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par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Suite à une brillante carrière à l’Université du Dakota du Nord, Mark MacMillan est prêt à relever le défi du hockey professionnel.

MacMillan, qui a signé son tout premier contrat – de deux saisons – avec les Canadiens le 12 avril, fait partie de la quarantaine d’espoirs et de joueurs invités qui démontrent leur savoir-faire au camp de perfectionnement de l’équipe qui se terminera jeudi au Complexe sportif Bell de Brossard. Le joueur de 23 ans originaire de Penticton, en Colombie-Britannique, en est à une sixième participation à cet événement estival annuel, mais avec un nouveau chapitre de sa carrière à l’horizon, MacMillan n’a jamais autant voulu démontrer à quel point son jeu a évolué au cours des quatre dernières années.

« Je veux seulement montrer ce que je suis capable de faire. Je soutire beaucoup de fierté dans le fait d’être un joueur efficace aux deux extrémités de la patinoire. Je veux mettre en valeur ma force de caractère et mon niveau de compétition. Je crois que ces deux éléments font de n’importe qui un joueur ayant du succès à ce niveau », partage MacMillan, qui a inscrit 46 buts et 99 points en 151 rencontres pour les septuples champions de la NCAA, entre 2011 et 2015. « Que je sois dans la Ligue américaine ou dans la Ligue nationale, c’est ça qui me définit. C’est sûr que mon but ultime est de jouer dans la LNH, c’est le rêve de tout enfant. Maintenant, je veux me présenter et jouer mon style et être moi-même. Je crois que prétendre être quelqu’un d’autre peut vous mettre dans le trouble. C’est ce qui est le plus important.

« Ce que je vis actuellement est très excitant. Je vis beaucoup d’émotions différentes concernant le fait de participer à mon premier camp professionnel en septembre », ajoute le choix de quatrième ronde, 113e au total, des Canadiens en 2010. « J’ai pris part à plusieurs camps de perfectionnement auparavant, je sais donc comment ça fonctionne. La plupart des autres gars affirment qu’ils sont plutôt similaires, mais votre mentalité est complètement différente lorsque vous tentez de vous tailler un poste et de montrer que vous pouvez en faire davantage. »

Malheureusement pour lui, MacMillan n’est pas en mesure de participer aux matchs intra-équipe suite à une fracture de la rotule après avoir bloqué un lancer face à l’Université St. Cloud State, le 28 février, à Grand Forks. Cette blessure a mis l’ancienne vedette de la BCHL sur le carreau pour le reste de la campagne, le forçant de regarder le surprenant parcours du Dakota du Nord qui s’est terminé lors du dernier tournoi du Frozen Four.

« C’était très frustrant. Ce fut probablement l’expérience la plus difficile de ma vie jusqu’à présent. Le hockey occupe naturellement une partie importante de ma vie. Je crois que nous possédions l’équipe pour accomplir quelque chose de spécial. Ce fut une année amusante. Aucun joueur ne souhaite regarder son équipe gagner ou perdre, surtout lors des matchs importants. Tout le monde veut avoir l’opportunité d’être sur la patinoire. Que vous soyez un joueur de premier ou de quatrième trio, tout le monde veut faire la différence », confie MacMillan, qui menait la National Collegiate Hockey Conference (NCHC) avec ses 16 buts avant de tomber au combat. « La chose la plus difficile était d’être assis sachant que je ne pouvais rien faire. Je voulais faire une différence, mais je ne pouvais pas. »

Le joueur de centre de 6-pieds-0 et 183 livres ne s’acharne pas sur son sort, préférant plutôt amorcer sa carrière chez les professionnels sur une bonne note.

En vrac: MacMillan

« C’est une nouvelle opportunité. C’était vraiment cool d’aller au Dakota du Nord, qui est probablement la plus grande équipe dans l’histoire du hockey universitaire et maintenant j’arrive au sein de la plus grande équipe dans l’histoire de la LNH. Juste par le fait d’avoir été avec les Fighting Sioux, c’est quelque chose que je peux amener avec moi dans mon aventure avec les Canadiens de Montréal. Je suis fier de ça. Passer à une autre étape est excitant, mais j’essaie de ne pas trop m’emporter et de me concentrer à faire ce que je dois faire sur la glace pour aider l’équipe à gagner », partage l’adjoint au capitaine de son équipe en 2014-2015.

« J’ai retenu beaucoup de choses [du Dakota du Nord] qui peuvent aider, principalement comment me comporter en professionnel. Tous nos entraîneurs ont atteint les rangs professionnels. [Le nouvel entraîneur-chef] Brad Berry et son adjoint Dane Jackson ont évolué dans la LNH. [L’ancien entraîneur-chef] Dave Hakstol a aidé beaucoup de joueurs à atteindre la Ligue aussi. Retenir d’eux la manière d’approcher chaque jour est très important. Vous ne pouvez pas prendre une journée de repos chez les professionnels. Même durant vos journées de congé, vous devez prendre soin de votre corps et faire les bonnes choses », poursuit-il. « Que ce soit au hockey junior ou à vos débuts universitaires, vous ne portez pas nécessairement attention à ces choses. Maintenant oui. Vous devez bien faire les choses à chaque jour si vous voulez devenir un professionnel. »

Cela inclut le fait d’apprendre d’athlètes qui possèdent une éthique de travail irréprochable, sans peur et qui sont prêts à tout pour gagner. Dans le cas de MacMillan, ce modèle se trouve à être son ami de longue date, Brendan Gallagher.

« Je crois que tout joueur peut apprendre quelque chose de Brendan parce que personne ne le voyait atteindre la LNH. Regardez les succès qu’il a connus en trois années à Montréal. N’importe quel joueur peut regarder ce qu’il fait sur la glace. Vous entendez ce qu’il fait à l’extérieur de la glace », louage MacMillan, qui a joué aux côtés du numéro 11 des Canadiens lorsque le duo avait sept ou huit ans, en Alberta. « Il est un gars à observer. Je tente de faire les mêmes choses que lui. J’aime être autour du filet. Lorsque j’étais sur l’avantage numérique, je me plaçais devant le gardien pour sauter sur les rebonds et rediriger la rondelle. C’est ce que font les bons marqueurs. »

Alors que MacMillan aime faire scintiller la lumière rouge, il fait aussi attention à son jeu défensif. C’est un aspect de son jeu qui s’est beaucoup amélioré avec les années, tellement que cela lui a permis de mettre la main sur le titre d’attaquant défensif de l’année de la NCHC cette saison, aidant le Dakota du Nord à remporter la titre de la NCHC.

« Être un bon joueur défensif est important. Plus j’ai évolué au Dakota du Nord, j’ai été en mesure de développer cet aspect du jeu. J’ai pu observer de bons joueurs lors des dernières minutes de jeu, ce qui a été très important », fait remarquer MacMillan. « Mon rôle s’est accentué avec le temps. J’ai été utilisé dans de plus en plus de situations importantes et je suis devenu un acteur de premier plan dans des situations de jeu en zone défensive. C’est important de développer plusieurs aspects de votre jeu pour connaître du succès. »

C’est donc sans surprise que MacMillan souhaite faire bon usage de ses talents au prochain niveau.

« Ce sera intéressant. Je n’ai jamais disputé de match au niveau professionnel. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Je vais me présenter au camp et prendre un jour à la fois », a conclu MacMillan, qui s’entraînera à Vancouver le restant de l’été avant de revenir à Montréal en septembre. « Ce sera ma première année professionnelle, je vais y aller une étape à la fois. Je ferai de mon mieux et savourer l’expérience. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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