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Séance de questions/réponses de la Première Ligne

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Les membres de la Première Ligne ont eu la chance de poser leurs questions à l’ancien défenseur des Canadiens et actuel vice-président senior de la LNH pour la sécurité des joueurs, Stéphane Quintal et au directeur general des Canadiens, Marc Bergevin, lors de la dernière séance de questions/réponses de la saison 2014-2015.

Premier à prendre le crachoir samedi après-midi, Stéphane Quintal a répondu à des questions concernant son rôle en tant que chef de la discipline dans la LNH, ayant lui-même joué des deux côtés de la rivalité Canadiens-Bruins en plus de jouer pour d’autres équipes pendant son séjour de 17 ans sur le circuit. Voici quelques faits saillants de la séance.

Stéphane, nous avons récemment vu un joueur, Steve Montador, décéder. Dans cette veine, est-ce qu’il y a eu des développements dans les discussions avec les directeurs généraux concernant les commotions cérébrales, les coups à la tête ou les façons de modifier l’équipement pour minimiser ces blessures? Est-ce que l’équipement deviendra plus mou ou plus sécuritaire?

STÉPHANE QUINTAL : Nous travaillons présentement avec des ingénieurs pour tenter de créer des épaulettes qui offriraient le même niveau de protection aux joueurs, mais en étant moins durs. Parfois, l’épaulette atteint la mâchoire du joueur adverse et c’est là qu’on voit des commotions. On veut qu’il y ait autant de protection, mais tenter qu’elles soient plus petites et plus ajustées aux épaules.

Après avoir subi une commotion récemment, Sergei Gonchar a parlé du respect. Est-ce que c’est le plus gros problème entre les joueurs de la LNH, le manque de respect?

SQ : Je ne crois pas. Je crois que certains joueurs qui sont sur le bord de faire leur place dans la LNH ou dans la Ligue américaine et qui jouent trois ou quatre minutes dans un match ont besoin de faire quelque chose sur la glace pour se faire remarquer. Ce sont les joueurs qu’il faut tenir à l’œil. Mais parfois quand on regarde les matchs, comme hier, on peut voir un défenseur qui a la rondelle, qui sait qu’un joueur s’en vient vers lui et qui va se tourner. Ça me rend fou.

Ma question est au sujet du moment où vous étiez joueur. Dans une séance de questions/réponses précédente, Chris Nilan a parlé du fait qu’il venait de Boston, qu’il était venu jouer à Montréal et puis de retour à Boston. Je me demande quelle a été votre expérience de venir de Montréal, d’aller jouer à Boston, puis de revenir ici pour jouer pour l’équipe locale?

SQ : Mon expérience à Boston a été excellente pour moi. J’avais 19 ans lorsque j’y suis allé et je ne parlais pas un mot d’anglais. Harry Sinden était le DG à l’époque, il m’a mis dans une famille et ils m’ont enseigné l’anglais. Ce sont comme mes parents. Les quatre années passées à Boston ont été géniales. C’est une belle ville et une bonne organisation. J’ai vraiment aimé mes années là-bas… mais j’aime mieux ça ici.

Combien de temps prends-tu avant de décider si quelqu’un mérite une suspension?

SQ : Il y a quelques décisions qui sont faciles, mais d’habitude, il y a beaucoup de discussions. Parfois quelqu’un pense que ça mérite quatre matchs et quelqu’un d’autre cinq et un autre trois. On va débattre souvent sur un match de plus ou un match de moins. Au final, c’est ma décision. Il y a beaucoup de précédents et de comparables. Il y a un processus à suivre. C’est important d’être constant dans mes décisions.

Suivant son ami sur la scène, Bergevin a pris quelques instants loin du tourbillon entourant la date limite des échanges pour répondre aux questions des partisans – bien qu’il n’était pas loin de son téléphone sur la session d’une durée de 30 minutes.

C’est un moment occupé de la saison. Je sais que vous ne pouvez pas vraiment nous en dire beaucoup, mais que pouvez-vous nous dire à propos de cette journée?

MARC BERGEVIN : Je peux vous dire que la limite est le lundi 3 mars à 3 p.m. heure de Montréal et midi à San Jose. (rires) C’est tout ce que je peux vous dire.

