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Retour vers le futur

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Tout comme les espoirs du Tricolore qui feront leurs classes à Laval l’an prochain, Michel Therrien a fait la même chose au début des années 1990.

Michel Therrien ©Archives LHJMQ

Lorsque les Canadiens ont confirmé il y a quelques jours que leur club-école dans la Ligue américaine établirait ses quartiers-généraux sur la Rive-Nord de la métropole en 2017, cette annonce a ravivé une certaine nostalgie chez plusieurs.

Tel fut le cas pour Michel Therrien qui avant d’être détenteur de plus de 300 victoires dans la LNH, d’être le quatrième entraîneur le plus victorieux dans l’histoire du Tricolore et d’être finaliste au trophée Jack-Adams, a effectué ses débuts derrière un banc avec le Titan de Laval, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« C’est spécial parce que c’est à cet endroit que j’ai commencé mon métier d’entraîneur. J’ai connu des finales de coupe Memorial là-bas. J’ai un attachement pour la ville de Laval. Je demeure sur la Rive-Nord, donc pour moi c’est spécial », indique Therrien, qui a été l’adjoint de Bob Hartley durant deux saisons avec le Titan avant de prendre les rênes de l’équipe en 1993-1994. « Je trouve ça excitant pour les partisans de Laval qui auront leur équipe professionnelle. C’est aussi excitant pour les partisans des Canadiens qui auront la chance de voir nos espoirs en action. Côté hockey, côté business, c’est excellent pour nous. »

L’entraîneur aujourd’hui âge de 52 ans a connu beaucoup de succès au cours de ses deux saisons à la barre de la formation lavalloise. En plus de remporter la coupe du Président à sa première campagne comme pilote, Therrien a présenté un impressionnant dossier de 91-39-3 en 133 matchs en saison régulière et a eu la chance de participer au tournoi de la coupe Memorial, devant leurs partisans survoltés au Colisée de Laval en 1994. C’est d’ailleurs durant son séjour avec le Titan qu’il a connu quelques joueurs qu’il côtoie encore de nos jours chez le Tricolore.

« D’avoir dirigé des gars comme Martin Lapointe et Francis Bouillon était très spécial. Ce sont des gars qui sont aujourd’hui dans l’organisation des Canadiens et chaque fois que je les vois, plein de bons souvenirs me reviennent en tête », poursuit celui qui a été intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ en avril 2015. « La foule était vraiment bien là-bas. Je me souviens particulièrement des lundis soirs, où nous étions la seule équipe en action dans la LHJMQ. En séries, nous avons toujours eu un support incroyable de la foule. Nos propriétaires étaient aussi extraordinaires. La famille Morissette était exceptionnellement impliquée dans la communauté et on sentait le support de tout le monde derrière nous. »

Avant de devenir l’entraîneur-chef du Titan de Laval, Therrien a été l’adjoint de Bob Hartley durant deux saisons à Laval. ©Archives - Journal de Montréal

Si l’atmosphère sera différente à la future Place Bell – qui aura une capacité de 10 000 spectateurs comparativement à celle de 3 500 personnes du vétuste Colisée – Therrien croit que le public répondra présent lorsque le club-école amorcera officiellement ses activités sur la couronne Nord à l’automne 2017. L’entraîneur-chef des Canadiens est d’avis que l’attrait de voir les futurs portes-couleurs du bleu-blanc-rouge régulièrement devrait attirer de nombreux curieux, autant du côté des partisans que du personnel du grand club.

« Que ce soit à Montréal ou à Laval, je suis convaincu que l’atmosphère sera la même. Au début c’est certain qu’il y aura une certaine curiosité, histoire de voir c’est quoi exactement la Ligue américaine. Ils seront en mesure de suivre nos espoirs de très près. Nos jeunes joueurs de l’organisation vont aussi pouvoir s’acclimater tranquillement à l’idée de jouer dans un marché montréalais », mentionne Therrien, qui est en voie de diriger un 500e match en carrière à Montréal en 2016-2017. « En tant qu’entraîneur je vais avoir la chance de voir jouer les jeunes bien plus souvent. Quand l’équipe était à Hamilton ou à St. John’s, c’était pratiquement impossible pour moi d’assister à un match. On se quittait au camp d’entraînement et ensuite c’était extrêmement difficile de personnellement suivre leur progression. Maintenant ils seront dans notre cour et je pourrai y assister plus souvent. »

Alors qu’un vote populaire est actuellement en cours pour trouver le nom de cette future équipe, plusieurs suggestions ont été lancées à gauche et à droite. Sachant qu’au final c’est le public qui décidera de cette nouvelle identité, Therrien admet qu’il affectionne quelques-unes de ces options plus que d’autres.

« J’ai toujours aimé les noms des Voisins ou du Titan. J’ai aussi toujours apprécié, au moment où l’équipe était dans la région de Montréal, les Canadiens Jr. C’était un nom spécial », de conclure celui qui ne veut toutefois pas influencer le vote. « Ce ne sont que mes suggestions, mais au final il ne faut pas oublier que de sera aux partisans de choisir un nom. »

Vincent Cauchy et Hugo Fontaine écrivent pour canadiens.com.

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