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Site officiel des Canadiens de Montréal

Revirement de situation

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Torrey Mitchell a vécu tout un revirement de situation en 2014-2015.

Quand il évoluait pour les Riverains de l’école Charles-Lemoyne au niveau Midget AAA, sur la Rive-Sud de Montréal, Torrey Mitchell était bien loin de se douter qu’une quinzaine d’années plus tard, il enfilerait le chandail des Canadiens de Montréal.

Il lui aura fallu des détours en Californie avec les Sharks, au Minnesota avec le Wild et finalement à Buffalo avec les Sabres avant de finalement aboutir à quelques kilomètres de l’endroit où il a grandi.

«C’était super. Ma famille et mes amis sont ici. Pour moi, c’était un rêve de jouer ici et j’espère que j’aurai la chance de répéter cette expérience l’an prochain », lance Mitchell qui deviendra agent libre sans compensation le 1er juillet prochain. Il avoue toutefois qu’il tendra l’oreille à toute offre provenant du directeur général des Canadiens. «C’était une expérience positive pour moi, j’aimerais revenir, j’ai juste des bonnes à dire sur ici.»

Si le 1er juillet les Québécois déménagent, Torrey Mitchell, lui, compte bien laisser ces affaires là où elles sont. Le natif de Greenfield Park ne s’est pas seulement amené à Montréal parce que Marc Bergevin voulait faire une fleur à un «gars de la place ». Le directeur général a décidé de jeter son dévolu sur le vétéran de 30 ans pour l’aider à solidifier l’aspect défensif de l’offensive des Canadiens. Et il n’a vraiment pas été déçu par le travail fait par le joueur de centre. Et si Bergevin a été satisfait par le travail de Mitchell, il suffisait de voir le sourire dans le visage du Québécois pour comprendre que lui aussi, était bien heureux du travail accompli, surtout après avoir quitté une équipe dans le bas du classement pour une formation à l’opposé.

«Je ne suis pas le joueur le plus offensif qui soit alors l’ajustement n’a pas été trop complexe. Je suis un attaquant défensif et c’est un rôle que je crois avoir rempli avec succès», explique Mitchell, qui a notamment vu son pourcentage d’efficacité au cercle des mises en jeu passer de 47,2% à 56,9% en s’amenant dans la Ville aux cent clochers.

L’utilisation de Mitchell a également été mise de l’avant en désavantage numérique, alors qu’il a formé un duo essentiellement défensif en compagnie de Brandon Prust. Il a d’ailleurs passé 9,6% de tout son temps de jeu en séries éliminatoires avec Prust alors que l’équipe était à court d’un homme. Il s’agit de la deuxième paire la plus utilisée, après seulement celle formée par Tomas Plekanec et Max Pacioretty.

D’ailleurs c’est en séries, en compagnie de Prust et de Brian Flynn que Mitchell a laissé sa trace au chapitre des points accumulés, amassant cinq points en seulement 12 matchs, se pointant le bout du nez au quatrième rang des pointeurs du Tricolore. Il a également terminé les séries avec un différentiel de plus-4. C’est aussi au cours des séries 2015 qu’il a vécu un moment extraordinaire qu’il compte bien revivre encore et encore. Un moment qu’il attendait depuis sa tendre enfance.

«Mon moment le plus marquant de la saison a probablement été quand j’ai marqué en séries », explique le numéro 17 du Tricolore qui a marqué son tout premier but dans l’uniforme des Canadiens dans le premier match de la série contre les Sénateurs, au Centre Bell. «Je me suis senti comme un enfant.»

En attendant de savoir s’il va revenir pour de bon à Montréal, c’est au Vermont, dans sa maison de campagne, que Mitchell ira profiter d’un repos bien mérité. Mais il risque fort de ne jamais être bien loin du téléphone.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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