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Site officiel des Canadiens de Montréal

Rien n’est encore terminé

par Staff Writer / Montréal Canadiens

TAMPA – Malgré l’écart qui s’est creusé entre le Lightning et le Tricolore, le clan montréalais est loin de croire que sa série est terminée pour autant.

Personne ne sera surpris d’entendre que les joueurs des Canadiens auraient préféré arriver à Tampa avec une fiche différente que celle qu’ils présentent actuellement face au Lightning. Étant à deux parties de voir leur saison prendre fin, disons que la situation est loin d’être idéale. Toutefois, alors que tous les pronostics et les statistiques semblent tous jouer contre eux, ils sont loin de s’en laisser abattre.

Les membres du noyau de jeunes leaders qui ont pris les rênes de l’équipe au cours des derniers mois vivent actuellement un premier véritable test qu’ils devront surmonter ensemble s’ils espèrent continuer leur quête vers les grands honneurs et allonger leur saison.

« Nous avons 25 leaders dans cette équipe. Chaque personne au sein de cette équipe, qu’elle soit âgé de 19 ou 35 ans, doit être un leader. C’est ce que nous exigeons de tout le monde. Nous ne devons pas nous soucier du résultat ou du fait de remporter la série. Nous devons nous préoccuper de remporter nos batailles à chaque présence, une période à la fois. Espérons qu’au bout du compte, ça nous permettra d’obtenir le résultat que nous souhaitons », admet Max Pacioretty. « Si nous continuons de penser à quel point ils sont bons, à quel point ils ont notre numéro et comment nous sommes incapables de battre leur gardien, ce sera une courte série. Nous devons demeurer positifs. »

La dernière fois que le Tricolore a réussi à surmonter un déficit de 0-2 et éventuellement passer au tour suivant remonte à la saison 2003-2004, alors que Montréal était revenu de l’arrière pour disposer des Bruins en sept parties. Bien des choses peuvent encore survenir et cette avance que détient le Lightning est loin de lui garantir un billet pour le troisième tour. Pierre-Alexandre Parenteau en sait quelque chose puisqu’il y a un an, alors qu’il portait les couleurs de l’Avalanche, le Colorado s’est fait éliminer par le Wild du Minnesota en première ronde, malgré le fait qu’ils menaient 2 à 0 en première ronde.

Même s’il est d’avis que leur adversaire est très confiant à l’heure actuelle, l’attaquant québécois sait que le vent peut changer de côté très rapidement en leur faveur.

« Tout est encore possible pour nous. Je peux nommer plein d’exemples d’équipes qui menaient 2 à 0 mais qui ont été éliminées. En 1993, les Nordiques menaient 2 à 0 contre les Canadiens, mais Montréal a gagné la série et en 2006, les Canadiens avaient pris les devants contre la Caroline, mais ils ont finalement perdu en six matchs. Dans les deux cas, ces équipes ont éventuellement gagné la coupe Stanley », mentionne Parenteau, qui sait que son équipe est loin de se laisser abattre face à la situation actuelle. « On n’est pas morts. C’est sûr qu’on a de la difficulté à marquer des buts, mais on joue bien à 5 contre 5. Il faut bâtir là-dessus. Il faut approcher cette situation comme un 7e match. »

En vrac: Pacioretty

Pas loin de lui dans le vestiaire, Devante Smith-Pelly a vécu lui aussi il y 12 mois la même situation à laquelle le Tricolore face en 2015. Alors qu’Anaheim avaiet échappé ses deux premiers duels face aux Kings de Los Angeles en deuxième ronde, Smith-Pelly et les Ducks avaient réussi à reprendre le contrôle de leur confrontation, mais ont finalement dû s’avouer vaincus lors du septième match face aux éventuels champions de la coupe Stanley. C’est ce genre d’expérience qui pourra aider le jeune attaquant de 23 ans alors que le niveau de jeu ne fera qu’augmenter au cours des prochaines parties.

« Ça aide toujours lorsque vous avez déjà vécu quelque chose du genre. Le contexte est un peu différent, mais nous tirions de l’arrière 2 à 0 comme maintenant. Je ne me lèverai pas dans le vestiaire en disant aux autres joueurs quoi faire, mais en même temps, je vais me présenter et je sais comment faire mon travail et aider l’équipe », atteste Smith-Pelly, qui mène le Tricolore avec 35 mises en échec distribuées depuis le début des séries. « Ce que nous vivons actuellement est similaire à ce que j’ai vécu l’an dernier. Il y a un an, nous méritions de remporter le premier match, mais il ne s’est pas conclu en notre faveur. Et le deuxième match était ce qui s’est passé. Je ne crois pas que notre niveau de confiance est bas. Nous avons fait davantage de bonnes choses que de mauvaises. Tant que nous suivons notre plan de match et que la chance soit un peu plus de notre côté, le cours de la série peut changer très rapidement. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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