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Sans limites

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Lorsqu’il est question d’Alex Galchenyuk, le meilleur est encore à venir.

Faisant déjà partie de l’élite de la LNH lorsqu’il est question de la fluidité de son coup de patin, de sa vision de jeu et de ses mains rapides et agiles, l’attaquant de 20 ans a fait des pas de géant depuis son arrivée avec les Canadiens, en 2012-2013. Mais il est plus désireux que jamais de passer à un autre niveau et d’accomplir bien, bien plus.

«Je veux m’améliorer à tous les aspects, que ce soit de rendre mes tirs au filet, de trouver des zones découvertes, de créer des chances à l’attaque, de faire des jeux en défensive ou simplement de sortir la rondelle de la zone. Je veux garder les choses simples. Je veux améliorer chaque aspect de mon jeu. Je veux être aussi dynamique que possible et être de ces joueurs qui font une différence parce que je crois que je peux en faire partie », a insisté Galchenyuk qui a marqué neuf buts et obtenu 22 points en 33 matchs cette saison. «Il faut seulement être patient et travailler fort. »

Les coéquipiers de Galchenyuk mentionnent qu’ultimement, c’est la mentalité qui aidera le natif de Milwaukee à devenir le genre de joueur que l’équipe espérait obtenir en le repêchant au troisième rang lors de l’encan amateur de 2012, un groupe de joueurs qu’il domine au chapitre des points amassés.

«Il a connu deux bonnes saisons. Il est en chemin pour en avoir une autre bonne», a offert Brendan Gallagher, le cochambreur de Galchenyuk depuis que les deux ont fait leur entrée dans la LNH il y a un peu plus de deux ans. «Chaque jour, il vient à l’aréna et il arrive avec une attitude bien précise. Certains jours, il arrive plus tôt, saute sur la glace et travaille sur certaines choses. C’est ce que tu veux voir, un gars qui veut s’améliorer. Il est prêt à travailler pour ça. »

Ce désir s’est transposé dans la récente transition de position de Galchenyuk qui a retrouvé une place au centre, sa position naturelle, au sein du premier trio avec Gallagher et Max Pacioretty. Ayant joué à l’aile pour la vaste majorité de son temps dans la LNH, l’ancien de l’OHL n’a pas pris beaucoup de temps pour retrouver ses aises, remportant 55,25% de ses mises en jeu lors de ses quatre premières rencontres.

«Si on parle des attributs physiques d’Alex, on voit rapidement qu’il a tout ce qu’il faut pour connaître du succès à cette position. J’ai tendance à croire que les meilleurs joueurs de centre sont ceux qui font paraître leurs ailiers meilleurs. Les centres sont beaucoup plus impliqués dans le jeu. Ils sont toujours en repli en zone défensive. Ils sont plus souvent dans le jeu parce qu’ils sont au centre de la glace. J’ai l’impression que ses habiletés de passeur et de fabricant de jeu peuvent l’amener à faire partie de l’élite des joueurs de centre », a louangé Pacioretty. «Sa taille et sa puissance peuvent aider défensivement pour les sorties de zone et pour gagner les batailles en fond de territoire pour nous renvoyer en offensive. Il a tout ce qu’il faut. Je vois une grosse différence entre son jeu de l’an dernier et de cette année. »

Une des démonstrations de cette différence est son penchant pour les mises en échec, qu’il décerne plus souvent qu’à son tour cette saison. Après avoir donné 23 coups d’épaule en 48 matchs lors de sa saison recrue et 49 en 65 matchs à sa deuxième campagne, le numéro 27 des Canadiens en a déjà donné 46 en 2014-2015, ce qui le place au quatrième rang à ce chapitre chez le Tricolore.

«Cette saison, je sentais que je pouvais avoir un peu plus de robustesse dans mon jeu en plus de remporter plus de batailles parce qu’au cours de l’été, j’ai amplement travaillé sur ma vitesse et ma force. Je me sens plus confortable maintenant », a souligné Galchenyuk qui passe en moyenne       16:33 minutes sur la surface glacée par match. «Je veux utiliser mon gabarit à mon avantage, gagner mes batailles pour la possession de rondelle et créer des chances de marquer. »

De son côté, Pacioretty insiste sur le fait que tout le travail et l’effort mis par Galchenyuk au cours de la saison morte montrent des dividendes cette saison.

