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Retour réussi

par Staff Writer / Montréal Canadiens
ST-LOUIS – Malgré une absence de deux matchs, Alex Galchenyuk ne semblait pas avoir perdu ses repères à son retour mardi soir.


Si certaines personnes ne sont pas frustrées de devoir s’absenter du boulot durant l’hiver lorsqu’elles sont incommodées par un virus, c’était tout le contraire pour Alex Galchenyuk. Obligé de rester loin de ses coéquipiers pour éviter que le mal se propage, le jeune attaquant américain n’en pouvait plus d’attendre à son domicile à regarder ses coéquipiers à la télévision. Mais en plus de devoir reprendre le rythme sur la patinoire suite à cette courte absence, il a dû s’ajuster à une nouvelle position, lui qui a été employé à l’aile droite face aux Blues.

« Je savais que ça allait être difficile pour moi ce soir. Mais je me suis entraîné juste avant le début du match et je me sentais bien », a confié Galchenyuk, qui a inscrit deux buts et obtenu trois points dans la victoire de 5 à 2 des Canadiens mardi soir. « Pour être à honnête avec vous, j’ai eu besoin de quelques présences pour me familiariser à l’aile droite, surtout en zone défensive, mais pas autant en zone offensive et neutre. C’est pas mal la même chose mais vous êtes de l’autre côté. »

La tâche n’était pas de tout repos pour Galchneyuk et le reste des joueurs des Canadiens puisqu’ils affrontaient une des puissances de l’Association de l’ouest, dans un amphithéâtre où ils n’avaient pas quitté avec une victoire en poche depuis novembre 2008. Malgré tout, ce défi a été relevé avec succès et en plus d’être la bougie d’allumage des siens dans cet environnement hostile, sa contribution a été l’un des nombreux éléments qui a mené au 18e gain pour le Tricolore sur les patinoires adverses cette saison, bon pour le deuxième rang dans la LNH.

« Nous avons joué un excellent match dans les deux sens de la patinoire. Nous avons été récompensés avec cinq buts. C’était bien de voir Chucky revenir et d’avoir un impact », mentionne Carey Price, qui a établi une nouvelle marque d’équipe en enregistrant une neuvième victoire consécutive à l’étranger. « Nous avons très bien joué défensivement et nous ne pouvions pas demander mieux comme effort. Je crois que maintenant nous offrons des performances complètes lorsque nous nous présentons sur une patinoire adverse. Nous faisons constamment les bonnes choses, et nous en sommes récompensés. »

Contrairement à la majorité des autres attaquants montréalais, Galchenyuk a eu à s’ajuster aux rigueurs et aux embûches qui viennent avec le territoire lorsqu’il était à l’aile gauche pour la majorité du temps, ainsi qu’au centre durant quelque temps. Sachant qu’il en est seulement qu’à sa troisième saison dans la LNH, Michel Therrien a affirmé à maintes reprises qu’il ne voulait rien brusquer dans le développement de son jeune attaquant, préférant y aller au jour le jour avec lui pour savoir comment il se sent dans tout cela. Sa plus récente expérience à la droite prouve que rien ne semble l’intimider sur la patinoire.

« J’ai beaucoup aimé son implication, surtout offensivement. C’est sûr qu’avoir un Galchenyuk sur un de nos deux premiers trios change la donne. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu de lui à son retour au jeu », a confié l’entraîneur-chef du Tricolore, au sujet de la soirée de trois points de son attaquant, une deuxième fois pour lui en 2014-2015.

Cette soirée de deux buts augmentait du coup sa récolte à 18 cette saison, ce qui le place sur un pied d’égalité au deuxième rang des meilleurs buteurs du Tricolore jusqu’à présent. Si le plateau des 20 buts devient un objectif de plus en plus probable dans son cas, Galchenyuk préfère ne pas trop y penser. Bien qu’il souhaite que son équipe gagne le plus souvent possible, il admet que le fait de faire scintiller la lumière rouge fréquemment est un boni qu’il apprécie à un plus haut point.

« Ça ne veut pas rien dire, que vous soyez près de ce plateau ou non. Vous voulez marquer le plus souvent possible. Mais c’est une bonne sensation de le faire », conclut Galchenyuk. « J’essaye de ne pas trop y penser. Parfois je peux ne pas marquer durant quelques matchs et là j’y pense plus. Lorsque les choses ne tournent pas rond, vous tentez de faire d’autres choses qui aideront l’équipe à gagner. C’est à ce moment que des choses plus importantes se produisent. »

Comme mardi soir.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.


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