il a été sacré champion canadien en 2011, Nathan Beaulieu se souvient qu'une chose en particulier a permis aux siens de se démarquer des autres lors de leur conquête : l'esprit d'équipe.

«On est devenus une vraie équipe. Ç'a été ça le facteur le plus important. On comptait sur plusieurs super vedettes, mais on était surtout une super équipe. Lorsqu'on rassemblait tous les ingrédients, on possédait tout ce qu'une équipe championne avait besoin. C'est ce qui a fait la différence dans notre conquête de la coupe Memorial», indique le défenseur ontarien, qui a pris part à ce tournoi deux fois dans sa carrière, terminant au sein de l'équipe d'étoiles de la compétition en 2011.

Si plusieurs joueurs ont éventuellement fait leur chemin au niveau professionnel à la suite de leur stage dans les rangs juniors, d'autres ont vécu leur dernière expérience au hockey organisé à la conclusion de ce tournoi. 

Alors que les carrières de chacun des membres ont suivi des trajectoires différentes - certains sur la glace et d'autres dans un tout autre domaine - toutes les émotions vécues, les hauts et les bas traversés en cours de route et les nombreux rebondissements survenus jusqu'au moment où ils ont soulevé cette fameuse coupe, font que ce moment restera gravé dans leur mémoire pour le reste de leur vie. 

«J'ai été très chanceux de faire partie de très bonnes équipes, de participer à ce tournoi à trois reprises et de vivre des expériences incroyables là-bas. C'est ça qui a rendu le tout si amusant et incroyable. Je suis encore en contact avec beaucoup de gars avec qui j'ai gagné la coupe Memorial. Nous avons bâti des liens dans les rangs juniors que nous n'oublierons jamais», conclut Weber.

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