Quand vous discutez avec un autre DG à propos d’un échange et que quelqu’un dans l’autre organisation commence à « couler » de l’information et que ça devient public, est-ce que ça serait assez pour que vous décidiez de mettre fin à la discussion? Je sais que du côté humain, tu veux en parler au joueur avant que ce soit public.

MB : C’est une excellente question. Oui, ça me dérange. La raison est que oui, ces gars sont payés pour jouer au hockey et ils vont jouer peu importe où ils sont envoyés, mais il y a quand même un côté humain. Ces joueurs ont des familles et des enfants. Vous pouvez vous imaginer le petit de 10 ans qui apprend à l’école que le nom de son père est dans les rumeurs de transaction. C’est dur pour eux. Ce n’est pas juste et ça affecte trop de gens alors j’aime mieux que ça reste secret. Ce n’est pas quelque chose que je fais parce que j’aime tout contrôler; c’est à propos des émotions des gens concernés. Je ne dirais pas que l’entente tombe nécessairement à l’eau, mais je vais laisser savoir à tout le monde que je vais faire attention à qui je parle. À la fin de la journée, mon travail est de rendre les Canadiens de Montréal meilleurs et si je crois qu’un joueur peut nous rendre meilleurs, je vais faire mon travail. J’en discuterais avec l’organisation pour m’assurer qu’il n’y ait pas de fuites dans le futur.

Avec le contrat consenti à P.K. Subban cette saison, nous l’avons vu connaître des difficultés en début d’année. À quel point est-ce qu’il y a de la pression sur un joueur pour qu’il prouve qu’il vaut le contrat qu’on lui donne?

MB : Les joueurs ne devraient jamais être jugés par leur contrat parce qu’à la fin de la journée, c’est moi qui ai pris cette décision. Si les gens ne sont pas contents à cause d’un contrat, c’est après moi qu’ils devraient s’en prendre, pas le joueur. Chaque joueur connaît de moins bons moments. Même Sidney Crosby, un des meilleurs de la Ligue, a connu des périodes où il ne faisait pas beaucoup de points. C’est une ligue dure. Même si P.K. a eu des hauts et des bas au début, je crois que son jeu est à un niveau élevé maintenant et il nous aide à gagner des matchs soir après soir. N’importe quel joueur, que ce soit Pacioretty, Price, Gallagher, etc…, ils vont avoir des moments meilleurs que d’autres. Quand on regarde un gars comme Pacioretty, qui joue sur le premier trio, il joue contre les meilleurs défenseurs de l’autre équipe chaque soir. Si Michel met un gars sur le deuxième ou le troisième trio, ce n’est pas nécessairement une démotion; ça l’aide parce que c’est plus facile d’affronter d’autres défenseurs. Tu n’affronteras pas les Chara de ce monde. Tu vas peut-être affronter une troisième paire de défenseurs et ça peut t’aider.

Stéphane Quintal dit qu’il appelle les directeurs généraux directement pour que les joueurs rappellent. En tant que DG, quand tu reçois un appel, est-ce que tu fais autre chose à part avertir le joueur?

MB : Je vais dire au joueur que Stéphane va l’appeler rapidement alors il sait ce qui s’en vient, mais je ne fais pas partie de la discussion entre Stéphane et le joueur. Je sais de quoi il parle avec le joueur. Quand tu es contacté par Stéphane ce n’est généralement pas une bonne nouvelle. Stéphane est un bon ami et je le connais depuis longtemps, mais j’aimerais mieux ne pas recevoir d’appel de sa part. (rires)

Ça doit être satisfaisant de voir la progression de joueurs comme Jacob De La Rose ou Alex Galchenyuk cette année.

MB : C’est plaisant de voir les jeunes bien jouer. Vous avez mentionné De La Rose. Nathan Beaulieu a aussi fait de grands pas, Thomas apporte de l’énergie, Gallagher joue de la même façon chaque soir. C’est bien de voir la progression de ces jeunes parce que c’est beaucoup plus facile d’aller chercher des joueurs à Hamilton qu’à d’autres équipes.

Pour plus d’informations au sujet des futures séances de Question/Réponses de la Première Ligne, visitez le premiereligne.canadiens.com.

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