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Site officiel des Canadiens de Montréal

Sept chanceux? Pas vraiment

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Difficile d’arrêter le rouleau compresseur des Canadiens. Parlez-en aux Blues.



Connaissant déjà le meilleur début de saison de l’histoire de l’organisation, les hommes de Michel Therrien ont poursuivi leur travail de domination dans la LNH en ayant le dessus sur les Blues de St.Louis par la marque de 3 à 0 mardi soir, au Centre Bell, enregistrant une septième victoire de suite. Du jamais vu depuis la séquence victorieuse de huit matchs du 23 mars 2006 au 6 avril 2006.

Si au casino on parle de sept chanceux, pour les Canadiens cette septième victoire est tout sauf chanceuse, même si Brendan Gallagher se plaît à le croire, lui qui porte la même cravate « chanceuse » depuis le match du 7 octobre, à Toronto.

« Bien sûr que je portais encore ma cravate. Je ne peux plus m’en passer maintenant », a laissé savoir l’attaquant qui affichait son sourire caractéristique après la rencontre. «C’est une cravate normale, mais ça commence à être difficile de trouver des chemises pour aller avec. J’imagine que je vais continuer à la porter. »

Gallagher, qui à l’instar de sa formation connaît son meilleur début de saison avec une récolte d’un but et cinq mentions d’aide, dont une mardi soir sur le filet de Pacioretty, a poursuivi sur une note plus sérieuse.

« Nous avons des joueurs intelligents. On comprend qu’il y a un endroit et un temps pour chaque chose », explique Gallagher au sujet des changements que les Canadiens ont dû apporter pour affronter les Blues, la deuxième meilleure formation de la LNH. « En début de rencontre, nous avons causé trop de revirements et ça a aidé leur jeu de transition. Quand on s’est mis à faire travailler leurs défenseurs, ça a ouvert les possibilités offensives. Il faut être intelligents et comprendre les différentes situations dans un match. »

C’est justement à force de travail acharné et d’ajustements que l’équipe locale a pu poursuivre sur sa lancée, passant de 17 à 11 puis à 10 tirs accordés aux Blues, qui n’ont pas été en mesure de percer la muraille Carey Price.

« Ce qui m’importe, c’est le processus. Je sais que ça sonne cliché, mais c’est vrai avec notre équipe. Nous n’avons pas aimé notre première période, mais s’il y a quelque chose de positif à ressortir de tout ça, c’est notre façon de nous ajuster en cours de match », a lancé Max Pacioretty qui a marqué le premier du match en première période, alors que de l’autre côté, les Blues bombardaient le filet de Price de 17 tirs. « Il faut s’investir pleinement en envoyant des rondelles en fond de territoire et en jouant un style robuste. C’est dur de se retenir après les sifflets parfois et d’avoir la bonne discipline pour ne pas tomber dans le panneau. Tout le monde a fait un bon travail ce soir. »

Visiblement il est vrai que tout le monde a fait du bon travail, comme en font foi les neuf différents joueurs qui ont noirci la feuille de pointage, Alexander Semin récoltant notamment son premier but avec les Canadiens dans la victoire. Le quatrième trio s’est également signalé pour un troisième match de suite, alors que Torrey Mitchell a marqué le but d’assurance en milieu de troisième période.

« On ne peut pas vraiment prendre une présence de repos. Nous ne sommes pas des gros marqueurs ou des gars d’avantage numérique alors on ne va pas amener de l’énergie en marquant de gros buts; on va le faire en étant responsables avec la rondelle ou en ayant de bonnes présences en zone offensive ou en stoppant leurs gros trios », a lancé Torrey Mitchell qui marquait son deuxième de la présente campagne et du même coup son second en saison régulière avec les Canadiens. « Si on marque, c’est évidemment un gros bonus pour nous. »

S’emporter avec une fiche de 7-0-0 pourrait être facile. Surtout lorsqu’on se retrouve au premier rang de la LNH, qu’on a accordé une moyenne d’un but par match, qu’aucune formation n’a réussi à marquer en première période contre nous et qu’on a marqué le premier but du match dans six de nos sept rencontres. Sans oublier le désavantage numérique qui trône au sommet de la LNH à 91,7% d’efficacité, des joueurs qui occupent les quatre premiers échelons du circuit Bettman au chapitre du différentiel et un gardien hors pair qui compte déjà deux jeux blancs en six départs. Mais pour Michel Therrien, l’important est de rester calme et surtout d’aller de l’avant.

« On voit ça un match à la fois », a martelé l’entraîneur-chef une fois de plus. « C’est comme quand je conduis. Je ne suis pas toujours en train de regarder dans le rétroviseur pour voir ce qui se passe à l’arrière. Je regarde en avant. Pour moi le match le plus important était ce soir [mardi] et maintenant notre attention se porte sur le match de vendredi à Buffalo. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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