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Rocky Galchenyuk

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Si une image vaut vraiment mille mots, on peut dire qu’Alex Galchenyuk s’est donné à fond cet été.

Utilisant ses comptes Twitter et Instagram pour mettre de l’avant quelques-unes de ses intenses sessions d’entraînement, Galchenyuk a donné aux partisans des Canadiens un aperçu de son travail quotidien, que ce soit à la plage et au gymnase dans le sud de la Floride ou encore dans la campagne de la Biélorussie, où il a des airs de Rocky Balboa.

Si les 400 000 abonnés de Galchenyuk n’étaient pas au courant à quel point le numéro 27 est dédié à l’entraînement et veut arriver au camp d’entraînement au sommet de sa forme, ils le sont maintenant. Mais son objectif n’est pas de montrer à l’univers à quel point il s’entraîne fort. C’est beaucoup plus que ça.

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« Je veux montrer à mes jeunes partisans qu’il faut toujours se pousser à fond et travailler dur. C’est pour leur présenter que rien n’est facile. Tu ne nais pas joueur de hockey. Il faut travailler », insiste Galchenyuk, qui s’entraîne six jours par semaine en Floride et privilégiant l’entraînement hors glace sous l’œil averti de son père Alexander, un ancien professionnel possédant 20 ans d’expérience au hockey professionnel. « Bien des gens regardent ce qu’ont fait en tant qu’athlète. Pour eux de voir ce qu’on fait, c’est amusant. Si j’étais de leur côté, je serais excité de voir ce genre de chose là aussi. »

Ce qu’ils voient, c’est un joueur de centre de 22 ans qui veut bâtir sur une excellente saison au niveau personnel, où il est devenu le troisième plus jeune joueur dans l’histoire de l’équipe à réaliser une saison de 30 buts, 16 de ces buts ayant été marqués dans les derniers 22 matchs de la saison. Ces jours-ci, Galchenyuk s’entraîne principalement au gymnase Chamber Fitness de Davie, en Floride, un centre d’entraînement d’élite, à seulement 20 minutes de Fort Lauderdale.

« Je me pousse un peu plus chaque jour au gymnase, en étant dans le bon état d’esprit et en ayant une attitude positive. L’entraînement estival est un marathon, tout comme la saison. À la fin de la journée, peu importe ton talent, tu dois travailler », explique Galchenyuk, qui croit qu’un entraînement aussi ciblé va l’aider grandement lorsqu’il mettra les patins pour vrai. « Si tu fais ça, ça rend les choses plus faciles. Tu ne penses pas à la fatigue ou encore au fait de devenir le plus fort ou le plus rapide. Tu t’entraînes seulement sur le fait de sauter sur la glace et de jouer ton match. Ce genre de préparation me donne confiance. »

Comme la plupart des joueurs, travailler sur la force et l’explosion a été l’accent principal de Galchenyuk depuis qu’il est retourné dans le gymnase à la fin mai, après avoir bénéficié d’un repos bien mérité. Cela étant dit, il a également intégré des exercices de football dans sa routine, avec l’aide de quelques espoirs de la NFL qui s’entraînent dans le même complexe.

Selon le troisième choix au repêchage de 2012, les similarités entre les deux sports ont attiré son attention au point que le fait d’ajouter certains exercices à sa routine a été de soi.

« Tu veux essayer de nouvelles choses parce que dans le monde du hockey, tout n’est pas blanc ou noir. Il y a tellement d’imprévus qui peuvent arriver que tu dois être multifonctionnel. Le football est rapide et physique. En plus, des gars essayent constamment de te frapper. C’est comme le hockey en ce sens. Je vais sur le terrain et j’essaie de traduire mon entraînement au gymnase sur le terrain », explique Galchenyuk, avant de pousser son analyse un peu plus loin. « Quand tu cours, que tu suis un tracé en tant que receveur et que tu tentes d’attraper le ballon, il y a toujours un gars qui veut t’arrêter. C’est la même chose au hockey. Tu patines le plus vite possible en essayant de battre le défenseur pour faire un jeu. La mentalité est la même. »

Même s’il est ouvert à de nouvelles méthodes d’entraînement, le deuxième meilleur pointeur des Canadiens l’an dernier aime bien aussi un entraînement de style « vieille école ». Lorsque Galchenyuk va en Biélorussie pour visiter ses grands-parents avec le reste de sa famille, l’été, il tire avantage de la nature environnante. Les parents de son père vivent dans une maison en banlieue de Minsk, où la forêt et les montagnes sont facilement accessibles pour des entraînements quotidiens.

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« Mon père est très créatif avec ces entraînements. Il retire une grande fierté dans le fait que j’atteigne mon plein potentiel. Je peux travailler mon cardio en gravissant des côtes avec des pneus attachés à ma taille ou encore travailler musculairement en lançant des pneus dans un filet. Il m’a gardé occupé », indique Galchenyuk, qui a également passé du temps au gymnase au centre-ville de Minsk, tout en visitant des grands-parents maternels avant de retourner au chalet pour encore plus d’exercices. « Tout est une question de variété. Le but est de rendre ça intéressant. »

Cette zone rurale est essentiellement l’endroit où Galchenyuk a appris les vertus de l’entraînement dans sa jeunesse, ce qui rend sa visite annuelle dans la capitale biélorusse encore plus spéciale. C’est là que les éléments de base de l’entraînement lui ont été inculqués par son père.

« Chaque année, ce voyage me fait réaliser d’où je viens et ce que ça a pris pour me rendre jusqu’ici. Je passe du temps avec mes grands-parents, ce qui est vraiment bien. Ça rend humble. Je me souviens comment je m’entraînais là quand j’étais enfant et comment je rêvais d’un jour jouer dans la LNH. Maintenant c’est le cas », dit Galchenyuk, qui aimerait bien pouvoir inviter ses grands-parents des deux côtés à Montréal pour le voir jouer dans la LNH. « Tu reviens à tes racines. Tu fais le même genre de choses qu’à l’époque, mais à un niveau différent. C’est formidable. »

Malgré le fait qu’il ait obtenu des sommets personnels en termes de buts et de points l’an dernier, d’avoir raté les séries était quelque chose que Galchenyuk n’avait jamais vécu par le passé. À l’approche de sa cinquième saison dans la LNH, le jeune homme a toute la motivation au monde pour que ça n’arrive pas de nouveau.

« Honnêtement je n’ai jamais été aussi excité à l’approche d’une saison. Tu veux prouver à tellement de gens qu’ils ont eu tort de douter. Nous n’avons pas fait les séries, mais c’est derrière nous maintenant. Nous avons hâte de démontrer de quoi nous sommes vraiment faits », indique Galchenyuk au sujet de la campagne 2016-2017. « Ça me pousse à me dépasser. Chaque jour je me demande comment je peux être un meilleur joueur pour nous aider à gagner. Nous avons tous la même mentalité. J’ai hâte de revenir à Montréal et de faire le chemin vers Brossard pour un jour de match. Ça fait déjà trop longtemps. »

Avec 60 jours à faire avant de pouvoir mettre ses efforts à profit sur la glace, il n’est pas impossible que Galchenyuk marque chaque journée qui passe d’un « X » rouge, attendant, comme tous les partisans des Canadiens, le match d’ouverture, à Buffalo.

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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