«Le fait qu’il joue de cette façon a tout à voir avec le genre de forme dans laquelle il est. Il y a une limite à ce qu’on peut avoir comme force quand on a 18 ou 19 ans », a expliqué Pacioretty. «Il a pris un peu de masse, ce qui l’aide certainement à être plus fort avec la rondelle et à gagner ses batailles. Il sait qu’il y a encore place à l’amélioration dans ce département. Le meilleur à son sujet, c’est qu’il l’admet et qu’il tente jour après jour de devenir meilleur. »

Lui-même reconnu comme étant un joueur acharné, Gallagher mentionne que c’est l’acharnement de Galchenyuk qui lui permet de se tailler une place de plus en plus grande dans la LNH.

«Quand il amorce une bataille contre un autre joueur, on voit rapidement que ce dernier sait à qui il a à faire. Ils le mettent au défi et il est en mesure de se défendre. Je sais qu’ils ont considéré sa brève altercation avec Torey Krug des Bruins au moins de novembre comme une bataille, alors c’était son premier combat en carrière. Ce n’était pas vraiment un combat, mais au moins il en a un sur papier », a lancé Gallagher, sourire accroché au visage. «Il joue toujours avec hargne. Il se bat toujours. Je crois que c’est quelque chose que ses adversaires respectent. »

Bien que le style de Galchenyuk sur la glace ait évolué au cours des dernières années, une chose est demeurée constante. Sa bonne humeur et le plaisir qu’il met à l’entraînement sont toujours restés les mêmes.

«Il est resté le même. Il est un peu plus confortable avec les gars. On voit ça cette année. C’est le même gars qui était là lors du jour 1 du camp d’entraînement. Il aime toujours avoir du plaisir. Il aime bien faire des blagues. Il veut aussi connaître du succès et est prêt à travailler pour y arriver », a offert Gallagher avant de parler, à la blague, d’un aspect du jeu qui a beaucoup évolué avec le temps chez son coéquipier. «Il est devenu un meilleur cochambreur aussi. Quand nous étions recrues, nous nous obstinions souvent. Il se levait debout, ouvrait toutes les lumières et faisait ses bagages à 1h du matin pendant que je dormais. Il ne fait plus ça. Notre horaire est bien mieux aujourd’hui. La chimie sur la route est très bonne. »

La chimie est aussi très bonne au Centre Bell, où Galchenyuk a littéralement connu une éclosion depuis qu’il a été jumelé à Gallagher et Pacioretty lors du match du 9 décembre contre les Canucks, au Centre Bell.

«Notre but ultime est d’être la dernière équipe à jouer au hockey en juin. C’est ce qu’on veut accomplir. Mais c’est un processus et on ne peut pas regarder trop loin. Si on veut s’y rendre, on doit constamment compétitionner. Il fait partie de ces gars », a confié Gallagher. «C’est un gars sur qui on peut se fier. Il n’a que 20 ans, mais il joue un rôle important avec notre équipe. On a besoin de lui chaque soir. Il a une grande responsabilité, mais personne ne doute qu’il est en mesure de gérer la situation. »

Et vous pouvez compter sur le meilleur pointeur des Canadiens des trois dernières saisons pour faire partie du fan club d’Alex Galchenyuk.

«Lorsqu’il est question de son rôle, c’est certain qu’il sera une figure de proue pour cette franchise dans le futur. Il doit être bon dans les deux sens de la patinoire. Il doit marquer des buts. Il doit fabriquer des jeux. Il doit être bon défensivement et être robuste », a conclu Pacioretty. «Si on veut qu’il devienne le joueur que tout le monde veut voir, il devra être le meilleur dans toutes ces catégories. Il est en route pour atteindre ça. Il a la bonne mentalité. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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